Le 18 novembre 2011, Béatrice écrivait :
Il me reste maintenant dans les jours à venir à apprivoiser les nouveaux mots qui jusqu'à maintenant ne faisaient pas partis de mon vocabulaire, tenter de les faire miens afin de mieux me battre encore et toujours. Ces nouveaux mots je ne refuse à aller en chercher la définition sur le net (même si au fond de moi comme souvent j'en connais plus ou moins la signification), non je ne le veux pas. Je veux les intégrer, les digérer, leur donner matière afin de mieux les affronter et pour cela il n'y a (pour moi) qu'une seule solution : les laisser monter à la surface et les regarder bien en face.
Bien sur comme à chaque fois en pareil cas, l'attente est la plus difficile à accepter. Il me faut attendre 5 jours avant de me lancer dans cette nouvelle bataille, ce nouvel épisode... mais je tiendrai jusque là. Je ne vais pas poser mon baluchon sur le bord du chemin et les bras croisés me morfondre, me complaire dans mon "malheur"... ça jamais de la vie.
Un nouvel avis de tempête vient de se déclarer... ça n'est pas le premier grain que j'essuie... je le sais il y en aura encore surement d'autres mais jusqu'à présent j'ai su et j'ai pu tant bien que mal négocier les virages, éviter les écueils...
Non, ce n'était pas le premier en effet. Le combat fut long et résolu, Il avait commencé bien avant notre rencontre sur la toile. Les médecins l'avaient même déclarée tirée d'affaire, c'était il y a quelques années, mais la maladie…
Pascal hier, Béatrice aujourd'hui… Ils sont les héros modernes victimes d'une guerre meurtrière qui se passe sous nos yeux tout autour de nous. Un combat pour la vie, pour l'espoir, un combat contre un ennemi commun aux multiples visages qui porte un nom : le cancer. Tout comme Pascal, Béa avait voulu faire partager ses espoirs, ses doutes parfois, sa bonne humeur et sa gentillesse toujours. Elle était aussi une militante résolue de ce combat et de toutes les initiatives allant dans ce sens. Béa s'est éteinte hier le 23 janvier 2012 dans la nuit. Comme un clin d'oeil au destin, elle avait titrée son tout dernier billet du 6 janvier 2012 Avis de tempête en Méditerranée. Elle laisse au lecteur son ultime regard sur sa Grande Bleue qu'elle aimait tant, elle qui la défendait si bien quand je venais la taquiner en la ramenant avec mon Grand Bleu. Ciao bella Béa !









