samedi 28 février 2009

Nom d'une pipe

Vendredi après-midi, première séance de travail avec notre aménageur de salle de bains. La deuxième en fait, car il était déjà venu auparavant faire le métré à la maison.

Nous sommes dans son bureau, confortablement installés dans notre rôle de clients chiants, surtout que Christina et moi nous lui faisons - sans aucune concertation préalable - notre numéro de duettistes : "oui mais si, non mais si, et si ceci, et si cela, oui mais alors, dans ce cas"… etc.
Bref, ça a duré trois heures, souvent en répétant les mêmes choses, mais on a pas mal progressé, même si on n'a encore rien signé évidemment.

Arrive le moment où l'on entre dans le détail de la plomberie haut de gamme concernant la cabine de douche. Notre interlocuteur a prévu dans sa proposition, un "shower-pipe" de chez Hueppe, dont la particularité serait de faire couler une douche façon pluie tropicale… (sur nos peaux bronzés et nos corps enfiévrés). Je n'ai rien contre vous pensez, Christina non plus. Ça va nous changer de la pomme de douche actuelle, plutôt du genre karcher. Mais il y a toutefois un problème. Il n'est pas technique à proprement parler mais phonétique. En effet la connaissance de la plomberie n'implique pas ipso facto celle de la langue de shakespeare. Je ne blâme pas notre interlocuteur, je suis comme lui, la plomberie en moins, c'est dire si mon bagage scolaire est modeste.

Et nous voilà tous les deux parlant allègrement de shower-pipeuuu, comme dans : "Fais-moi une pipe Line", citation apocryphe attribuée au regretté Loulou Gasté.

Christina, comme Carla, est trilingue. Et là, elle se penche vers moi en me regardant et dit perfidement tout haut avec aplomb : "le shower-pipeuuu, à ne surtout pas confondre avec le peepeuuu-show ?"

Le commerçant a tout entendu, il est hilare.
Après le coup du merlu, un partout, balle au centre.

Ce soir une question me taraude. Celle du financement de nos travaux et Christina, sans le vouloir, m'a peut-être soufflé la solution. Pourrait-elle être réglée via le blog de Marcus ? Avec une option webcam et moyennant une participation modeste des lecteurs du blog, ça pourrait nous faire une "salle de bains à l'œil".

Mais serions nous capable de faire grimper… l'audimat ?

Zat is the question ?

Assis derrière mon bureau, je lève les yeux sur l'affiche dédicacée par Barack himself pour me remercier de mon soutien. En gros caractère il est écrit : YES WE CAN !



C'est la révélation. J'en parlerai ce soir à Christina.

vendredi 27 février 2009

Journal officiel de la Marcusserie

Décret du 26 février 2009
relatif à l'arrivée anticipée du printemps.

  • Vu le code des saisons bouleversifiées ;
  • Vu que l'hiver a démarré bien tôt cette année ;
  • Vu la crise et les notes de chauffage ;
  • Considérant que ça commence à bien faire ;
Décrète :

Article 1er : C'est le printemps… sur l'île de Ré !


Article 2 : Cassez-vous en Sibérie, les oies, c'est fini !



Article 3 : Vous avez vu le ciel de jeudi soir ?


Article 4 : J'ai dit !


NDLR : Je sais, c'est du grand n'importe quoi. Même Nico n'oserait pas (quoique). Mais que voulez-vous, ici c'est l'île de Ré, je suis président et je suis en vacances.


jeudi 26 février 2009

Ecrire une histoire à partir d'une photo

Vous avez jusqu'au 1er mars pour m'adresser vos contributions, si le cœur vous en dit évidemment.

Tout est expliqué ICI.

mercredi 25 février 2009

Mes Marcusseries

Quand je suis à l'extérieur, sans même y prendre garde, j'ai souvent tendance à être en représentation. C'est plus fort que moi. A l'occasion, je suis volontiers gaffeur. Ce sont mes Marcusseries.

Hier matin, j'étais chez mon poissonnier avec Christina. Nous avons invité ses parents à déjeuner. Sur le banc, les filets de Saint-Pierre ont notre préférence. Pour faire bonne mesure, je propose à Christina de prendre également un merlu pour le cuire au court-bouillon le lendemain, et le servir avec des petits légumes vapeurs. Elle acquiesce.

Le poissonnier : "Alors Monsieur Marcus, qu'est-ce que je lui fais au merlu ? je le gratte ?"
- "Oui, c'est ça, très bien."

Il s'exécute, puis il emballe le poisson.
Là, je réalise que j'ai oublié de lui demander quelque chose, à mon poissonnier.

Je me tourne vers Christina et lui dis à haute et intelligible voix : "Il faudra mettre la queue dans la bouche." Et dieu seul sait pourquoi, j'ajoute : "Tu sauras faire ça, toi ?"

"Évidemment", me dit-elle avec un large sourire entendu.

Je réalise alors que tout le monde a suivi notre conversation. Grand moment de solitude.
J'imagine déjà les petites mamies derrière moi horrifiées, mais des deux côtés du banc, les rires ont du mal à se contenir. Heureusement pour moi, Christina, est toujours indulgente et bon public. Je l'aime !

Elle a décidémment le sens de la répartie.

Samedi dernier, retour de notre balade. A hauteur de La Couarde-Sur-Mer, en bord de route, une maison attire son attention.

- Christina : "Était-ce dans cette maison que Frédérique était venue en vacances avec ses amis ?"

Ah Frédérique… Que je vous explique en deux mots :

Elle était belle, brune au regard charmeur et au sourire enchanteur. Je l'avais rencontré en 1979 à Grenoble mais j'avais hélas déménagé à l'automne pour aller vivre un temps sur l'île de Ré. Notre relation s'était alors diluée dans l'espace et le temps. Je l'avais revue furtivement une dernière fois à Grenoble en 1982. Elle était enfin venue en 1985 sur l'île de Ré, accompagnée de Luc son ami et d'un autre couple, passer une semaine de vacances. C'est la dernière fois que je l'ai vue. C'est à cette dernière rencontre que Christina fait allusion.

- "Frédérique… ? Non, c'était dans cette autre maison plus loin, dans le virage. Tiens celle-ci précisément. Tu te souviens… c'était un peu comme si elle était venu me montrer son Luc."
- Christina : "Mouah ah ah… te montrer son Luc… Et toi, vieux brigand, tu aurais préféré qu'elle te montre son c.."
- "Rooôoohhh ! toi alors."

Quelle élégance, quelle vivacité d'esprit (soupir).
Carla avec Nico, c'est pareil, faut pas croire.

Revenu à la maison, le souvenir de Frédérique, s'il ne me hante pas, me trotte quand même dans la tête. Alors je cherche sur le net. Google d'abord, Facebook ensuite, les pages blanches enfin. Nada ! Plus aucune trace d'elle en Isère, pas même de sa famille. Et puis les femmes se marient et changent de nom le plus souvent, ça ne va pas faciliter mes recherches. En dernier ressort, je tente ma chance sur copains d'avant. Chance ! Je retrouve sa trace : son job, son parcours scolaire, son âge tout concorde.
Je lui envoie un message pour prendre de ses nouvelles. Elle vit désormais en Ile de France. Ile pour île, je préfère la mienne. Frédérique est mariée. En recherchant à nouveau sur les pages blanches, je vois que son mari se prénomme… Luc.

Ah les copains (pines) d'avant !
Je parle du site à l'un de mes neveux. JF a 32 ans. Il a grandi dans une ZUP difficile sur les hauts de Chambéry. Alors que je lui fais l'article du site copains d'avant, je le vois bien dubitatif. Il me dit : "les copains d'avant, laisse tomber. Les miens, ils peuvent rester là où ils sont. D'ailleurs s'ils s'appellent copains d'avant, ça veut bien dire ce que ça veut dire." Fermez le ban !

mardi 24 février 2009

Hier, j'ai reçu une visite

Lundi, j'ai reçu une visite, celle de mon petit neveu Clément et de sa Maman.





Clément, c'est le plus gentil des bébés que je connaisse : placide, pas chiant, agréable, bon public… Il m'a fait plein de risettes. Enfin, surtout à Christina, le coquin.




Il faisait beau, c'est rien de le dire. Alors nous sommes allés nous promener en bord de mer.



Oui je sais quand on habite au bord de la mer, c'est d'une banalité confondante, je vous l'accorde. Mais en même temps, l'île de Ré n'est pas la Corse et on ne peut pas se promener en montagne.

En passant sur le port, le ciel était superbe.
Et justement, puisque de météo il s'agit, sur le chemin, j'ai croisé deux authentiques Rétais en train de s'afférer dans leurs jardins respectifs.

Il faut au moins six générations d'insulaires successives, parait-il, pour pouvoir prétendre à cette AOC très particulière et, il faut bien en convenir, en voie de disparition. Dominique et Armand sont de ceux-là. Et bien vous savez quoi ?

Tous deux pensent également que l'hiver a du plomb dans l'aile.

Parmi eux, se trouvait le premier Rivedousais. Il ne s'agit pas du Maire, mais de M. Armand Bernard, premier enfant né à Rivedoux et, à ce titre, premier inscrit au premier registre d'état-civil de la Mairie de Rivedoux-Plage. La commune a été érigée en 1928 à la suite de la scission de Rivedoux et de Sainte-Marie de Ré. La commune de La Flotte avait également consenti pour l'occasion à céder quelques dizaines d'hectares pour le redécoupage des limites communales.

J'accorde personnellement autant de crédit à leur intuition qu'aux savants calculs des ingénieurs de Météo France. En tout cas, les premiers m'ont toujours étonné par la pertinence de leurs prédictions.

dimanche 22 février 2009

Sur le sentier du douanier

La Cote sud d'Ars-en Ré, par le sentier du douanier entre la pointe de Chanchardon et celle de Grignon, révèle un paysage maritime superbe. La balade peut se prolonger au delà, tantôt sur les anciennes digues d'Etat, tantôt sur la plage, en direction de Saint-Clément des Baleines. Il faut voir bien sûr, mais écouter aussi, notamment le chant du courlis cendré

Je vous emmène ?

Une curieuse maison érigée sur la digue.








Un abri pour les douaniers sur leur sentier.








Vue sud-est, vers l'Anse du Martray.








Christina refuse de me croire quand je lui dis que j'ai décrété le printemps.







Des bernaches cravants dans un rayon d'or.








Encore un couché de soleil mémorable.








Avec un héron sur la plage.








Extrait des propos de Robert Cuq
Robert Cuq, professeur de psychologie sociale à l’Université René-Descartes (Paris-V), était intervenu au colloque Insularité(s), organisé par le CAUE 17 sur les îles de Ré et d’Aix, les 1er et 2 octobre 1998 :
L'île, du fantasme au paysage.

"Ces petits espaces [les îles] occupent dans l’imaginaire social une place démesurée, au sens strict du mot. Mais du coup les insulaires, qui avaient découvert ou redécouvert le charme de leur île dans le regard des visiteurs, ont maintenant l’attitude des paysans de Provence devant la montagne Sainte-Victoire après Cézanne ; “c’est vrai qu’on savait que c’était beau, mais on ne savait pas que c’était si beau !”.
Le regard de tous est en train de changer. Ce qui progresse dans la sensibilité contemporaine, c’est la conscience du paysage."

Merci pour votre regard qui, au fil des jours et à travers ce blog,
contribue grandement à changer le mien.

Dimanche c'est cinéma

samedi 21 février 2009

Comment redimensionner sur mesure un lecteur vidéo

Un récent échange avec Ecaterina sur son blog, m'amène à évoquer mes bricolages concernant la manière de redimensionner sur mesure les lecteurs vidéo proposés par Dailymotion, Youtube et d'autres. Il est rare en effet que les tailles proposées collent parfaitement à la largeur impartie à l'espace de publication des articles des blogs. Prenons sa vidéo par exemple :

Dans le code source du lecteur inséré dans son billet, je lis : width="480" height="292" :



Or pour ne pas dépasser le cadre il lui faudrait ceci : width="395"

Pour y parvenir, il faut donc redimensionner le lecteur vidéo proportionnellement en largeur et aussi en hauteur évidemment, sinon bonjour les dégâts.

Comment calcule-t-on cette hauteur ?
Une simple règle de trois suffit et nous en avons tous les termes :
  • largeur d'origine = "480"
  • hauteur d'origine ="292"
  • la largeur souhaitée : width="395"
  • 1 - Prendre (ou afficher) la calculette
  • 2 - Entrer la largeur voulue (au maximum la largeur de la colonne des articles - dans le cas présent c'est "395")
  • 3 - Diviser cette valeur par la celle de la largeur (width) d'origine : 395/480 = 0,822916…
  • 4 - Multiplier ce chiffre par la hauteur (height) d'origine 0,822916… x 292 = 240,29666… (ce qui donne la hauteur voulue qu'il convient d'arrondir à l'entier le plus proche, soit : 240).
Au final les nouvelles valeurs conformes sont :

width="395" height="240"

Il ne reste plus qu'à modifier ces valeurs dans le code du lecteur vidéo avec l'éditeur HTML du message. Attention, car elles sont successivement à deux endroits différents. Il faut aussi veiller à maintenir les guillemets.

Et Voilà, c'est tout simple !



Ah mais quelle talent, cette jeune et jolie journaliste de TV Vendée. Il serait dommage qu'elle continue à sortir du cadre de son blog, ne trouvez-vous pas ?

jeudi 19 février 2009

Sculpteur farceur

Je vous avais prévenu !

Cathédrale Saint-Pierre à Saintes




Edité le 20/02/2009 : Bon d'accord, j'enlève l'avertissement relatif au contenu réservé aux adultes. Après tout comme semble le suggérer le message de Joyce, ce n'est qu'une bite en pierre et une chanson de Brassens.

dimanche 15 février 2009

A vous de jouer

Le temps d'une pause nécessaire et indéterminée.
Je vous offre l'illustration, à vous d'imaginer une histoire…


Adressez-moi vos contributions d'ici à la fin du mois de février (300 mots mini - 500 mots maxi) par mail - il est dans mon profil - je publierai vos contributions le 1er mars 2009.

A bientôt…



Il ne vous aura pas échappé que Deezer a supprimé la possibilité de bloguer son petit lecteur. Il faut désormais passer par la procédure de playlist. En principe, car il est possible malgré tout de le rétablir. La preuve !

Dimanche c'est cinéma

samedi 14 février 2009

Quizz - Un lieu bien étrange

Avec ses monstres préhistoriques et ses balcons déstructurés, cette magnifique maison bourgeoise est décidément bien étrange, ne trouvez-vous pas ?

Saurez-vous me dire de quoi s'agit-il et dans quelle ville française se trouve-t-elle ?

vendredi 13 février 2009

Désolé

Le Blog de Marcus vient d'être victime de l'assaut d'un robot spammeur qui a fait de l'affichage sauvage de liens en rafale sur mes articles précédents .
Les commentaires en question ont été supprimés.
Dans la mesure où il n'a certainement pas vocation à servir de support publicitaire à la vente en ligne de maroquinerie de contrefaçon, je me vois contraint de rétablir la vérification.

jeudi 12 février 2009

Tournée d'inspection

En me rendant dans le canton d'Ars pour une tournée d'inspection des côtes, je m'attendais franchement à pire. Je n'ai pas tout vu, notamment la plage de Trousse-Chemise sur la commune des Portes, où la mer a semble-t-il encore érodé la dune.

Je m'attendais notamment à des dommages importants sur la plage du Peu Ragot à La Couarde-sur-Mer, mais le stock de sable a bien rempli son rôle.

Des tempêtes, la Conche des baleines en a connu de plus graves. Là les dégâts sont plus significatifs, mais le pic de tempête est heureusement passé quatre à cinq heures avant la haute mer et le vent était alors déjà retombé. Une chance !



Voir le diaporama (44 photos)



Quant à vous les filles intrépides, pour les photos, on fait comme on a dit, OK ? ;o)

mercredi 11 février 2009

Les filles ont du cran

En attendant le petit reportage photo de ma balade sur le canton D'Ars, et plus précisément sur la Conche des Baleines, je vous livre quelques images d'une bande de copines qui n'ont pas froid aux yeux. Que les filles puissent avoir du cran, personnellement, je n'en ai jamais douté. Un petit brin de folie, non plus ! Jugez plutôt :



Pas du Boutillon, commune de La Couarde-sur-Mer, le 11 février 2009.

Pour la Conche des Baleines, alors oui il y a eu de la casse, mais pas autant que je ne le craignais. Que tous les amoureux de cette plage se rassure, ça aurait pu être pire.

mardi 10 février 2009

Après la tempête

Merci tout d'abord pour vos petits messages sympathiques et vos mails.

Ce matin je suis allé remettre prudemment quelques tuiles qui avaient bougé ou glissé mais aucune ne s'est envolée. Une jardinière renversée, bref rien de grave.
Un premier constat et il est rassurant : le grand tsunami rétais n'a pas eu lieu. Les vents ont atteint 137 Kmh sur le littoral et nous avons déjà connu des houles plus importantes. Notamment le 24 janvier dernier.
Pour autant la mer à sauté les dunes de la pointe de Sablanceaux…





Et quelques vagues sont passées sur la piste cyclable de Rivedoux à hauteur des écoles :


Route des Grenettes à Sainte-Marie, ma sœur m'envoie une photos de ces vilains cupressus déjà déstabilisés en 1999 et qui, par dessus la route, penchent désormais dangereusement sur le mur de clôture de sa maison.


Quel bonheur, ils vont enfin devoir être coupés, le propriétaire s'y refusait et ça va éclaircir le paysage. :o)

Je pense aller sur la Conche des Baleines demain en fin d'après-midi. Je rajouterais sans doute quelques photos des dunes endommagées.

Edité à 18:00
Voici quelques photos de la plage sud pour expliquer le phénomène d'érosion.
Deux premières photos à Basse mer :

















Le niveau de la plage reste élevé le cordon dunaire à bien joué son rôle de tampon, il se reconstituera certainement dès que le beau temps sera revenu avec du vent de secteur NE qui engraisse la plage.










Pour autant, la houle reste forte et à la marée haute de mardi soir les vagues continuent de l'éroder.






Backwash : Vague de retour qui repart vers le large après avoir frappé le bord. Cette courte séquence vidéo réalisée en fin d'après-midi illustre le phénomène d'érosion de la dune bordière.



lundi 9 février 2009

Avant la tempête

Il est dix-sept heures, la tempête sera pour la nuit. En attendant, quelques images, comme si vous y étiez.



La marée la plus problématique sera celle de demain matin quand l'eau se sera engouffrée dans les pertuis et que la houle se sera vraiment formée. En fond sonore, sur France-Info, Gilles Duval, maire de Saint-Clément des Baleines, fait part de ses inquiétudes. Normal, il est aux premières loges… Nous verrons bien demain.

Edité à 22:15 : Ah ils sont gentils à Météo France "Tempête d'une force et d'une ampleur peu fréquente." c'est pas ce qui était dit jusque là (je dis ça au vu des cartes précédentes) !
Calpurnia : C'est ton chat avait raison ! :o((


dimanche 8 février 2009

Tempête et grosse marée, quand serons-nous submergés ?

Pas de séquence du spectateur ce Dimanche, mais une petite séquence météo.
  • Question : Savez vous la différence qu'il y a entre une marée de coefficient 104 et une marée de 58 ?
  • Réponse : A pression atmosphérique constante environ 1,05 m de hauteur d'eau.
Dans mon carnet de bord, j'évoquais le 25 janvier dernier - au lendemain de la tempête du 24 janvier qui a ravagé l'Aquitaine - l'hypothèse défavorable de la conjonction d'une forte tempête avec une marée haute de fort coefficient. Or, précisément, du gros temps est annoncé pour mardi matin (marée haute de coefficient 104) :


Il me semble par ailleurs, et pour suivre cela d'assez près, que les prévisions sont bien changeantes et réactualisés très souvent en ce moment ce qui me laisse à penser qu'il y a actuellement un drôle de Malstrom sur l'Atlantique Nord.

Édition du dimanche 8 à 23.00 :

Édition du lundi 9 à 12.30 :
Dernières nouvelles : le plus fort de tempête est annoncé entre Lundi 22:00 et mardi 05:00 avec un pic de tempête autour de 01:00 du matin le mardi 10. Il y a dans ces prévisions tant en intensité que sur l'horaire des incertitudes. La houle vu du pont tout à l'heure n'est pas encore formée. Actuellement, le vent est en train de prendre. La marée haute de mardi à 05.10 (104 = 6,50 m* hors surcote) est à surveiller de près. Dans une moindre mesure celle de lundi à 16:55 (100 = 6,25 m). Inquiétudes pour la digue de Saint-Clément des Baleines déjà réparée à plusieurs reprises.

* 6,50 hydro = 3 m NGF - Lire mon article sur mon précédent blog.

Ci dessous un tableau indicatif des surcotes liées à la dépression (hors effet de houle et d'accumulation d'eau dans les golfes pertuis, baies, rias, estuaires et fleuves côtiers en amont) :





Evidemment, comme je le dis souvent, le pire n'est jamais sûr. Encore faudrait-il qu'il y ait parfaite conjonction des trois éléments à un temps T, à savoir :
  1. Une marée haute de fort coefficient
  2. La coincidence de la haute mer avec le pic de la tempête
  3. Et bien évidemment une dépression et une tempête exceptionnelles.
Mardi matin les deux premières conditions sont potentiellement réunies. S'agissant de la troisième ce n'est pas (encore) le cas, j'attends de voir. Mais je ne vous cache pas, dans les circonstances présentes, qu'il me tarde déjà d'être à mercredi.

>> En apprendre plus sur le phénomène des marées avec le SHOM

samedi 7 février 2009

Quizz

Où suis-je ?

Vous dites ?

Edité à 13:00 : Un consensus s'est dégagé autour d'une réplique chinoise de la Tour Eiffel.


Dans un quartier de la ville de Hangzhou en Chine se trouve en effet une réplique de la Tour Eiffel française. Hangzhou, est une ancienne ville impériale devenue lieu de villégiature chic, situé à 200 kilomètres de Shanghai.
Cette copie de la Tour Eiffel a été construite à l'échelle 1:3 de l'originale.
L'ensemble est constitué d'un socle en béton et d'une architecture en acier pesant au total plus de 1000 tonnes (c'est du léger).
Haute de 108 mètres, la tour est équipée d'ascenseurs et est divisée en huit plates-formes sur lesquelles les touristes peuvent admirer le paysage.
A quelques centaines de mètres, un quartier parisien de "style haussmannien" a lui aussi été reproduit.

Bravo Béa, tu t'es bien rattrapée. :o)

vendredi 6 février 2009

Hôtel de L'Europe - Hôtel calme

Vous n'êtes pas sans savoir que l'Université est en pleine ébulition. Les enseignants-chercheurs [qui soit dit en passant n'ont pas "bougé leur cul" pour la réforme engagée par la loi Liberté et Responsabilité des Universités, dite loi LRU] se réveillent un peu tard, maintenant qu'ils sont plus directement concerné dans leurs emplois et leur statut.

Ne pouvant manifester seuls, ils cherchent à mobiliser les étudiants [ce n'est pas très difficile dans le contexte politique actuel]. Ils organisent désormais les travaux pratiques - de sociologie notamment - dans la rue. Pour la sociologie pourquoi pas. Pour le reste c'est plus discutable.

Notre envoyée spéciale à Poitiers nous a fait tenir cette vidéo prise rue Carnot à Poitiers. Vous noterez au passage (du cortège) l'hôtel de l'Europe, si réputé habituellement - selon sa direction qui s'en vante - pour son calme. :o)


"Manifestement" Marcussette, toujours très studieuse, ne compte pas ses heures. :o(

Taxe professionnelle - Approximations

La taxe professionnelle (TP) est un des quatre impôts directs locaux perçus par les collectivités territoriales françaises. Elle ne concerne que les entreprises, tandis que les trois autres (taxe foncière sur les propriétés bâties et non-bâties, taxe d'habitation) sont des impôts supportés par les ménages. Elle remplace la patente. Elle a été créée par une loi du 29 juillet 1975. La suppression de la TP a été annoncée par le président de la République (Jacques Chirac) en janvier 2004, mais ce projet de réforme de la TP n’a toujours pas abouti, notamment en raison des conséquences économiques que cela aurait sur le secteur public local (premier investisseur public en France, loin devant l'État). Ce projet de suppression a été réaffirmé par Nicolas Sarkozy dans son intervention télévisée du 5 février 2009, et devrait être effectif en 2010. Le manque à gagner pour l'Etat est estimé à 8 milliards d'euros. En réalité, ce montant correspond au coût pour le budget de l'État du plafonnement de cette taxe à 3,5 % de la valeur ajoutée décidé en 2005. Sur son site officiel Philippe Marini (UMP) rapporteur général de la commission des finances chiffre la taxe professionnelle à un peu plus de 22 milliards d'euros. Ce sont d'ailleurs les collectivités locales qui en bénéficient (communes, departements, régions) et non l'Etat.
La TP représente 50% des ressources fiscales des collectivités territoriales. C’est un impôt perçu au profit des communes de France, des départements français et des régions françaises et aussi (et de plus en plus) au profit de certains établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Parmi les pistes de travail, car il faudra bien compenser cette perte drastique pour les collectivités, on a parlé de la taxe carbone, mais celle-ci sera supporté in fine par le consommateur à travers le renchérissement des prix et pèsera donc sur le pouvoir d'achat.

mercredi 4 février 2009

LES TEMPS CHANGENT

Mercredi soir - une fois n'est pas coutume - j'ai regardé "Les temps changent", sur France 2. Un Docu - Fiction réalisé en 2006 par Marion Milne et Jean-Christophe de Revière.

Résumé officiel : En 2075, le réchauffement de la planète affecte gravement les populations du Nord comme du Sud. En Occident, Julia se bat pour sauver sa vigne menacée par une nouvelle saison de sécheresse. Au même moment, dans le Sud du Sahara, Idri et Faouzi fuient leur village devenu inhabitable, traversent le désert et finissent dans un camp de réfugiés, porte vers l'Eldorado européen, du moins l'imaginent-ils ainsi. Dans le Nord du Canada et aux Etats-Unis, les changements climatiques modifient également de manière radicale les modes de vie et provoquent des menaces mal appréhendées.

Je ne sais pas si c'est depuis qu'il n'y a plus la pub, le soir, sur les chaines du service public, mais je trouve que France 2 a un plomb de très bonne qualité dans sa programmation. Car non seulement en ce moment c'est la crise, mais, en plus, France 2 annonce qu'en 2075 nous allons tous crever prématurément. Enfin "ils vont", parce que nous… hein ?

Ceci étant, ça m'a bien plu, et notamment, dans l'ordre d'entrée en scène :

  1. - Le vieux vigneron désabusé et philosophe, qui va déboucher son dernier Bordeaux cuvée 2000 juste avant de trépasser, j'ai adoré. Vu son âge, c'est sûrement un copain du fiston de Missrainette laquelle, à 108 ans dans le Bordelais, tient toujours bon la rampe. Je le sais, je l'ai vu dans un rêve prémonitoire et ne me dites pas que c'est entre deux grandes libations, je suis sobre comme un chameau.
  2. - Justement, les deux jeunes maliens qui vont se farcir le Sahara à pied avec quelques gourdes de flotte et un chameau qui lui va crever en route. Bah voyons ! Tous deux parvenu sur les rives de la mer vont subir la sélection de l'immigration choisie : technologie high-tech et mitraillettes laser (on se croirait sur l'île du docteur No, Brice Hortefeux avait ouvert la voie). Cette sélection se fait désormais de l'autre côté de la Méditerranée nous rappelle par trop le départ des esclaves depuis l'île de Gorée. Brrrr ! Au centre de sélection se trouve la gare du Transméditerranéen. Un train du genre de celui que le commandant Cousteau, sorti pour l'occasion du monde du silence en 1988, voulait refiler aux Rétais. Vous irez les planter, les piles du pont, à 300 mètres de fond dans le détroit de Gibraltar.
  3. - La petite fille du vigneron, toujours la larme à l'œil, qui s'accroche désespérément à son domaine pour faire des oranges. Mais l'arrivée d'une demi-douzaine de jeunes blacks lui redonne le sourire, je la comprends. J'ai bien cru que la scène du réservoir d'eau allait se finir comme avec Loanna dans la piscine du Loft. Dommage, mais enfin quoi, on est sur le service public.
  4. - Et puis il y a cette avocate allemande en croisade pour l'environnement devant un tribunal mondial. Elle attend un bébé, mais son mari part en mission rejoindre une vieille folle nommée Grace Lajoie au Canada pour la convaincre de venir témoigner en qualité d'experte devant le tribunal des flagrants délires écologiques de Hambourg. mais il se laisse embarquer sur la banquise craquante avec une tante décathlon, dans un improbable safari photo impromptu à l'ours polaire pourtant disparu depuis un quart de siècle. Séquence émotion. Grace qui n'y croyait plus retrouve une ourse enceinte ce qui émeut Lothe qui est en joie. Christina me dit : "t'es trop long, écrit juste : Grace est contente et Lothe rit."

Côté moyens de transport, les marchands de godasses ont de l'avenir. Les centres équestres aussi. Donc vous avez principalement vos pompes… et le chewal. Singulièrement n'y a plus de vélos, je n'ai pas bien compris pourquoi. Mais vous avez aussi le supertraingrandevitesse et les Zeppelins. J'ai bien vu quelques vieux cargos sur l'Arctique et un autocar des années 2000 flambant neuf dans le Bordelais, mais bon retenez quand même, les jeunes, que ce sont vos pompes qui vous sauveront.
Pour les communications y a le Satcom. Autant que je le dise : le Satcom - avec l'image de votre correspondant qui s'affiche en hologramme dans le vide et qui voit tout ce que vous faites et surtout avec qui vous le faites ;o) - je vous le laisse.
Non ce qui est sympa en 2075, c'est que tout le monde parle la même langue, que les gamins du Sahel savent tous taper sur un clavier et sont des experts en test psychotechniques pour la sélection.

Bref, ce film n'a pas évité tous les poncifs du catastrophisme et, je trouve assez préoccupant d'ailleurs, il est finalement contre-productif ainsi qu'en atteste ce dialogue navrant recueilli en live à Rivedoux :
  • Marcus : Il est poilant, finalement, ce film.
  • Christina : Ouais… mais c'est pas le but !
Toutefois la planête pourrait bien nous réserver quelques surprises et je ne sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me dit - et là je suis sérieux - que l'on pourrait bien se peler de froid. De vous à moi je préfèrerais. Mon beau-frère qui a passé un an dans le Hoggar m'a dit un jour : "Quand il fait froid, tu te couvres, mais quand il fait chaud… !"

Et demain, toujours dans la série "pour vous remonter le moral", la "fête du slip" continue sur France2 avec Belzec, le premier camp d'extermination en Pologne. :o( Moi si j'étais Nicolas, je virerais Patrick De Carolis, vite fait bien fait, et je nommerais Patrick Sébastien à la tête de France Télévisions.

Drôle de rêve














La rue lui semblait familière. Il avait l'impression de bien la connaître. C'était toujours les mêmes images : le temps était maussade, il voyait des façades d'immeubles, des balcons, des fenêtres. Des véhicules étaient garés de part et d'autre, tous dans le même sens car la voie était à sens unique. Puis il entendait le crissement des pneumatiques d'une voiture en train de freiner très fort. A chaque fois, ce crissement bruyant et sinistre le faisait sursauter. Juste avant de se réveiller, il suivait du regard un vol de pigeons effarouchés par le bruit, quittant les corniches et les balcons en s'élevant bruyamment vers les toitures. Et puis il y avait cette dernière image, confuse et énigmatique, d’un objet posé au milieu de la chaussée. Le même rêve était revenu troubler son sommeil plusieurs fois de suite, et quand bien même cette scène ne durait que quelques secondes, il l'avait vue et revue tellement de fois et toujours à l'identique, qu'elle avait fini par imprimer durablement son souvenir. Et puis ce rêve avait soudainement disparu.

Le temps avait passé, quelques semaines tout au plus. Cet après-midi-là, en dernière heure de cours, un de ses profs était absent, il était ainsi sorti du lycée une heure plus tôt que prévu. Il avait commencé à descendre le boulevard Gambetta en direction du cours Bériat afin de rejoindre le cours Jean Jaurès. Mais comme il n'était pas pressé de rentrer, il avait subitement eu l'idée d'emprunter le chemin des écoliers pour aller voir la vitrine d'une boutique située rue Lakanal. Il marchait maintenant dans cette rue qu'il empruntait d'ordinaire à bicyclette, mais comme il ne faisait pas beau ce jour là, il était venu au lycée en trolleybus. Il voyait maintenant la boutique qui se trouvait l'autre côté de la rue, à une vingtaine de mètres devant lui. Il s'apprêtait à la traverser et pour cela, il allait se faufiler entre deux voitures pour ensuite franchir la chaussée.

Juste avant qu'il ne s'engage lui-même, un gamin pressé était arrivé en courant derrière lui. Le gosse s'était engouffré le premier entre les deux voitures en stationnement. Tête baissée, il s'était précipité pour traverser sans y prendre garde. C'est à ce moment-là que le conducteur de la voiture avait freiné désespérément en voyant le gamin se jeter sous ses roues. La voiture l’avait percuté. Des pigeons effarouchés par le bruit avaient immédiatement déserté corniches et balcons en s'élevant bruyamment vers les toitures. Le ciel était maussade…

Alors que le chauffeur et des passants se précipitaient pour porter secours à la jeune victime, il remarqua un peu plus loin son cartable en cuir au milieu de la chaussée. En quelques secondes, toutes les pièces du puzzle s'étaient assemblées, tout était devenu clair dans son esprit. Un temps tétanisé par l’impression bizarre et à dire vrai inquiétante de la situation, il décidait finalement de rejoindre au plus vite le cours Jean Jaurès pour aller prendre le trolley de la ligne n° 1, sans même s’arrêter devant la vitrine de la boutique.



mardi 3 février 2009

Chronique de la crise qui vient

Les temps sont durs pour tout le monde. Les plus fortunés sont désormais contraints de déserter les épiceries de luxe pour venir faire leurs courses au supermarché comme tout le monde.

Comme tout le monde, certes ! Mais en Aston Martin DB9.



Le chauffeur a préféré rester à bord. Une jeune élégante vient le rejoindre avec deux petits sacs de provision. Il vaut mieux car le coffre ne doit pas très grand, et puis c'est mieux ainsi se dit l'homme, ça évite les tentations.

Derrière moi une femme essoufflée pousse péniblement un charriot débordant de marchandises, tout à son image. Tout en filmant la voiture anglaise qui s'en va, je la regarde charger sa Logan…

Finalement, l'Aston Martin, c'est peut-être un meilleur plan que la Logan pour diminuer ses notes de supermarché.

lundi 2 février 2009

Devinez chez qui…

Bonjour,

Permettez-moi de me présenter.

Moi, je suis Monsieur Chat.



Et j'habite chez Monsieur…




Ndlr : Oui, c'est vrai, j'ai décidé de ne pas trop me fouler cette semaine.

dimanche 1 février 2009