dimanche 31 mai 2009
mercredi 27 mai 2009
Ça va pas être simple



Photos : Ce matin… Ce soir… En attendant mieux…
Et dire que ça va durer plus de deux semaines. :o(
Ah ! je l'aurai bien méritée cette nouvelle salle de bains
Et Christina encore plus, elle qui va devoir supporter tout le chantier.
Mon petit doigt me dit que l'on ne va pas trop voir les Marcussettes. ;o)
mardi 26 mai 2009
Ça va pas être possible Marcus
Après avoir mis les établissements scolaires complètement "à poil" y compris du point de vue de la surveillance générale des établissements, M. Darcos dresse un rideau de fumée en proposant d'affecter des policiers dans les établissements scolaires et de donner une qualification d'OPJ à certains cadres supérieurs de l'EN, comme s'il était opportun et comme si ces derniers n'avaient que ça à faire, d'ordonner des fouilles ou de dresser des procès verbaux dans le cadre d'enquête de flagrance. C'est du grand guignol… et je pèse mes mots.
M. Estrosi, à l'instar de ce qui existe dans certains lieux sensibles - tribunaux par exemple - verrait bien des portiques de détection anti-armes dans les établissements scolaires de sa ville, y compris les écoles communales. On croit rêver… et je pèse mes mots.
Que dire enfin de l'interpellation d'enfants de 6 et 10 ans à la sortie de l'école de Foirac en Gironde, sinon que, s'agissant d'une suspicion de délit n'impliquant pas la sécurité des personnes, cette mesure est clairement et par principe une procédure inadaptée… là encore, je pèse mes mots. J'ai d'ailleurs personnellement trouvé le directeur de la sécurité publique en Gironde des plus pathétique dans sa façon de persévérer dans l'erreur et dans sa tentative de justification d'une action injustifiable par essence, mais qui en dit cependant assez long sur la crainte révérencieuse qu'inspire le contexte politique actuel à la hiérarchie policière et qui conduit inévitablement aux surenchères les plus imbéciles… et je pèse mes mots. Ceci expliquant probablement cela.
Heureusement il reste encore, dans ce gouvernement, quelqu'un de sérieux qui garde les pieds sur terre et la tête sur les épaules en la personne de Michèle Alliot-Marie. Ses mots sont choisis et nécessairement mesurés, mais c'est un sérieux rappel à l'ordre, dont on s'attendrait plutôt qu'il vienne du premier ministre lui-même. La ministre de l'Intérieur calme le jeu, avant les conclusions de Nicolas Sarkozy, la semaine prochaine. Elle explique au JDD pourquoi ces projets sont "au mieux" impraticables. (Faut-il comprendre qu' "au pire", ils sont totalement farfelus ?). Elle a par ailleurs ouvert une enquête interne après l'affaire de Foirac. Lire son interview au JDD (23 mai 2008) :Dans ce concert d'idées fumeuses, je ne pouvais évidemment pas être en reste. Alors j'ai décroché mon téléphone et j'ai aussitôt proposé à Nicolas Sarkozy d'instaurer un…
… "délit de sale gueule".
"Tu comprends Nicolas" lui ai-je dit, "on pourrait ainsi reconnaître les mauvais garçons au premier coup d'œil".
Il m'a juste dit, "Euh… là, ça va pas être possible Marcus…"
Je me demande bien pourquoi ?




lundi 25 mai 2009
dimanche 24 mai 2009
Vieilles autos
Ma préférence va à la Peugeot 403 8cv. Souvenirs, souvenirs.











samedi 23 mai 2009
Triste nouvelle
Que sa fin si soudaine m'a rempli de tristesse.
Et c'est comme un souffle qui tout-à-coup me glace
Le vide sera terrible car rien ne la remplace.
Elle était si subtile, elle avait tant de classe
Au dernier coup de cuiller la voilà qui rend grâce.
Et j'avoue volontiers éprouver de la peine
D'avoir fini le pot * que m'a donné Tifenn.
* (de marmelade d'oranges of course)
Bon alors, il va falloir que je me mettes à faire aussi à faire de la confiture d'oranges.Ceci dit, si l'on songe aux récents transferts de savoir-faire de la dame de Locoal :


J'ai quand même bon espoir d'y parvenir.
vendredi 22 mai 2009
Coquelicots
Cette année c'est l'ami Elcab qui photographie pour vous cette insolite disposition en pointe de flèche tout près de l'Abbaye de Châteliers. Merci Elcab.
jeudi 21 mai 2009
Quand la télé arrive au village
C'était un charmant petit village de la Saintonge profonde, il l'est resté d'ailleurs, le village natal de mon père, le berceau de la branche maternelle de sa famille. Chaque année sur la route de nos vacances atlantiques, nous faisions étape pour notre visite annuelle à ma grand-mère Irène. La visite de ferme en ferme du reste de la famille, notamment les cousins germains et issus de germains de mon papa était une figure imposée, pour reprendre une expression imagée détournée du patinage artistique.C'était au début des années soixante, en 1964 peut-être bien, précisément au début du déploiement de la deuxième chaîne. Pour situer l'action il faut préciser qu'à cette époque au village, les adductions d'eau potable (et donc courante) n'étaient pas encore achevées, ce qui peut sembler étonnant aujourd'hui mais c'était ainsi.
Certains, parmi les anciens, considéraient le progrès avec méfiance. Ainsi la cousine Odette, née avant le siècle avec un caractère bien trempé, avait-elle décidée que non jamais, au grand jamais l'eau courante n'irait chez elle, ou en tout cas pas plus loin que son chai de l'autre côté de la cour, redoutant qu'une probable rupture de canalisation ne vienne un jour inonder sa maison ruinant ainsi peintures et tapisseries. Ça non ! pas question !
Ma grand mère était un peu plus évoluée, elle avait vécue notamment à Paris. Elle avait bien l'eau courante à l'évier de sa cuisine mais continuait à charrier des seaux d'eau depuis la pompe, placée dans le chai, jusqu'à son évier. Là une cassotte placée horizontalement en appui sur le seau permettait de se laver les mains avait un tout petit filet d'eau. Quand j'y pense je ne peux m'empêcher de me dire que ce n'était pas complètement idiot cet outil. Quel gaspi de nos jours, ces mitigeurs toujours à fond dès qu'on les ouvre. Si je vous raconte cela, c'est pour planter le décor évidemment.Mais heureusement il y avait le cousin Guy, personnage haut en couleur, père de famille nombreuse, éleveur de gorets de son état. Lui en revanche, faisait plutôt figure d'avant-gardiste dans ce village rural un tantinet arriéré à mes yeux de citadin, il faut bien en convenir.
Il fut ainsi le premier dans la commune à acquérir un téléviseur.
C'était pittorresque, venant de la ville et de passage au village, d'observer ce décalage et comment, en l'occurrence, les choses allaient se passer avec l'introduction de cette première télé qui coïncidait fort opportunément avec notre venue.
La nouvelle s'était immédiatement répandue comme une traînée de poudre : "Chez Guy, ils ont la télé." Faut dire que le cousin Guy, il était plutôt du genre bavard et il n'en avait pas fait mystère, notamment au bistrot. Il avait installé son téléviseur dans une pièce donnant sur la rue. Comme c'était l'été et qu'il faisait beau - Bah oui en ce temps-là c'était toujours comme ça (enfin dans mon souvenir) - alors forcément, la fenêtre restait ouverte.
Le soir, comme par hasard les badauds se faisaient bien plus nombreux qu'à l'habitude pour passer devant la maison allant même jusqu'à pointer le nez à sa fenêtre. Ils disaient tous à peu près la même chose en s'excusant par avance et bien maladroitement de leur manque de discrétion. Je ne vous le ferai pas en patois dans le texte, mais ça voulait dire : "On passait juste là par hasard… pour voir la télévision. "
Assez rapidement, un attroupement s'était formé devant la fenêtre, à l'instar de ces insectes qui le soir se mettent à tourner autour d'un lampadaire.
Le cousin Guy avait un grand cœur et les avait invités à entrer. Très rapidement la pièce au demeurant pas si grande s'était transformée en salle municipale improvisée où chacun y allait de ses commentaires, sans compter ceux de tous ceux qui, arrivant sur le tard et ne pouvant plus rentrer, demeuraient à l'extérieur attendant leur tour. C'était drôle tous leurs commentaires en patois charentais.
Sans nul doute cousin Guy contribua-t-il ainsi, sans le savoir, au développement rapide de la télévision dans sa commune et à la prospérité du marchand de télé de Saint-Jean d'Angély, car, dans les années qui suivirent, la télévision devait rapidement se banaliser au village où chacun la regarderait désormais dans son coin. Dès lors, le paysan charentais à l'instar du citadin allait, lui aussi, devenir un téléspectateur.
Il y aura de moins en moins de monde dans les rues, de moins en moins de monde au bistrot, de moins en moins d'enfants au village. Oui j'affirme que la convivialité y a sans doute beaucoup perdu et que la télé, tout comme l'exode rurale, a porté un coup fatal à la démographie dans nos campagnes.
mercredi 20 mai 2009
Madame
Elle doit être ni trop grande, ni trop petite ; ni trop maigre, ni trop grosse...
Ils discutent et regardent des photos de comédiennes connues.
Une femme entre dans le café...
Je vous laisse regarder ce très court-métrage présenté au festival de Cannes.
Cécile l'actrice, habite à l'île de Ré.
lundi 18 mai 2009
Les diableries de Marcus à Brasparts

illustration de jean-Baptiste Monge
De là-haut, il avait embrassé d'un seul regard tout l'horizon et vu le Yeun Ellez, l'une des portes de l'enfer. Visiteur des lieux attention ! On est ici aux confins de l'irréel, là où légendes et réalités s'entremêlent et s'écrivent dans le paysage, prenant corps dans la pierre, s'enfonçant profondément dans la tourbe du lac de Brennilis.C'est ici que certains hommes d'Église venaient, selon la légende - mais est-ce seulement une légende ? - rejeter en enfer les mauvaises âmes qui hantaient les vivants. On faisait alors venir un prêtre exorciste chez soi pour métamorphoser le revenant en chien noir. Alors le prêtre, son office accompli, l'emportait pour aller le perdre à jamais dans le Yeun Ellez.
Il sourit car il aime bien s'habiller de noir. Dans une autre vie il a du être l'un de ces prêtres, ou peut-être bien l'un de ces rares chiens noirs échappé de la tourbe. Il fait exceptionnellement beau ce jour là, sur le Mont-Saint-Michel de Brasparts. Le vent est tombé comme pour saluer son retour.La croix qui surplombe le clocher de la chapelle du Mont-Saint-Michel de Brasparts, culmine à 391 m. Cette astuce a permis au Mont d'être longtemps considéré comme le plus haut sommet de Bretagne. "Faux !" Ainsi en ont décidé doctement les géographes, écartant d'un revers de la main ce relief artificiel pour ne retenir que 380 m d'altitude.

Dès lors, son voisin, le Tuchen Kador qui s'élève à 384 m, a été officiellement reconnu comme le point culminant de la Bretagne. Le Tuchen Kador ! Quel drôle de nom - on croirait avoir affaire à l'un de ces prestigieux sommets de la chaîne du Pamir ou de l'himmalaya. Mais cette suprématie toute récente est à nouveau remise en question car des mesures récentes ont porté un autre voisin, le Roc'h Ruz à 385 m. C'est à croire que ces vieux facétieux de de trois-cents trente millions d'année s'amusent à pousser en une nuit rien pour faire tourner les géographes en bourrique.
Mais si la géographie est une chose, la mémoire des hommes en est une autre. La présence de cette chapelle, qui fait désormais corps avec le roc du Mont Saint-Michel de Brasparts, ne doit rien au hasard. Ici, en ce lieu inhospitalier abandonné par Dieu et les hommes, on a voulu précisément affirmer la suprématie de l'église chrétienne face aux croyances anciennes et aux vieilles superstitions.
C'était un temps où les hommes avaient peur des loups et craignaient l'Ankou, toujours attentifs au bruit de l'essieu grinçant de son chariot, signe d'une mort toute proche. l'Ankou, si présent dans les esprits au point que par ici, il est gravé jusque dans la pierre des églises. Confusion des genres ? Allez savoir.Ces temps sont-ils vraiment révolus ?
Il a bien une idée sur la question mais il vous laissera le soin de trouver la réponse dans le secret de votre conscience, de vos rêves… de vos cauchemars.
Il reviendra ici un soir de tempête, rien que pour y entendre battre le cœur de la Bretagne. Car il est plus sûrement ici, dans le granite des Monts d'Arrée, que dans la foule des plaisanciers, les odeurs de crème à bronzer et la promiscuité estivale du golfe du Morbihan ou de la pointe de Quiberon. Là, à l'abri du mur, derrière la chapelle, il regardera voler les cailloux dans un ciel noir, tourmenté, chargé d'embruns, tout en écoutant Wagner. Il sait déjà que l'endroit sera effrayant… effrayant, mais tellement beau. Et ça vraiment, ça lui plaira bien.
Alors des Korrigans s'avanceront vers lui pour lui dire : "T'es pas vrai toi, t'es revenu ?"
Et il leur répondra : "Oui ! je reviens toujours."
Et le chariot de l'Ankou lui direz-vous ?
On raconte qu'il serait déjà passé tout près de lui, il y a longtemps. Il ajoute : "Il n'est pas si terrifiant qu'on veut bien le dire, vous savez."
Edit du 18/05/2009 à 15:35 : A tes risques et périls…
Un billet en écho de Tifenn qui sonne comme une mise en garde.
Edit du 22/05/2009 à 15:35 : L'ankou…
C'est au tour de Nopilouma d'entrer dans la danse.
dimanche 17 mai 2009
vendredi 15 mai 2009
Télescopage

Est-ce à dire que l'été sera chaud ?
mercredi 13 mai 2009
mardi 12 mai 2009
Comme un grand vaisseau de pierre qui ne prendra jamais la mer

Deuxième voyage "en Tifennie" et nous n'aurons cette fois encore pas franchi l'estuaire pour visiter Lorient.
Ah Lorient (L'orient) qui fut le siège de la célèbre compagnie des Indes, les compagnies des Indes serait d'ailleurs une terminologie plus conforme à la réalité. Qu'importe, car le Musée de la Compagnie des Indes a franchi le Blavet en 1984 pour s'installer dans la magnifique citadelle de Port-Louis, à la pointe méridionale de l'estuaire faisant face à l'île de Groix et à Larmor-Plage, seule et unique porte d'entrée de l'estuaire et de la rade de Lorient. Il fait un temps superbe, un peu de vent mais enfin quoi, c'est la Bretagne. Le ciel, la mer, les pierres prennent des couleurs somptueuses. Que du bonheur !
A l'entrée du musée, on me reconnaît. C'est comme dans tous les musées nationaux, je ne paie jamais. Madame non plus d'ailleurs quand elle m'accompagne. Sympa ! Je ne suis pas un ingrat, je dévalise systématiquement la librairie et la boutique des souvenirs.
Gaffe "monumentale"
Il en fallait une ! Ainsi donc, ramenant ma science, j'interroge d'emblée et sans ambages les personnes de l'accueil sur le point de savoir pourquoi la citadelle de Port-Louis ne fait pas partie du réseau des sites Vauban classés au patrimoine mondial de l'UNESCO ?
La réponse ne se fait pas attendre : "C'est tout simple Monsieur, ce n'est pas Vauban qui l'a construite, ce sont les Espagnols".
De fait, si la citadelle a été remaniée par la suite par divers ingénieurs, architectes militaires, français, Vauban n'y est venu que sur le tard, pour ainsi dire, et inspecter le site.
Il critiquera le travail de ses prédécesseurs en pointant les défauts des bastions, mais il tempèrera tout de même son jugement en notant que « la situation de la citadelle est si avantageuse en elle-même que rien n’empêche qu’on puisse considérer le Port-Louis comme une bonne place »
Une bonne raison en effet. Je me sens un peu ballot mais nous en rions tous ensemble.
Dans la citadelle, le Musée de National de la Marine aborde trois thématiques :
- Histoire de la citadelle : visite de la citadelle, information abondante sur le cheminement (de nombreuses salles sont ouvertes. On peut voir des maquettes de navires et une collection d'armes)
- Sauvetage en mer : une très belle et émouvante scénographie sur le courage des sauveteurs en mer.
- Trésors d'océans : archéologie marine avec les vestiges du Mauritius , navire hollandais du XVIIe. A noter une magnifique collection d'instruments de navigation et d'objets divers.
Vous avez droit à tout ça en passant la porte de la citadelle et aussi, dans une certaine mesure, en y entrant par le blog de Marcus. J'espère que mon regard sur cet endroit magnifique vous communiquera surtout l'envie d'y aller pour de vrai et d'en juger par vous-même, car cela en vaut vraiment la peine.
Attention : il faut, selon moi, compter deux-heures trente minimum pour visiter le tout sereinement (attention aux horaires).
(je vous recommande le défilement manuel)

La citadelle de Port-Louis est un édifice imposant, marqué par les événements de l’histoire bretonne des XVIe et XVIIe siècles.
Après l’assassinat du Duc de Guise, Mercoeur, gouverneur de Bretagne, se révolte contre l’accession au trône du protestant Henri de Navarre et obtient l’aide du roi très catholique Philippe II d’Espagne. En 1590, trois mille Espagnols débarquent à Port-Louis, sous le commandement de Don Juan del Aguila.
La construction de ce qui deviendra la citadelle débute en 1591, supervisée par Cristobal de Rojas, ingénieur des fortifications de Cadix. En 1598, à la fin de l’occupation espagnole, Henri IV charge le maréchal de Brissac de démolir la Citadelle. Seuls subsistent deux bastions et une courtine, les piles du pont, les casernes, les deux corps de garde et la chapelle. En 1616, Louis XIII, conscient de l’importante position stratégique de cet ouvrage à l’entrée de la rade, confie à l’architecte Corbineau la reprise des travaux et ordonne de le nommer Fort-Louis. La réalisation de la demi-lune et l’établissement d’un plan capable de soutenir un siège furent discutés à maintes reprises et ce n’est qu’en 1641 que la cardinal de Richelieu confia à Nicolas Gilles l’achèvement des travaux de fortification de la Citadelle et fit construire le bastion de la poterne Saint-Nicolas du côté de la ville. En 1683, Vauban formule quelques critiques, en particulier à l’égard des bastions trop aigus et trop nombreux, mais conclut : « la situation de la citadelle est si avantageuse en elle-même que rien n’empêche qu’on puisse considérer le Port-Louis comme une bonne place ». (Musée de la Marine).
Et parce que j'ai de la mémoire, je dédie ce billet et cette visite virtuelle à Calpurnia, La Gentille Sorcière. Elle saura bien pourquoi.
lundi 11 mai 2009
Nougaro avait raison

Dis Marcus, elle est comment "La" Tifenn ? (1)
En vrai ? Comment vous dire…






(1) Madame Tifenn, s'il vous plaît !
Respect pour la dame, sa délicieuse cuisine et ses savoureuses pâtisseries.
Ceci étant dit, Nougaro avait raison !
dimanche 10 mai 2009
vendredi 8 mai 2009
Marcus archéologue
Ainsi donc, deuxième séjour - mais pas dernier promis juré, tant ça nous enchante - sur la presqu'île de Locoal, chez Tifenn et sa famille en son Breizhkiss. Alors préparez-vous à subir mes chroniques bretonnes. Amitié, nature et patrimoine sont au programme des jours à venir.
Je tiens à préciser que pour ce deuxième séjour, nous avons d'une part à nouveau bénéficié d'un très beau temps et d'autre part, nous progressons à pas de géant dans la connaissance de la langue bretonne, c'est sans rapport aucun avec le sujet du jour, mais je tenais à le souligner. Car en effet, nous avons même fait Chris et moi notre premier retrait d'espèce au DAB du Crédit Maritime de Plouhinec, en Breton s'il vous plaît. "Tu crois ?" m'a-t-elle dit, en forme de mise en garde…"Et comment" me suis-je offusqué. "Nous sommes en Bretagne et nous retirerons nos euros en Breton, alors fais-moi confiance", lui ai-je répondu.
Je ne vous cacherai pas mon désarroi et ses grands éclats de rire lorsque le menu s'est affiché sur l'écran.
Heureusement, sa grande connaissance de la langue… germanique et surtout son intuition féminine ont été des plus utiles pour me tirer de ce mauvais pas alors que je ne savais même plus sur quelle touche appuyer, y compris pour récupérer ma carte bancaire. Parenthèse fermée.
En Bretagne le Patrimoine est tellement dense et monumental que c'est comme sur la piste du cirque Barnum, il y en a tant sur le territoire de chaque commune qu'on ne sait plus où regarder. Dans le Morbihan c'est pas les mégalithes qui manquent et nombreux sont ceux qui ne sont même pas signalés. Ainsi, tout près de chez Tifenn, sur sa commune de Locoal-Mendon, au fond de la Ria, côté étang Saint-Jean, un relief boisé s'offre à notre promenade. Ça partait assez mal pourtant. Le franchissement de la barrière a été difficile.
Dans le bois sur la crête se trouve une tranchée couverte : le dolmen de Clehér (appelé également l'Allée couverte de Mané-er-Loh). En dehors de la carte IGN qui l'indique avec un signe conventionnel, il n'est même pas signalé. Seul un petit escalier en rondin appelle l'attention du promeneur et permet de rejoindre la crête exactement à l'endroit où il se situe à partir de la piste forestière. C'est à croire que le patrimoine là-bas se mérite. Enfin, il est là, c'est le choc, la surprise.

J'ai aussitôt exploré les lieux et je me suis interrogé à haute voix : "Mais qu'est-ce qu'ils ont bien pu vouloir nous dire ?"

A l'autre bout de la galerie Christina, toujours pragmatique, déclare : "Mais qu'est-ce que ça peut bien te faire, ce n'est pas à toi qu'ils causaient de toute façon."

"Et ce n'est pas pour toi non plus qu'ils l'ont construit" ajoute Tifenn, un rien amusée, qui adore me moquer. Ah mais, quelle équipe ! ;o)
Certes ! De tout cela on ne sait pas grand chose sauf que c'est vraiment impressionnant. Sachant que la densité du granit est de 2,7, j'évalue le plus important des quatre à environ 15 tonnes. Un peu partout autour des excavations laissent à penser que ces pierres ne venaient pas de très loin. Mais quel chantier pour les dresser avec cet agencement !
Comment le trouver ?En circulant dans le sens nord - sud sur la D16 reliant Mendon à Belz, après le lieu-dit "Pont Glaz" au fond de la Ria, il faut emprunter à pied un chemin forestier sur la gauche. Celui-ci mène à la colline boisée sur laquelle se trouve la sépulture. Il est matérialisé sur la carte IGN par un signe conventionnel au point côté 30m
Mais il y en a un autre tout près qui ne figure même pas sur la carte et que Tifenn, notre hôtesse et guide émérite, n'a pas encore trouvé. Alors je vais comme promis lui donner ici quelques indications sur le dolmen de Mané-Bihan et j'espère qu'elle nous fera prochainement un joli reportage photo.
Il s'agirait d'une grande sépulture avec un couloir coudée de 9m de long s'incurvant vers la gauche, au milieu d'un reste de tumulus et qui se trouverait à une centaine de mètres au sud (selon mes sources) du dolmen de Clehér, donc sur la même ligne de crête. Ceci étant dit, je crois qu'il pourrait bien être un peu plus loin au sud, tout près du point d'altitude 25m indiqué tout au bas la carte. Il faudra que je revienne pour le visiter quand Tifenn, son mari et toute leur petite troupe d'explorateurs en herbe l'auront enfin trouvé.





