mardi 29 septembre 2009

L'ampoule du phare


Christina m'en sort assez souvent de bien bonnes et je suis toujours bon public.


Ce soir autour de dix neuf heures trente sur la jetée du port de Rivedoux, nous profitions du coucher de soleil et de l'été indien quand tout-à-coup elle me déclare :



  • C'est marrant !
  • Quoi donc ma chérie ?
  • L'ampoule du phare…
  • Mais encore ?
  • On dirait une ampoule de la guirlande du sapin de Noël
  • … ???
  • En plus gros !
  • :o)))

Images d'un été qui n'en finit pas de durer :




jeudi 24 septembre 2009

Un péage peut en cacher un autre

Où il apparaît qu'un péage peut en cacher un autre :

Dans mon précédent billet, j'évoquais la modification de l'encadrement législatif du montant de l'écotaxe. En relisant la loi, je vois que lorsqu’est perçu le droit départemental de passage (appelé communément écotaxe), l’usage de l’ouvrage d’art entre le continent et l’île peut en outre donner lieu à la perception d’une redevance pour services rendus par le maître de l’ouvrage en vue d’assurer le coût de son entretien et de son exploitation.

C'est bien vu ! Car à ce jour, seule une exploitation sous le régime de la concession permettait de financer les dépenses d'entretien et d'exploitation de l'ouvrage par un péage. Cela ne change rien à la fourchette financière du droit de passage - au demeurant très souple : de 4 à 60 € - car lorsqu’il y a également versement d’une redevance pour services rendus, le montant du droit départemental de passage est calculé de telle sorte que le montant total perçu, lors du passage d’un véhicule, ne puisse excéder trois fois le montant forfaitaire de référence (fixé à 20 €).

C'est donc potentiellement une très bonne affaire pour les départements concernés, qui ne manqueront pas de mettre en avant l'aspect environnemental de cette affaire, tout en assurant sans frais pour le "contribuable" l'entretien futur de l'ouvrage qui sera donc payé par "l'usager".

Parmi les départements concernés figure au premier chef celui de la Charente-Maritime pour le pont de l'île de Ré qui demeurera ainsi un investissement des plus rentables. Gageons que dans ce nouveau contexte juridique les ponts d'Oléron (Charente-Maritime) et de Noirmoutiers (Vendée), ne tarderont pas à suivre le mouvement. Ce n'est que le temps de prendre quelques délibérations et de reconstruire une gare de péage qui sera bien vite rentabilisée. En plus c'est créateur d'emplois, alors pourquoi se gêner ?

On s'étonnera tout de même de trouver désormais deux régimes juridiques distinct :
  • l'un au code de la voirie routière (ouvrages d'art sous le régime de la concession),
  • l'autre au code de l'environnement (concernant spécifiquement les ouvrages d'art exploités en régie directe et reliant les îles au continent).
Pour autant, tout n'est pas réglé, et ainsi que me le faisait remarquer fort à propos une correspondante, universitaire rochelaise, dans le mail qu'elle m'a adressé :
"Je suis certaine que les Rétais se réjouiront de cette disposition législative ! .... qui qui est loin de clore les débats sur les questions d'aménagement et de gestion des territoires insulaires. Sans projet de territoire structurant, ces îles continueront à connaître des difficultés économiques et des évolutions sociales et sociétales qui ne sont pas sans poser un certain nombre de problèmes. Il faut donc souhaiter que rassurés sur "la question du pont", les Rétais poursuivront les actions récemment entreprises qui vont justement dans le sens de la mise en place de documents de planification cadres."
Nous sommes bien d'accord, ne serait-ce que pour éviter l'écueil dénoncé de manière caustique et talentueuse par le journal Libération du 19 mai 2008 sous la plume de Laureen Ortiz : Un péage pour rester chic.


NDLR : Je m'excuse par avance de ces considérations juridiques et financières un peu techniques qui s'adressent tout particulièrement à mon lectorat rétais suivant de près le sujet.

mercredi 23 septembre 2009

Ré 2012 : un substitut au péage entre 4 et 60 Euros



On l'attendait, on l'espérait pour éviter l'envahissement programmé de l'île de Ré au 1er janvier 2012, avec le terme du péage. Et bien c'est fait - Merci Dominique Bussereau - un peu plus de deux ans avant l'échéance. Cette modification de la loi pourra s'appliquer également aux îles d'Oléron et de Noirmoutiers.

L'Assemblée Nationale a en effet décidé, le 22 septembre 2009, de modifier l'encadrement du montant de "l'écotaxe" prévue au code de l'environnement. En 1995, son montant maximum avait été fixé à 20 F par véhicule (3,05 €) .

Désormais, "Le montant du droit de passage est au plus égal au produit d’un montant forfaitaire de 20 € par un coefficient, compris entre 0,2 et 3, en fonction de la classe du véhicule déterminée d’après sa silhouette, appréciée en tenant compte, s’il y a lieu, de la présence d’une remorque tractée et de ses caractéristiques techniques."

Il sera possible de moduler ce droit de passage suivant les périodes les catégories de véhicules et d'accorder la gratuité pour certaines catégories d'usagers (comprendre les insulaires évidemment).

Cet modification de la loi Barnier de 1995 résulte d'un amendement gouvernemental au projet de loi relatif à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires et portant diverses dispositions relatives aux transports approuvé par l'Assemblée Nationale le 22 septembre 2009. Cette toute dernière phrase a la plus grande importance car elle mettra certainement cet amendement à l'abri de la censure du conseil constitutionnel, si d'aventure il en était saisi.

Le nouveau régime juridique de "l'écotaxe" est applicable dès le 1er janvier 2010.
Droite et gauche unies dans cette affaire, c'est "le Parti des Charentais-Maritimes" qui a gagné.


Voici le compte rendu de cette séance historique :

Après l’article 23 ter
M. le président. Je suis saisi d’un amendement n° 123, portant article additionnel après l’article 23 ter, lequel amendement fait l’objet d’un sous-amendement n° 141.
La parole est à M. le secrétaire d’État, pour soutenir l’amendement n° 123.
M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État. J’ai quelque scrupule à présenter cet amendement. Il concerne les ponts de nos îles – je pense en particulier à l’île de Ré, située dans la circonscription de M. Bono. La fin des remboursements des prêts pour construire ces ponts entraînera ipso facto la fin des péages. Si l’on ne fait rien, le résultat promet d’être catastrophique en matière environnementale.
Au mois de juin dernier, la commission des affaires économiques a adopté, à l’initiative de M. Léonard, un amendement qui fut écarté au titre de l’article 40 sans que je saisisse très bien pourquoi – mais peu importe. L’objectif reste de restreindre la circulation automobile dans les îles reliées au continent par un ouvrage d’art, grâce à un système d’écotaxe qui permettra de protéger l’environnement et dont le produit sera consacré au développement de transports collectifs propres. Cette disposition agrée aux élus de toutes les sensibilités politiques et aux associations concernées.
Certaines de nos îles sont fragiles et si, demain, on y laisse entrer n’importe qui n’importe comment, les conséquences seront terrifiantes. Il ne s’agit pas de procéder à une dissuasion par l’argent, mais de protéger les paysages et de remplacer la circulation automobile – l’île de Ré a commencé à le faire – par des transports collectifs propres.
M. le président. La parole est à Mme Catherine Coutelle, pour soutenir le sous-amendement n° 141.
Mme Catherine Coutelle. Vous avez tout à fait raison, monsieur le secrétaire d’État : il faut anticiper la fin des péages sur les îles, afin d’éviter un afflux de véhicules automobiles. Cela étant, vous ne m’empêcherez pas de penser qu’un péage ou une écotaxe, c’est quand même une dissuasion par l’argent. Mais il est vrai que, pour l’instant, on n’a pas d’autre solution pour diminuer les flux.
Mon collègue Maxime Bono, qui n’a pu être présent ce matin, souhaiterait deux précisions. Votre amendement prévoit que cette écotaxe ne serait pas appliquée pour les transports en commun « fonctionnant avec des véhicules propres ». Son sous-amendement propose de remplacer ces mots par le mot : « publics ». Il y a aujourd’hui des cars qui se rendent sur l’île de Ré. Ce mode de transport est tout de même préférable. Or les cars ne seront pas forcément des véhicules propres dans un avenir proche.
D’autre part, il convient que le produit de l’écotaxe ne serve pas uniquement à la protection de l’environnement de l’île, ce qui est certes une bonne chose, mais aussi à améliorer l’usage de véhicules propres.
Cela dit, nous sommes favorables au principe de cette écotaxe.
M. le président. Quel est l’avis de la commission sur l’amendement et le sous-amendement ?
M. Yanick Paternotte, rapporteur. Défavorable au sous-amendement, mais favorable à l’amendement, lequel reprend celui qui, présenté par M. Léonard en commission, avait reçu l’assentiment de tous.
M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement sur le sous-amendement ?
M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État. J’ai naturellement évoqué cette question avec votre excellent collègue Maxime Bono, député et maire de La Rochelle.
Il ne s’agit pas, madame Coutelle, d’empêcher les cars qui circulent actuellement, qu’il s’agisse des cars départementaux ou de ceux de la régie de La Rochelle, de pénétrer sur l’île de Ré. Notre objectif est que le mode de transport soit de plus en plus propre : des cars de plus en plus propres, puis des véhicules électriques. Il ne s’agit pas du tout de discriminer les modes de transport existants, mais de lancer un appel : l’avenir, dans ces îles, c’est de ne plus avoir de véhicules polluants, de quelque nature qu’ils soient. Cela ne remettra pas en cause les transports actuels.
Je ne suis pas favorable au sous-amendement – je m’en suis expliqué avec M. Bono –, car l’amendement est un appel à rendre le mode de transport adapté et aussi propre que possible. Mais sur le fond, nous sommes en réalité d’accord.
M. le président. La parole est à M. Charles de Courson.
M. Charles de Courson. Je n’ai pas déposé de sous-amendement, mais peut-être le Gouvernement pourra-t-il répondre à mon interrogation. Le 4° de l’amendement n’est pas très clair. Il est dit que le produit de l’écotaxe est inscrit au budget du département et doit être utilisé pour un certain nombre de choses.
M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État. Pour deux choses !
M. Charles de Courson. Pour deux choses, oui. Mais il n’est pas dit que le département doit tenir un compte. Il faudrait probablement créer un budget annexe, mais ce n’est pas dit. L’amendement prévoit une quasi-affectation, mais sans aller jusqu’au bout de la logique de l’affectation.
Le risque est que les départements perçoivent la taxe et n’utilisent qu’une partie de son produit, le reste se noyant dans le déficit. C’est pourquoi il faudrait affecter ce produit. Le même problème s’est posé dans d’autres domaines.
Le Gouvernement pourrait-il préciser les choses ? Il dit seulement, en effet, que le produit de la taxe est inscrit au budget du département, mais pas dans un budget annexe, qui aurait au moins le mérite de montrer clairement où vont les fonds.
M. le président. La parole est à M. François Pupponi.
M. François Pupponi. Je reviens au sous-amendement. Ce que souhaitait aussi Maxime Bono, c’est que l’on insiste bien sur le transport en commun public. L’amendement prévoit que le produit de l’écotaxe financera le développement des transports en commun « fonctionnant avec des véhicules propres » : cela concerne à la fois le public et le privé. Le sous-amendement manifeste, lui, la volonté de soutenir le transport public.
M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État.
M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État. Si, pour faire plaisir à M. Pupponi, on ajoute le mot « publics », cela ne me gêne pas. Tous ces transports en commun sont publics, qu’il s’agisse du réseau départemental ou de celui de l’agglomération.
Quant à l’excellente question de M. de Courson, je sais, parce qu’il se trouve que je connais un peu le président du conseil général de la Charente-Maritime (Sourires), que, pour l’instant, l’affectation des sommes actuellement perçues se fait de la manière suivante : 55 % pour le département, 45 % pour la communauté d’agglomération. Ce que reçoit le département, en plus de sa taxe sur les espaces naturels sensibles, est affecté à l’achat de propriétés afin de protéger l’île de Ré. Avec ses 55 %, il mène une politique de rachat d’habitations pour protéger les espaces, en liaison avec le Conservatoire du littoral, dont le siège est situé à Rochefort-sur-Mer, à quelques encablures. Quant aux sommes attribuées à la communauté d’agglomération, elles sont ciblées à la fois sur les espaces sensibles et les transports en commun.
Cet amendement est donc la reprise d’un schéma existant : d’ores et déjà, l’écotaxe, qui n’est qu’une partie du péage actuel, est affectée à l’achat d’espaces sensibles et au financement des transports en commun.
M. Charles de Courson. Mais il n’y a pas de compte isolé !
M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État. Il n’y a pas de compte isolé, mais c’est une politique traditionnelle en Charente-Maritime. Le conseil général a entamé cette politique d’achat d’espaces depuis déjà une vingtaine d’années, à l’époque du président François Blaizot, que vous connaissez.
(Le sous-amendement n° 141 n’est pas adopté.)
(L’amendement n° 123 est adopté.)

jeudi 17 septembre 2009

Knockin'On Heaven's Door

Jean-Claude, 1940 - 2009





mercredi 16 septembre 2009

Une rencontre accidentelle (épilogue)

Le temps passe.
Nous sommes sur le parking depuis un bon moment. Moi qui connais le trajet, je sais bien qu'époux et enfants devraient déjà être là maintenant. Alors je bidonne, je lui dis que de l'école des Douanes au pont, ce n'est pas la porte à côté, qu'avec son vélo à la main, les enfants à gérer et du monde sur la piste, c'est forcément long et qu'il ne faut pas qu'elle s'inquiète.
Entre temps, nous avons fait les présentations, Myriam habite en Rhône-Alpes. Avec sa famille, elle passe pour la première fois ses vacances sur l'île de Ré. Leurs vacances se terminent samedi, tout s'était magnifiquement bien passé jusque-là. Alors bien sûr, elle culpabilise de s'être laissée surprendre par cet obstacle. J'apprends qu'elle est infirmière hospitalière. "Ah… je comprends mieux pourquoi elle ne voulait pas aller aux urgences…" (sourires).
Je vois au fil de notre conversation qu'elle reprend confiance et des forces. Le froid la soulage et l'intensité de la douleur commence à s'estomper. Je lui parle de l'île de Ré, comment j'ai fini par arriver là et comment la vie se passe ici, hors saison. Elle parle de son métier d'infirmière, je lui explique que je connais aussi les hôpitaux, de l'intérieur… comme soigné. Nous évoquons sa région que je connais bien.
Ma compagnie, la spontanéité de nos échanges lui font du bien, la réconforte. Mais que font-ils donc ? De fil en aiguille, cela fait maintenant près d'une heure et demi que nous les avons quittés et je commence à m'inquiéter sérieusement même si je n'en dis pas mot.
Enfin, son mari arrive, seul - moment de stupeur - Rien de grave ! Il a simplement eu du mal à retrouver le parking. Le stress aidant (ou plutôt n'aidant pas), venant à Rivedoux pour la première fois, c'est compréhensible qu'il ait eu quelques difficultés à se repérer. Leurs enfants vont bien, ils attendent sur l'autre côte, tout près de l'école primaire.
Il est temps maintenant de nous quitter et pour les deux époux de partir récupérer les enfants au plus vite. Je la sens toute émue de quitter celui qu'elle appelle "son ange gardien", je la réconforte une dernière fois en lui disant qu'elle est d'une solide constitution, qu'elle s'est montrée très courageuse et que ça va aller, c'est certain. On se fait la bise. Je recommande tout de même à son homme de bien surveiller "son infirmière" dans la soirée et d'être réactif au moindre signe d'aggravation de son état. Elle me demande gentiment si elle peut garder mon pain de glace qui lui fait vraiment du bien. Je lui dis que cela va de soi. A sa demande, je lui donne mes coordonnées, mail et adresse…

De retour chez elle, elle m'adresse un mail, me donne de ses nouvelles et m'adresse une citation de Walter Hesbeen : "Etre soignant, c'est agir comme un artiste, un poète, être celui qui aide à sortir le coeur des choses, c'est accompagner un processus de création" et elle ajoute "vous m'avez si bien soigné !" Je suis rouge de confusion.

Vendredi dernier, le facteur m'a fait une jolie surprise en me livrant un petit colis contenant un gant de toilette, et un pain de glace. Un cadeau inattendu l'accompagnait : un très joli portefeuille en cuir noir Arthur & Aston qu'elle est allée choisir pour moi avec son mari. C'est un chouette cadeau. Il me fait très plaisir évidemment et il me rappellera longtemps cette fin d'après-midi et les circonstances pas ordinaires de notre rencontre. Je corresponds toujours par mail avec Myriam, elle a presque totalement récupéré et commence à reprendre ses activités sportives. Comme elle et son mari nous y invitent, il est probable que nous profiterons d'un déplacement en Savoie pour aller lui faire un petit coucou dans leur charmant petit village, ne serait-ce que pour prolonger cette rencontre accidentelle.

mardi 15 septembre 2009

Une rencontre accidentelle (2)


Fichue balise en feraille !
C'est celle-ci ! Quand j'y repense ça me fait froid dans le dos… (suite de l'épisode précédent)

Devant son manque d'enthousiasme à l'idée de faire appel aux pompiers et d'être évacuée vers les urgences du centre hospitalier de La Rochelle, je propose alors de la transporter sur l'île jusqu'à leur véhicule, où son mari pourra nous rejoindre en vélo avec leurs enfants (compter au moins 30 minutes). Cette proposition faisant consensus, nous l'installons dans ma golf et nous partons tous deux en direction du pont. J'imagine son mari et ses enfants la regardant partir blessée, dans la voiture d'un inconnu.
Tandis que nous roulons sur le pont, je fais tout pour la rassurer, mais elle souffre et elle est tout naturellement stressée. Surprise ! La voiture n'est pas sur le parking au pied du pont à gauche comme indiqué par son époux. D'ailleurs, elle ne reconnaît pas les lieux mais se souvient qu'il y avait un loueur de jet-ski sur la plage.
Aïe ! me dis-je, c'est à l'autre bout de la plage, à environ 1500 m. S'en souviendra-t-il, lui aussi, une fois passé le pont ?
Comme elle souffre vraiment beaucoup et que nous avons un peu de temps devant nous, je file directement à la maison.
Merzut ! Chris est en vadrouille avec sa belle-sœur. Je vais devoir me débrouiller seul. Je prends un pain de glace que je place dans un gant de toilette humide pour limiter les conséquences de l'hématome qui prospère vaillamment. Je lui fais prendre du Doliprane. J'emmène également une bouteille d'eau au cas où la petite troupe serait assoiffée. Puis nous passons à la pharmacie. Là, je vais chercher Michèle, la pharmacienne, en lui indiquant que j'ai une blessée dans mon véhicule. Elle accourt, désinfecte et pose un pansement sur une petite plaie au genoux. J'achète les médicaments que "ma blessée" demande. La pharmacienne acquiesce à sa demande. Tiens, me dis-je, ma blessée semble s'y connaître en médocs.
Nous filons ensuite au parking du pas de La Fontaine où nous retrouvons sans peine leur véhicule. Commence alors l'attente. Un quart d'heure passe, puis un autre. Elle me propose de la laisser attendre seule mais, par précaution, je lui indique que je ne peux la quitter tant que sa famille ne l'aura pas rejointe, ce qui, dans mon esprit, ne saurait évidemment plus tarder maintenant.
Mais où sont-ils donc ?

(à suivre)

lundi 14 septembre 2009

Une rencontre accidentelle (1)

Vendredi, le facteur m'a fait une jolie surprise en me livrant un petit colis contenant un gant de toilette, un pain de glace, et puis…

Flash-back. C'était au début du mois d'août dernier, un mardi. Il est un peu plus de 18.00 ce soir là, quand je quitte mon travail. En passant à hauteur de l'école des Douanes pour reprendre la rocade, de La Rochelle en direction de l'île de Ré, j'aperçois des vélos à terre, sur la piste cyclable. Une jeune femme est assise sur la piste les bras ballants la tête inclinée sur l'épaule. Un homme la soutient par le dos. Deux enfants immobiles regardent la scène. Au premier coup d'œil, je me dis qu'elle à l'air mal en point et mon âme de Saint-Bernard me commande aussitôt d'appuyer sur le frein.
Je sors de mon véhicule et fais quelques enjambées pour m'enquérir de la situation. La dame est effectivement mal en point. Regagnant l'île de Ré à vélo au terme d'une agréable balade en famille, toute la journée à La Rochelle où ils venaient de visiter l'aquarium, elle a malencontreusement enfourché un piquet métallique tenant lieu d'obstacle anti-intrusion pour les voitures (ils sont vraiment givrés d'installer des trucs pareils). Le choc a été extrêmement violent, provoquant une importante contusion sur la face antérieure de la cuisse gauche et ce qui ressemble déjà à un méga-hématome. Elle est passée par dessus son VTT, elle est sonnée et hormis sa cuisse gauche, elle souffre aussi de la mâchoire et du bassin. Elle essaye de se relever avec l'aide de son mari mais la douleur est trop forte.
J'explique que dans ces cas là, il est d'usage d'appeler le 18 pour provoquer un prompt secours pour accident sur la voie publique. Mais elle ne le veut pas et fait des efforts incroyables pour essayer de se relever, se montrant aussi stoïque qu'un professionnel du tour de France, le staff médical en moins. Elle y parvient finalement avec notre aide.
Ses enfants regardent la scène, dépités de voir leur maman souffrir de la sorte, mais elle a un sacré courage. Ils sont quelque peu désemparés, leur véhicule est garé de l'autre côté du pont de Ré, à Rivedoux. Le pont n'est pas tout près et elle n'est ni en état de marcher, ni en état de pédaler. Alors que faire ?

(à suivre)

dimanche 13 septembre 2009

vendredi 11 septembre 2009

Le branle-bas



Fidèle à la tradition culturelle et patrimoniale (maritime) de ce blog, je vous livre aujourd'hui une explication détaillée et imagée de ce que signifie le "branle-bas".

Nous la devons à la compréhension rapide, aux talents d'acteur, aux progrès stupéfiants et à la grande créativité du mousse Clément. Bienvenu à bord moussaillon !


Oui je sais cette vidéo contraste singulièrement avec le calme reposant de la vidéo d'hier. Et bien, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, c'est comme ça les petits. voilà !

PS : Je me réjouis déjà à l'idée de réveiller mes marcusettes de cette manière-là, dès la première occasion. Mais non je blague. Christina ne me laissera jamais faire ça. Mais… ça me tente, ça me tente.

jeudi 10 septembre 2009

Sondage exclusif : les parcs pour bébés au banc d'essai

25 % des utilisateurs trouvent ça génial



25 % estiment qu'ils sont plutôt confortables


25 % les trouvent parfois peu pratiques



25 % estiment même qu'ils sont limite dangereux



Ceci étant, vous l'avez compris, un seul utilisateur a bien voulu participer à ce banc d'essai et répondre à sa manière à notre sondage. :o)
Il s'agit de l'adorable petit squatter gardé depuis quelques jours par sa grand-tata Christina.

S’occuper d’un bébé, est-ce comme pour la bicyclette ?
Cette question me taraudait ces jours derniers.
La réponse est OUI ! Une fois que l'on sait faire, ça ne s’oublie plus jamais !

Et elle biche la tantine, elle biche.




Grand-Tante, ça rajeunit pas, c'est vrai (et grand-oncle non plus du reste) mais ça nous permet déjà de nous préparer à un autre statut… au cas où.

mardi 8 septembre 2009

L'ostéopathe

C'était ce matin à La Rochelle.

- Ah mais, c'est pas possible comme vous êtes noué de partout, des blocs les uns sur les autres J'en ai rarement vu des comme vous. Il va y avoir du boulot. En plus, c'est pas croyable comme vous êtes nerveux.

- Nerveux sans doute, chatouilleux sûrement !

Premier contact avec ma nouvelle ostéopathe et même si la méthode est relativement douce sans être ésotérique, je l'ai quand même senti passer au final.

Si j'osais un parallèle hasardeux, je dirais que le corps humain est un peu comme une voiture. A force de s'en servir sans jamais passer au garage, on s'expose forcément à des pannes. Le paradoxe, c'est que je suis toujours très scrupuleux sur l'entretien (coûteux) de mon véhicule.

Mais pour ma carcasse, deux ans de laisser-aller, à négliger le préventif, à grand coup de "on verra bien plus tard" ou à faire un peu n'importe quoi en croyant bien faire et voilà que les voyants rouges se sont mis à s'allumer de partout : dans les genoux, le gauche en particulier, le rachis dorso-lombaire, mais ça ce n'est pas nouveau, les cervicales, ça l'est plus. Bref, il était temps.

Et vous savez quoi ? Il y a tellement de boulot qu'on va bientôt se revoir et peut-être même que si ça se passe toujours aussi bien, on ne se quittera plus.

Enfin, c'est une image.

dimanche 6 septembre 2009

Quand Marcus fait l'Office de Tourisme



"L’île produit du rêve. Elle crée ou suscite ou réactive des fantasmes très anciens, inscrits dans la conscience des hommes de tous les temps. Elle est présente dans toutes les mythologies."
Robert CUQ : L’île : du fantasme au paysage


C'est fou ce blog !


Il y a quelques jours, je reçois un mail de Pascale qui habite en Belgique et qui m'écrit :

Bonsoir Monsieur,
Je voudrais vous remercier de m'avoir offert la chanson de Claude Nougaro. Il y a quinze jours, j'ai eu l'envie de partir ... sur une île ... déserte, loin de tout. Marcher, sentir le vent, respirer la mer... me retrouver seule, me coltiner à moi-même, juste pour apaiser... un chagrin d'enfant. Le hasard s'en est mêlé et mon île déserte est devenue l'île de Ré. le pont ? le billet d'avion à 30 euro ? une chanson ?
Qu'importe... et ce soir, je tombe sur le blog du "vieux gauchiste" , passez-moi, l'expression (j'en fait partie), de l 'île. Je viens donc une semaine en septembre et si jamais vous connaissez un petit camping, simple où je pourrais m'endormir en écoutant les vagues et le vent, planter ma tente dans un endroit charmant et déposer mon sac, pouvez-vous me le faire savoir ? Je sais, je pourrais consulter les sites des offices du tourisme mais vous êtes un amoureux de votre île, c'est pourquoi, je vous demande conseil.
Merci, sans aucune obligation de réponse.

Dans la poésie des désirs en désordre du nuage de mots de Pascale…



Je lis pêle-mêle : "vieux gauchiste" (allons donc, voilà autre chose), "île déserte" (une boutade évidemment pour Ré la blanche qui, d'île en presqu'île, tend à devenir la ville de Ré sous à la pression immobilière), mais surtout : partir, chagrin d'enfant, me retrouver seule, me coltiner à moi-même, sentir le vent, respirer la mer, loin de tout, autant de concepts qui me parlent davantage.

Pas sûr que l'île de Ré d'aujourd'hui réponde parfaitement à toutes ces exigences. Encore que !
Pour celui ou celle qui saura en trouver les clés - précisément celles que l'on n'obtiendra jamais dans les Offices de Tourisme - alors oui, peut-être que c'est encore possible.
Quoi qu'il en soit, j'ai pour habitude de répondre à mes mails ce que j'ai fait, une fois encore. Dans un second message Pascale me remercie et m'annonce qu'elle sera sur l'île de Ré dans les tout prochains jours.

Mais de rien Pascale, car je te crois bien capable d'entrevoir et de "consommer" l'île "autrement." Et si d'aventure je venais à me rendre en Belgique, je te demanderais sûrement conseil à mon tour.
En attendant… Bruxelles… Voilà justement que la chanson de l'excellent Dick Annegarn, celle que j'écoutais quand j'étais tout jeune soldat… en Allemagne, me trotte dans la tête.
Décidément, la vie est une addition de petites histoires qui tournent en boucle et de souvenirs qui s'entremêlent dans nos mémoires.

vendredi 4 septembre 2009

Fille du vent et du soleil

VGE pensait sûrement à la Présidence de la République en se rasant tous les matins.
La centrale nucléaire de Creys-Malville n'était pas encore construite, mais elle pensait déjà à l'écologie et à l'avenir de la planète.
Elle passait en boucle et à fond le 45 tours de Pierre Grocolas, "fille du vent et du soleil", laissant grande ouverte la fenêtre de sa chambre.
Moi, j'avais de l'acnée plein le front, des points noirs sur le pif et je n'étais pas très malin.
Elle, c'était Françoise, une petite voisine qui habitait une maison tout près de chez moi dans le quartier où j'avais emmenagé avec mes parents en 1971.
Autant qu'il m'en souvienne, je n'ai pas eu de nouvelles d'elle depuis trente-quatre ans. Et puis un jour…
Elle m'a retrouvé sur Facebook. Ce sont des choses qui arrivent parfois.
Et il y a des moments comme ceux-là où je me dis que j'ai bien fait de ne pas faire le choix de la clandestinité. :o)

Samedi elle sera de passage avec son homme à La Rochelle
Alors demain, je passerai le pont pour ces retrouvailles. Séquence nostalgie !

jeudi 3 septembre 2009

PLOUM, PLOUM, ce sera toi qui l'auras

Chronique d'une pandémie qui vient.
Cette fois, ça y est ! Les affiches sont placardées.
Désormais à "l'usine"(1), il est défendu de se serrer la main et d'embrasser les filles. J'ai opté pour le salut la main levé mais quand je suis avec ma polaire noire, j'évite de lever la main trop haut pour ne pas être catalogué parmi les néo.
J'avais bien pensé au salut à l'indienne, vous savez, les deux mains jointes, mais c'est un signe ostentatoire contredit par la charte de la laïcité.



Mais comment on va faire ?
J'attends avec impatience la première réunion avec nos masques à bec de canard, ça promet.
A dire vrai, je crois qu'on ne va pas faire. Car dans le genre monsieur plus, j'en rajoute toujours une couche supplémentaire. Tout récemment, j'ai alerté sur le bon usage de la fontaine à eau. Ça fait un bail que je vois des secrétaires remplir leur bouteille en mettant le goulot (léché goulûment) directement contact du robinet de ladite fontaine. Pour les gastroentérites (je comprends mieux les épidémies précédentes dans le service) c'était déjà pas ISO 9002, mais pour la grippe, c'est carrément le zéro pointé.

Je veux bien chopper la grippe, mais non d'une pipe, pas au service !
Donc je suis devenu le plus zellé collaborateur de notre service de santé. Je m'enferme dans mon bureau, je n'approche plus personne à moins de deux mètres et quand je croise quelqu'un dans l'escalier je me mets en apnée pendant dix secondes. Je me lave les paluches dix fois par jour et si quelqu'un veut me parler je lui dis : "pas le temps, envoie-moi un mail ou donne-moi un coup de fil".

Bref, Marcus est en train de devenir une espèce d'Howard Hugues.

Business is business
Vous savez quoi ? Et bien je viens de recevoir un mail :

A noter dans vos agendas ! Séminaire de formation - Jeudi 8 octobre 2009
" Grippe A/H1N1 : quelles conséquences dans l'organisation des collectivités ? "

Chers abonnés, chers utilisateurs, Mesdames, Messieurs, Cette rentrée 2009 est marquée par la virulence du virus H1N1. Face au risque de pandémie, chacun doit être informé et préparé à s'adapter aux contraintes d'une telle situation. Les collectivités territoriales ont un rôle déterminant à jouer dans ce cadre. Afin de préserver le service public et la cohésion sociale, elles se doivent d'organiser leurs services dans l'optique de la survenance éventuelle d'une crise sanitaire. Conscient des enjeux auquels vous êtes confrontés, Le réseau Trucmuche a souhaité réunir les différents acteurs concernés afin de vous apporter des solutions pratiques, d'établir un premier bilan et de vous permettre d'échanger sur ce sujet brûlant d'actualité avec vos homologues. Ainsi, cette journée d'échanges constituera l'occasion de :
  • faire un état des lieux de la situation,
  • assister à la présentation de plans de continuité de services achevés,
  • connaître les dispositifs de communication externe et interne pouvant être mis en place,
  • appréhender la gestion des équipements de protection et le pilotage en la matière,
  • échanger autour d'une table ronde réunissant les différents acteurs d'un territoire (collectivités, préfecture, associations, etc.) concernant la coordination à mettre en œuvre,
  • réfléchir à la potentielle reproductibilité de ces mesures en cas de crise différente.
Nous serons très heureux de vous accueillir à l’occasion de ce séminaire de formation. Dans l’agréable perspective de vous y rencontrer, veuillez agréer, chers abonnés, chers utilisateurs, Mesdames, Messieurs, l’expression de notre sincère considération. Un programme incluant le bulletin d'inscription vous sera transmis la semaine prochaine. Nous vous invitons d'ores et déjà à vous pré-inscrire en envoyant un courriel à Valérie Decroupette, en charge de cette formation : vdecroupette@reseautucmuche.com

TARIFS :

Organismes abonnés aux Communautés Professionnelles du
réseau Trucmuche :
  • Tarif par personne : 120 euros TTC (déjeuner compris)
  • Tarif pour 3 personnes d'un même organisme : 300 euros TTC (déjeuner compris)
Organismes non abonnés aux Communautés Professionnelles du réseau Trucmuche
  • Tarif par personne : 420 euros TTC (déjeuner compris)
  • Tarif partenaire privé : 720 euros (déjeuner compris)
Ce séminaire de formation constituant un évènement exceptionnel hors Rencontres Techniques, il n'est pas compris dans les abonnements aux Communautés Professionnelles du réseau Trucmuche. Nous vous invitons à contacter Valérie Decroupette, en charge de cette formation, si vous souhaitez vous pré-inscrire à ce séminaire ou obtenir des précisions supplémentaires (pré-inscriptions uniquement par courriel).

Franchement, est-ce bien raisonnable ?
J'espère qu'elle sera suffisamment grande la table ronde, pour ne pas être trop près les uns des autres. De toutes les manières c'est beaucoup trop tard, car il est clair qu'a la mi-octobre, on sera en plein dedans. Et puis c'est franchement idiot d'aller chopper la grippe à Paris pour 120 euros déjeuner compris pour la ramener dans mon service et sur mon île.

La grippe ne passera pas par moi et s'il n'en restait qu'un…

(1) vielle réminiscence du temps jadis où je faisais partie de la classe ouvrière.


mardi 1 septembre 2009

Bleu

Taguée en bleu par la Rainette de Bordeaux, je pose à mon tour sept photos contenant… du bleu pardi.


A vous de jouer.
Je passe la main à : Romy, Camaienne, Anthom, Tippie, Tifenn et… Béatrice bien sûr.