samedi 21 novembre 2009

Le pain du septième jour

Juste un clin d'œil




vendredi 20 novembre 2009

Dans la peau de Thierry Henry

Qu'aurais-je fait à sa place ?
Attention, il faut répondre à cette question en moins de vingt secondes car tout va très vite. Après il sera trop tard.
D'abord il y a près de 100 000 personnes dans ce stade, qui me regardent et qui attendent cette qualif, sans  parler des millions qui sont devant leur télé. Il y a ensuite les enjeux économiques, colossaux, politiques enfin, Sarko n'est pas pour rien dans la tribune présidentielle.
OK, c'est arrivé ! D'accord les arbitres ont merdé.
Alors, qu'est-ce que je fais ? Je joue les monsieur propre et je vais courir voir l'arbitre en lui disant : "Oui absolument, vous ne l'avez pas vu Monsieur, vous étiez mal placé mais c'est vrai, j'ai bien malencontreusement poussé la balle de la main, ce but ne doit pas être accordé…" Et là subitement, je me dis que sur le lot de tous les balourds ulcérés de "ne pas être" (eux non plus) en finale, il y en aura bien un plus malade que les autres pour  parvenir à me flanquer deux balles dans le buffet. Alors comme je suis un footballeur professionnel conscient de mes responsabilités, je vais plutôt laisser les arbitres merdouiller arbitrer ; bref, laisser courir, en me disant que ce geste participe aussi au show et au business du foot et que le soufflé, c'est écrit d'avance, finira bien par retomber.
Par ailleurs et sans vouloir être cynique, je me dis aussi que tant que la télé, la presse, la blogo, les pauv'cons en parleront, ma foi, ils ne causeront pas d'autre chose. A cet instant précis, dans le Stade de France, sûr que je ne suis pas le seul à le penser.
Enfin, si tu me demandes si je partage l'adage selon lequel le crime ne paye pas, je te répondrai tout simplement : Joker !

Mais heureusement… je ne suis pas à sa place.

mercredi 18 novembre 2009

Féline

Depuis quelques semaines, elle ne mange plus beaucoup et boit très peu. Elle a maigri, sévèrement maigri. Elle n'a plus d'entrain et reste prostrée sur le coin du tapis une bonne partie de la journée. Elle ne ronronne pas. Quelque chose ne va pas.
Il y a dix ans, nous étions tous allés en famille choisir un chat ou une chatte au refuge animalier de l'île de Ré. Le premier, qui avait ému la plus petite, était âgé, borgne et il lui manquait une patte. Le second spécimen, remarqué par la plus grande, était une jeune chatte très vive qui avait la griffe facile.  Dommage ! Le soigneur avait dit : "Attendez, ne partez pas, il y a une petite chatte toute douce, mais bien timide à l'intérieur"
Nous avions adopté "Perle" sans hésiter. Perle c'est ainsi qu'elle s'appelait alors. Elle avait passé plusieurs années dans ce refuge et son petit gabarit ne lui permettait pas de s'imposer auprès de ses congénères. Je revois encore son arrivée dans la maison, sa maison, qu'elle avait commencé à investir prudemment en faisant le tour du séjour avec son petit miaulement tout tremblant d'inquiétude.  Elle avait quatre, peut-être bien cinq ans. Il lui a fallu plusieurs semaines pour qu'elle trouve enfin ses marques. Entre temps on l'avait rebaptisée "Féline".
Je me souviens quand elle venait se poser sur moi ou sur la grande, les deux plus stressés de la maison, pesant de tout son poids sur nos jambes comme pour nous intimer l'ordre de nous calmer et par là-même, de cesser de déranger son univers.
Je me rappelle également de ses chasses aux mulots. C'est dingue, plusieurs par jour ! Il faut vraiment avoir un chat pour se rendre compte à quel point nous sommes cernés par les rongeurs.
C'est drôle comme on s'attache à ces petites bêtes. Quand ce soir, Patrice, le vétérinaire est revenu avec la radiographie en nous disant que c'était une tumeur des voies digestives, qu'il n'était pas envisageable de faire quoi que ce soit pour elle, ça nous a vraiment fait quelque chose. Il nous a dit aussi que l'examen avait révélé qu'elle ne souffrait pas.
Alors on va l'accompagner tranquillement sur sa fin de vie en pensant déjà qu'elle va bientôt nous manquer et que si nous lui avons sûrement donné beaucoup en l'adoptant chez nous, elle nous l'a vraiment bien rendu.
(photo : Féline - avril 2008)

mardi 17 novembre 2009

Les dix ans de radiophare, mes premiers pas sur internet

Il y a bientôt 10 ans, le 12 décembre 1999, le "fioul lourd" du pétrolier maltais Erika, affrété par Total, menaçait le littoral atlantique. Olivier Zablocki avait alors pris l'initiative d'organiser sur l'île de Ré une audition publique à La Maline, salle de spectacle située à La Couarde, pour à la fois permettre à tous ceux désireux de s'exprimer de le faire, de rencontrer les acteurs bretons de la marée noire du pétrolier Amoco Cadiz (1978) dont Alphonse Arzel, Sénateur Maire de Ploudalmézeau, d'explorer enfin l'apport des NTIC et de la société civile en situation de crise.
C'était nouveau, les administrations et pouvoirs publics étaient quasiment absents de la toile et cette expérience, notamment à travers la liste de diffusion et la création d'un service d'information géographique en ligne "les vigies du littoral" était non seulement exaltante, mais aussi très enrichissante.
Pour l'occasion, j'avais même changé de machine adoptant l'imac G3. Safari, Firefox n'existait pas, Netscape était encore là, en marge d'Explorer. Bref, quand on repense à tout ça on se dit que ce n'était pas la préhistoire, mais presque… Que de chemin parcouru depuis, en si peu de temps.
Le 12 décembre 2009, Olivier annonce sur Facebook qu'il fêtera les 10 ans de la coopérative Radiophare à CENON (33). Je lui ai promis que je serai présent d'une manière ou d'une autre.
 Et vous, vos débuts sur l'internet, c'était comment ?

dimanche 15 novembre 2009

Rivedoux-Surf

La tempête qui a sévi vendredi et samedi sur la Bretagne a fait rentrer la houle dans les pertuis charentais (photo Rivedoux-Plage samedi 14/11/09 à 16:12).


A la lumière de cette photo, vous êtes certainement en droit de vous demander comment ça va se terminer pour les deux surfeurs ?

Les règles actuelles stipulent qu’il ne faut qu’un seul surfeur par vague. Le premier surfeur à être en action sur une vague est prioritaire pour toute la durée de son surf : soit parce qu’il part le plus au pic, soit parce qu’il s’est levé avant les autres.
Un surfeur qui a pris possession de la vague est prioritaire sur un surfeur qui rame vers le large. Le surfeur qui regagne le pic doit contourner la zone de surf en passant par l’intérieur des vagues et non par leur épaule. En cas de risque de collision, le surfeur prioritaire doit tenter de passer derrière le surfeur gêneur et de faire le maximum pour l’éviter.

En principe… si chacun y met du sien, ça fonctionne !

samedi 14 novembre 2009

Les ânes de l'île de Ré à l'antenne

Ils vous ont charmé pendant vos vacances.

A Saint-Martin-de-Ré, les ânes font partie du paysage !


Pour en savoir plus, cliquer ici.

Retrouvez-les sur France3 - Dimanche 15 novembre à 12:50
Dans l'émission 30 millions d'amis.


mercredi 11 novembre 2009

En plein cauchemar

L'aube se lève enfin. Je suis frigorifié. Cela fait dix jours que la canonnade a commencé. Depuis hier à midi et toute la nuit durant, les premières lignes allemandes sont pilonnées sans répit par notre artillerie. Les explosions déchirent l'air autant que la terre et font trembler nos carcasses et le sol crayeux sous nos pieds à des kilomètres à la ronde. Pendant la nuit, sur un front de quarante kilomètres, empruntant les boyaux étroits reliant les tranchées parallèles creusées pour l'offensive, les milliers de soldats composant la première vague d'assaut ont rejoint les premières lignes. De là où je suis, je ne peux voir que ceux de ma compagnie du 42e régiment d'infanterie. On raconte qu'il y a sur notre flanc gauche, tout près de nous, des coloniaux, des zouaves et des tirailleurs sénégalais. Deux régiments de chasseurs sont juste derrière nous.
Contre le parapet, des échelles ont été dressées autour desquelles les hommes s'agglutinent en se serrant les uns contre les autres par petits paquets compacts. Certains prient. D'autres profitent de la lueur de l'aube pour griffonner quelques mots en tremblant, peut-être les derniers de leur jeune existence. L’attente est terriblement longue. Beaucoup sont déjà sous l'effet de la gnôle distribuée et ingurgitée à la hâte. Moi je l'ai refusée, oh pas par bravade, mais parce que je n'aime pas l'alcool en général et celui-ci en particulier, infâme mixture que je ne pourrais pas avaler. Les camarades se moquent toujours de moi à ce sujet.
Les armes sont maintenant chargées. Dans le vacarme assourdissant du bombardement, on peine à distinguer le cliquetis métallique de l'acier froid des culasses de nos Lebels qui se verrouillent sur la première cartouche introduite dans la chambre ou celui des baïonnettes fixées au canon. Le chef de bataillon qui commande provisoirement notre régiment regarde ostensiblement sa montre. C'est à la division dont fait partie le régiment qu'échoit l'honneur "d'ouvrir le bal". Cinq heures cinquante-cinq. Il donne le signal de l'assaut, repris plus loin par des sifflets. Il ne dit pas : "en avant !" il crie : "suivez-moi !"
A sa suite, les hommes se ruent en dehors de la tranchée en hurlant pour se donner du courage. Sur le no man’s land, les tirs de l'artillerie ennemie commencent à s'abattre, allant crescendo. Quelques malheureux sont balancés en l'air comme des fétus de paille, coupés en deux ou atrocement mutilés par les éclats d'obus. Plus nombreux sont ceux atteints par les shrapnels des obus qui éclatent au dessus de nos têtes. Bien malchanceux sont les blessés qui devront attendre la fin de l'attaque pour espérer un hypothétique secours car dans l'immédiat, personne ne peut ni ne veut leur prêter attention. D'autres trébuchent enfin, par peur ou maladresse, dans des cratères plein de boue dont ils peinent à s'extirper. Les gradés les pressent sans ménagement de se relever et d'avancer.
La première ligne ennemie vers laquelle nous courons tête baissée demeure étrangement silencieuse. Chacun espère que l'artillerie qui a marmité cette position encore fumante aura suffi à faire le boulot. Ce serait pourtant bien la première fois. Nous sommes maintenant si près de notre propre tir de barrage qu'avec mon pistolet à fusée, sur ordre du lieutenant, je tire une fusée rouge pour que l'artillerie rallonge son tir. Elle s'élève à une soixantaine de mètres dans le ciel en décrivant une longue courbe avant de finir par s'éteindre en retombant. Des sapeurs coupent les derniers réseaux de barbelés encore intacts. La première tranchée -du moins ce qu'il en reste- est investie sans combattre, puis dépassée. L'ennemi l'a évacuée avant l'attaque. Ce n'est pas vraiment bon signe, il s'attendait à cette offensive.
La course folle en avant continue, les fumées âcres résultant des explosions rendent l'air irrespirable. Nouvelle fusée rouge pour repousser encore le tir de barrage. Soudain, à moins de cent mètres devant nous, l'ennemi surgit depuis les grottes creusées sous le plateau, ombres inquiétantes se faufilant par petits groupes. Reprenant leurs positions disloquées qui surplombent ce champ de mort, leurs tirs précis de mitrailleuses portatives nous accablent et nous clouent littéralement sur place. Une grêle de balles s'abat sur la section qui avance à découvert. Dans la même rafale, notre lieutenant, le sergent sont fauchés devant moi avec six autres camarades. Je n'ai pas encore tiré un seul coup de feu qu'une violente douleur au genoux gauche me fait chuter à mon tour. L'articulation est fracassée et mon sang coule le long de ma jambe. Je ne peux pas me relever, je ne peux ni avancer ni reculer. La longue pente qui s'étire jusqu'au plateau et sur laquelle je me trouve étendu à plat-ventre est en train de se vêtir de la couleur bleu horizon des uniformes de tous ceux qui, par dizaines, puis bientôt par centaines tombent en quelques minutes autour de moi et tapissent le sol. Instinctivement, je trouve encore la force de m'abriter tant bien que mal de ce déluge de fer et de feu en rampant jusqu'à un trou d'obus. Dans le fracas de la bataille, au milieu de cette désolation qui ressemble à la fin des temps, je ne suis plus qu'un témoin désemparé, totalement impuissant, seul parmi tant d'autres. Je ne peux m'empêcher de penser que je suis perdu, pourtant je veux y croire encore, même si je suis déjà mort de peur.

Je me réveille en sueur, je me redresse dans le lit. Le radio-réveil électronique m'indique qu'il n'est que trois heures trente du matin.… Christina dort à poings fermés. "Pfiouuu !" Je reprends mes esprits en même temps que mon rythme cardiaque s'apaise. Je me lève dans le noir pour aller faire pipi, traversant lentement le couloir en traînant la patte. Je subis le reste de ma nuit dans un demi-sommeil, avec la désagréable impression de poursuivre ce cauchemar les yeux ouverts. L'aube arrive enfin. Je remonte alors le fil d'Ariane de ma mémoire qui me ramène à ma bibliothèque. Là, en début de soirée, je me revois en train de ranger le livre à sa place et pour cela, déplacer le pistolet lance fusée modèle 1917, hérité du bric-à-brac militaire de mon grand-père paternel…
Plus tard, dans le confort calme et douillet de la maison, je savoure ma douche bien chaude, mon petit-déjeuner copieux, ces petits bonheurs simples d'un monde en paix qui passent pourtant à l'ordinaire inaperçus. Alors que je franchis la porte de la maison pour partir au travail, Christina me lance : “Et n'oublie pas de prendre rendez-vous pour tes dix séances de kiné, ou bien alors… cesse de te plaindre de ton genoux".


mardi 10 novembre 2009

Concours photo

Concours photo : chic des clics.

"Arbres" est le thème actuellement en cours.
Tout le monde peut participer.
C'est chez Jathénais et Gilsoub que ça se passe.

lundi 9 novembre 2009

20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin - Quizz Histoire



Quizz histoire :
"La réunification des deux fractions en une seule Allemagne, qui serait entièrement libre, nous paraît être le destin normal du peuple allemand, pourvu que celui-ci ne remette pas en cause ses actuelles frontières, à l'ouest, à l'est, au nord et au sud et qu'il tende à s'intégrer un jour dans une organisation contractuelle de toute l'Europe pour la coopération, la liberté et la paix..."

  1. Qui est l'auteur de cette déclaration ?
  2. Depuis quel lieu a-t-elle été faite ?
  3. En quelles circonstances ?
  4. Enfin, et c'est sans doute le plus important à considérer, à quelle date ?


dimanche 8 novembre 2009

Dimanche c'est cinéma



mardi 3 novembre 2009

Lettre ouverte à la municipalité de Sainte-Marie de Ré

Il n'est pas dans mes habitudes de signer des pétitions, toutefois…

J'ai été sollicité pour signer une pétition qui circule actuellement pour s'opposer à un projet "local surfeurs" dont l'implantation est envisagée par la municipalité de Sainte-Marie de Ré aux Grenettes, au droit du spot de surf, près du pas des Biettes.
Curieusement, cette pétition émane des surfeurs eux-mêmes. Sans doute encore des gens qui refusent que l'on fasse ainsi leur bonheur contre leur volonté. Ah les ingrats !

Il se trouve que j'ai fait partie des tout premiers surfeurs des Grenettes au début des années 80. Je connais bien ce site auquel je suis très attaché.

Ce projet appelle de ma part les remarques suivantes :

D'abord, il faut rappeler que le parking de la plage des Grenettes (réalisé pendant le mandat de M. Paul CHAIGNE) est une situation de fait .
C'était autrefois un espace dunaire qui a été remblayé avec les remblais résultant de l'excavation de la piscine de l'hôtel des Grenettes lors de sa construction.
On est bien là dans une situation tout-à-fait semblable à celle qui a défrayé la chronique à Saint-Martin avec le parking près des remparts. Mais les faits sont prescrits et ne sont d'ailleurs pas imputables à l'actuelle Municipalité de Sainte-Marie de Ré .

Ensuite, à en croire les comptes rendus de la récente réunion d'information, il semble que ledit local serait qualifié de "poste de secours", pour les besoins de la cause, alors qu'il semble bien avoir vocation à abriter une activité lucrative, école de Surf et petite restauration dans la plus parfaite confusion des genres.
La tentation d'utiliser cette "ficelle" - au demeurant énorme - s'explique par les contraintes juridiques pesant sur le site et le soucis de donner un vernis juridique à ce projet, ce que confirme, de manière stupéfiante, les propos tenus publiquement lors de cette réunion.

En effet, en application de l'article L 146-4 III du code de l'urbanisme :
"En dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de cent mètres à compter de la limite haute du rivage ou des plus hautes eaux pour les plans d'eau intérieurs désignés à l'article 2 de la loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 précitée."
"Cette interdiction ne s'applique pas aux constructions ou installations nécessaires à des services publics ou à des activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau.
"Leur réalisation est toutefois soumise à enquête publique suivant les modalités de la loi n° 83-630 du 12 juillet 1983 relative à la démocratisation des enquêtes publiques et à la protection de l'environnement."

Un poste de secours est évidemment un équipement qui nécessite a priori la proximité immédiate de l'eau et qui est susceptible d'être autorisé sous forme d'équipement léger démontable en espace remarquable.

Cependant, la commune de Sainte-Marie de Ré (toutes tendances politiques confondues et municipalités successives) est particulièrement disqualifiée pour évoquer la question des postes de secours.
En effet, La commune (mandat de M. GAUCHER) a fait construire par le passé un poste de secours à Montamer (plage de La Noue). Cette localisation était judicieuse à un endroit autrement mieux aménagé et plus fréquenté par les baigneurs que la plage des Grenettes.
Pour autant, la commune n'a jamais armé ce poste de secours en personnel et matériel et ne compterait manifestement pas le faire davantage aux Grenettes, à en croire les déclarations sidérantes des élus maritais.

Pour la petite histoire, ce "poste de secours" de Montamer a servi de local à l'association d'insertion La Verdinière, avant de devenir, in fine, la Cabane de Marie.





C'est la raison pour laquelle, j'ai signé cette pétition tendant à s'opposer à ce projet et je ne peux que suggérer à Mme le Maire et son conseil de ne pas s'engager plus avant dans cette démarche de "cabanisation" du site des Grenettes, sauf à vouloir absolument que l'horizon se charge de gros nuages contentieux.
La municipalité doit savoir en effet à quoi peut conduire l'inexactitude des motifs d'une décision administrative qui encourt ainsi la censure de la juridiction administrative, si, par impossible, la commune de Sainte-Marie venait à persister dans cette mauvaise direction.

Indépendamment de ces considérations juridiques, ce projet non concerté qui méprise le plus grand nombre au profit d'intérêts particuliers très limités est en train d'exaspérer de nombreux jeunes, surfeurs épris de nature sauvage et de liberté.
Couloir durcir le site, cabaniser le littoral (site classé et protégé au titre des espaces remarquables par la loi littoral, le SCOT et le PLU de la commune) sous couvert de motifs inexacts, n'est pas seulement une illégalité. C'est une erreur politique, une faute à l'égard de ces jeunes et un bien mauvais exemple.

Edition du 4 novembre 2009 :
Quelques informations complémentaires relatives à ce projet :


  • Zone NDr (espace naturel remarquable au sens de la loi littoral)
  • Site classé
  • Bande littoral des 100 m inconstructible - espace non urbanisé.
  • 35 m2 - de bâtiments démontables (démontables ne signifie pas qu'ils seront démontés)
  • Le projet baptisé fallacieusement poste de secours (procédé inacceptable) comporte : sanitaires, douche, local de réunion pour "les surfeurs" en fait c'est un projet d'école de surf avec petite restauration (allons-y pour les paillotes tant qu'on y est)
  • La commission des sites n'est pas saisie. Sa consultation est obligatoire
  • Une extension des réseaux est nécessaire (idem)
  • D'autre part, la commune souhaite consolider le parking (situation de fait) se trouvant sur la partie des dunes remblayée.
- - -
  1. J'invite le syndicat d'assainissement Ré-Sud à ne pas s'engager imprudemment dans des travaux de réseaux sans autorisation préalable de l'État en espace remarquable.
  2. J'appelle les associations de protection de l'île de Ré à réagir vigoureusement contre ce projet et la tentation sidérante de contourner la loi littoral en arguant de motifs inexacts.
  3. J'invite M. Léon Gendre, Conseiller Général, membre de la commission des sites, à prendre position et à intervenir pour ramener les élus maritais au respect de la loi.
  4. J'invite les inspecteurs des sites de la DIREN à Poitiers à prendre connaissance de tous les tenants et aboutissants de cette affaire et à promouvoir une reconquête de l'espace naturel d'arrière plage.
  5. Je soutiens sans réserve l'opposition des surfeurs qui ne souhaitent pas voir d'aménagements supplémentaires sur le site.

IL IMPORTE DE PRÉSERVER, PARTOUT OÙ C'EST ENCORE POSSIBLE, LE CARACTÈRE NATUREL DES SITES LITTORAUX ET D'Y PROSCRIRE TOUT AMÉNAGEMENT, A FORTIORI A CARACTÈRE COMMERCIAL.


Edition du 5 novembre 2009 :
Quelques informations complémentaires relatives à ce projet :

La mobilisation prend de l'ampleur :
Associations de protection de l'environnement, élus, autorités, administrations concernées, sont informés ou en voit de l'être des tenants et aboutissants de cette affaire.
Cette affaire va vite devenir un casse-tête pour l'exécutif municipal maritais. Il n'en sortira pas grandi c'est certain. Mais après tout on s'en fiche pas mal, pas vrai, car le seul but de cette action est qu'il retire son projet. Pour le reste les électeurs maritais jugeront le moment venu.


Édition du 6 novembre 2009 :
La "cabane de Marie" a trouvé une nouvelle destination !


Décidémment, ce premier poste de secours à Montamer connaît bien des vicissitudes…
Extrait du journal de Sainte-Marie (juillet 2009) :

Pauvre poste de secours !
Il n'est pas près de voir arriver ses premiers sauveteurs. Pour comprendre la nécessité de protéger la dune, on aura donc finalement utilisé un bâtiment construit dessus. Un business (environnemental cette fois) chasse l'autre. Chacun appréciera.
Encore que, quand je lis la dernière phrase : "La terrasse restera comme l'an passé, le lieu privilégié d'un moment de détente unique face à locéan" Est-ce à dire qu'on pourra toujours y boire des bières ? Sait-on jamais…

Conclusion provisoire : "le grelot" est désormais accroché un peu partout et je vous fiche mon billet que d'ici peu, rien que l'énoncé du nom "Grenettes" sera capable de déclencher de une crise d'urticaire géant à la municipalité maritaise, peut-être bien aussi à M. Cormier (Ré-Surf) qui l'a bien joué perso sur ce coup là et s'est braqué pour longtemps les surfeurs des Grenettes. Tôt ou tard, l'une comme l'autre comprendront la nécessité de rentrer dans les clous et renonceront à ce coup tordu dont il est clair, au regard des protections légales et réglementaires qui s'attachent au site, qu'il n'est sûrement pas en mesure de recevoir l'aval de l'État. Peut-être même que ce coup de projecteur sera l'occasion d'une réhabilitation totale ou partielle de l'arrière plage. Qui sait ?

Je retourne maintenant à ma ligne éditoriale précédente, laissant de bonne grâce au Meuil de Ré l'exclusivité de son fond de commerce.

Édition du 7 novembre 2009 :
Pour le fun, juste une petite dédicace aux promoteurs de ce projet !




Édition du 11 novembre 2009 :
Le Phare de Ré enquête ! Les masques tombent.

- La municipalité s'enlise dans son argumentaire avec son projet de "poste de secours" qui n'en est pas un. Elle n'a pas le choix, il lui faut enfumer la Diren, la commission des sites et le préfet pour espérer avoir l'autorisation de l'État. Ça fait quand même beaucoup de monde.
- M. Rémi Cormier (Ré-surf) persiste et signe : il revendique "des bureaux" pour son association (dans des espaces remarquables de la loi littoral) mais passe sous silence le reste. Il déclare par ailleurs "travailler avec les élus depuis plus d'un an sur le projet", les surfeurs des Grenettes apprécieront au passage sa discrétion pendant toute cette période de longue maturation du projet.
- Mme le maire :o)) veut rejouer la réunion publique, mais à huis clos pour essayer de rattraper sa communication désastreuse avec une concertation bien tardive. Mais JB, l'initiateur de la pétition, n'est pas invité mais évité.

Édition du 12 novembre 2009 :
L'article du Phare de Ré Touche pas à "mon spot" est
disponible sur le site web du Phare de Ré


Réagissez en ligne en commentant cet article sur le site du Phare de Ré ---> ICI

Édition du 14 novembre : "C'est le surf ou la guerre !"


lundi 2 novembre 2009

Le titre

C'était le 8 octobre dernier en fin d'après-midi. Du haut de la promenade sur la dune des Gollandières, on pouvait voir :

Deux baigneurs entrant dans l'eau dans le plus simple appareil…



Avec la marée montante, deux enfants commençant à s'inquiéter pour leur château…



Deux ados ayant choisi de faire leurs devoirs et de prendre un goûter sur la dune, plutôt sympa comme idée…



Deux amoureux venant contempler leur énième coucher de soleil. Évidemment, il en fallait bien un des deux pour prendre la photo, ratée à cause du contrejour.



En se reflétant sur l'océan, un soleil d'automne semblant aussi aspirer à être deux…



Et enfin, deux promeneurs se disant sûrement qu'il serait peut-être temps de rentrer…



Je pensais intituler ce billet qui ne rime à rien : "A Deux, c'est mieux".

Et puis je me suis ravisé… à cause du chien.

Alors je me suis dit : "que ce soit sur les plages de l'île de Ré, de Deauville ou d'ailleurs, il y a souvent un chien qui court sur la plage !"