vendredi 30 octobre 2009

Coup de chance

Il était alors un tout jeune officier de police. Dans le métro, la jeune femme assise en face de lui avait oublié son sac en descendant à la station Montparnasse-Bienvenue. Les portes s'étaient refermées et la rame déjà repartait quand une autre voyageuse s'en était aperçue. Trop tard !
Il avait alors justifié de sa qualité auprès des autres passagers pour dire qu'il s'en occupait personnellement, prenant en charge ce sac à main lourdement chargé comme le sont si souvent les sacs des femmes.
Non chères lectrices ne voyez pas dans cette assertion la moindre critique acerbe mais plutôt un constat si souvent renouvelé.
Parvenu à son domicile, il en explorait le contenu à la recherche d'une identité, d'une adresse, d'un numéro de téléphone, rapidement découvert.
Explorer le contenu d'un sac à main, c'est tout comme violer l'intimité de la femme. Il en était parfaitement conscient et aurait pu s'en dispenser car il habitait à deux pas de la rue des Morillons, là où se trouvait le service des objets trouvés. Mais il s'était dit que ça irait bien plus vite s'il s'en occupait lui-même.
Alors il avait téléphoné à ce numéro. La jeune femme n'était pas encore rentrée chez elle. C'était sa mère qui avait pris l'appel. Ne connaissant rien de cette histoire, elle en était plutôt surprise. C'est elle qui devait apprendre, quelques minutes plus tard, la bonne nouvelle à sa fille en même temps que celle-ci, franchissant le seuil de sa porte, s'apprêtait à lui conter sa mésaventure.
Il avait précisé qu'il allait venir de suite le lui rapporter en personne, ce qu'il fit très vite en début de soirée.
La jeune femme en était tout émue. C'était presque inespéré et elle ne s'attendait certainement pas à avoir autant de chance après avoir laissé par mégarde son sac, dans une rame du métro parisien.
Hormis tous ses papiers d'identité, les clés de l'appartement, de la voiture, quelques espèces, son chéquier, sa carte de retrait bancaire et divers objets personnels, une pochette contenait les clichés de l'échographie qu'elle venait précisément de subir. Elle était enceinte de son premier enfant et, plus que tout le reste, c'était d'abord ces clichés qu'elle désespérait d'avoir perdus par négligence.
Il l'encouragea à faire preuve de plus de vigilance à l'avenir, refusa toute gratification et pris rapidement congé.
En repartant, il songea que ce n'était pas vraiment son job, lui qui travaillait dans une Direction Centrale sur des affaires d’une toute autre nature, mais il pensa aussi que, ce soir-là, dans cette famille-là et pour longtemps sans doute, l'image de la Police Nationale s'en était trouvée valorisée à moindres frais.

mercredi 28 octobre 2009

Sur l'île de Ré, le sable vaut de l'or



Hormis l'aspect touristique de la chose, une plage bien ensablée permet de conforter la dune qui se végétalise et protège tout ce qu'il y a derrière des assauts de l'océan.
Précisément, ce qu'il y a derrière ce sont d'abord des infrastructures : ligne haute tension enterrée, parkings, voirie, puis, à quelques dizaine de mètres à peine, les terrains bâtis en front de mer.



Sur la plage de Sablanceaux, le long de la dune bordière, un pipeline est en cours d'édification. Cette ligne de refoulement servira à recharger en sable les secteurs les plus exposés : au Pas de la Fontaine et au droit du marais du Défend par exemple. Personnellement, je préfère cette solution technique audacieuse à celle d'une noria de camions.



Le transit littoral comment ça marche ? (J'en ai déjà parlé ICI)
En suivant les courants, le sable va de l'amont vers l'aval, rien d'original. Ce transit maritime se double d'un transit éolien, le second pouvant tour à tour influencer positivement ou négativement le premier. C'est donc en aval qu'il faut aller draguer les sédiments sur la pointe de Sablanceaux, près de l'appontement des croisières inter-îles.



Donc, si vous passez par là et que vous remarquez ce pipeline, ne soyez pas surpris. on n'a pas trouvé de pétrole, je le confirme, on veut simplement garder notre sable pour que la plage soit encore plus belle quand vous reviendrez.

mardi 27 octobre 2009

Rétaise de coeur



Patrick a écrit sur FB : "Comment ça ? Toi une fille des montagnes s'enticher d'une île plate ? Tu me diras, c'est comme les huîtres, on s'y fait..."

Ce week-end, l'île de Ré était dans le viseur de Tifenn.
Terre à fleur d'eau où domine les grandes horizontales, l'île n'en finit pas de charmer ses visiteurs. Avec ses 85 kilomètres carrés (Paris en fait 105), l'île de Ré est un concentré de paysages.
Mais comment appréhender - l'espace de quelques heures seulement - un territoire aussi complexe et chargé d'histoire(s) qui a subi davantage de bouleversement en un demi-siècle que lors du précédent millénaire ?
Au-delà du paysage, c'est cette réalité, plus complexe, que je tente de faire partager tout en essayant de décrypter les raisons quasi-Mythiques de cet insulo-tropisme.
La beauté de l'île est dans l'œil de celui (de celle en l'occurrence) qui la regarde. Mais, pour l'insulaire lui-même, le risque n'est-il pas précisément de finir par la perdre de vue ?

En me faisant "guide" à l'occasion, en accompagnant le visiteur sur les chemins de traverse, je n'ai d'autre ambition que d'être un facilitateur qui profite également de l'occasion pour ressourcer sa propre conscience paysagère dans le plaisir et l'émerveillement de l'autre. Et ça ne manque jamais ! En fonction de sa sensibilité particulière, son attention vient se poser sur un élément du patrimoine bâti, un détail du paysage et, à chaque fois, me fait découvrir des choses passées jusqu'ici inaperçues et enrichit ma connaissance de l'île.

Merci Tifenn d'être venue ici. Merci aussi d'avoir investi notre cuisine pour quelques "transferts de technologie" supplémentaires, mais ceci est une autre histoire…


dimanche 25 octobre 2009

vendredi 23 octobre 2009

Baie de Rivedoux au petit matin

L'heure d'été vit ses derniers instants pour 2009. La lumière incidente du soleil revêt la baie de Rivedoux de ses lumières d'automne. Elle n'est jamais aussi belle, aussi paisible que dans ces moments-là. Après les flux croisés de ceux qui partent et viennent travailler, c'est un moment pivillégié, c'est l'heure des silences appuyés.





Les bernaches sont déjà là, arrivées un peu en avance me semble-t-il cette année. Il doit déjà faire bien froid sur l'Arctique, tout là-haut dans le grand nord Sibérien sur la presqu'île de Kola. Elles ont maintenant tout l'hiver pour "se remplumer".

De presqu'île… en île
Mais c'est d'autres oiseaux migrateurs que j'attends ce soir. Ils viennent du Nord eux aussi, mais leur vol sera moins long, à peine trois-cents kilomètres. C'est la petite fée de la presqu'île de Locoal et son homme qui nous rendent visite pour une petite escale rétaise touristique et gastronomique. Mais chut, c'est un secret !

mercredi 21 octobre 2009

Le Grand Bazar

Je vous le dis comme je le pense : Les libertés publiques sont rognées de jour en jour. Les media - qui se trouvent pourtant et pour l'essentiel entre les mains des puissants amis du Président - sont accusés de passer le plus clair de leur temps à dénigrer le prince, lui-même plus préoccupé il est vrai de caser le fiston qui rame dans ses études et d'assouvir sa vengeance personnelle par autorité judiciaire interposée dont il est pourtant le garant que d'apporter des réponses aux difficultés quotidiennes des Français qu'il à même aggravées pour les plus en difficultés avec la création des inénarrables pôles-emploi.
Et c'est dans ce contexte qu'est lancé avec le même argument simpliste de la simplicité, la réforme d'une des rares choses qui marche plutôt bien dans ce pays, à savoir : les collectivités territoriales, avec, par dessus le marché, une proposition de mode de scrutin dont la finalité n'est autre que de liquider la plupart des exécutifs locaux de gauche dans les régions et départements, histoire de verrouiller un peu plus la contestation politique.
Des économies ? Comptez-y. Avec le bouleversement du paysage fiscal qui s'annonce, les exclus du bouclier fiscal et tout particulièrement ceux de la classe moyenne vont en prendre plein la poire quand il va falloir payer la note, car faut-il le préciser, le pays est ruiné.
Il n'y a pas grand chose à attendre des parlementaires de la majorité. Ils sont, pour l'essentiel, dans une situation de courtisanerie "douillette", trop rares sont ceux en effet qui osent la ramener.
Alors à mi-mandat de cette présidence davantage remarquée que remarquable, je me dis que oui, vraiment, ce serait amusant et peut être même salutaire, si les juges du tribunal correctionnel de Paris refusaient de se coucher et acquittaient finalement le préjugé coupable Dominique de Villepin. Ça ne devrait pas être si difficile car le parquet de Paris, dans son réquisitoire, a ouvert un boulevard à la défense (sans jeu de mot).

dimanche 18 octobre 2009

Saisie record de charcuterie artisanale

Les douaniers ont effectué dimanche soir une saisie record de charcuterie artisanale au pont de l'île de Ré samedi dernier.
Il était près de 22H00 ce 17 octobre lorsqu'un couple d'insulaires, de retour de vacances en Savoie, se présentait à la gare de péage. Les douaniers procédaient alors à la fouille minutieuse du véhicule. La charcuterie était placée sous vide afin de tromper le flair des labradors, les chiens anti-charcuterie spécialement dressés à cet effet.
Toute la marchandise était astucieusement dissimulée dans le double fond du coffre. Pour sa défense, l'automobiliste déclara : "Que voulez-vous ma femme est de là-bas, on n'a pas pu résister". Et son épouse ajouta : "C'est rien que pour notre consommation personnelle".
Difficile à croire eu égard aux quantités saisies de : poitrine demi-sel, saucisses, pormoniers, lard fumé et saucissons fumés, ces derniers étant par ailleurs potentiellement cancérogènes.
Depuis que ces produits nocifs ont été interdits avec bonheur par le ministère de la santé de l'hygiène de vie et de la sécurité alimentaire et que les boucheries charcuteries ont été toutes fermées par la force publique, il n'est pas rare d'intercepter des toxicomanes en possession de charcuterie artisanale, cette drogue épouvantable pour la santé publique.
Rappelons toutefois que l'Union Européenne n'autorise désormais que la fabrication et la vente de charcuterie industrielle, seule en mesure de respecter les normes qu'elle a fixées pour le bien des consommateurs et qui sont de plus en plus draconiennes. C'est ainsi que vous pourrez trouver, dans votre supermarché préféré, du jambon allégé, salé à la seringue, bruni au brou de noix et finalement braisé au chalumeau. Mais c'est vous qui voyez. Bon appétit !

Bonus : Le Mont Blanc vu du col des Aravis :

vendredi 9 octobre 2009

Paf le chien, ça lui fera des vacances


J'ai un truc (pratiquement) infaillible pour respecter les limitations de vitesse.

J'ai gavé ma clé USB de musiques très cool, sympa, qui donnent envie de flaner. Et avec 140 cv sous le pied, flaner, c'est précisément ce qu'il convient de faire pour rouler en toute sécurité, garder son permis, tout en adoptant l'éco conduite.

Quoi d'autre ?

Ah oui, je vais devoir vous laisser quelques jours parce que moi aussi, je pars loin d'ici. Du coup, Paf le chien, ça lui fera des vacances.

Mais encore ?

Si je suis fan de Michel Delpech ? Oui et alors ?
Pas vous ?

mardi 6 octobre 2009

Ballade d'automne sur le sentier du douanier



C'est l'une de nos balades favorites avec Christina, nous nous y retrouvons souvent seuls tous les deux, le soir, au milieu des lapins.
C'est tout près de l'Abbaye des Châteliers, abbaye cistercienne ruinée, fondée au 12ème siècle. Classée monument historique, son périmètre est interdit à la circulation automobile et c'est tant mieux. De là, nous rejoignons à travers champ, le sentier du douanier sur la pointe des barres.

Six octobre ! La végétation a pris ses couleurs d'automne. La lumière incidente offre un nouveau regard. Au Sud-est, on aperçoit le continent, au Nord Ouest le pertuis Breton. Il ne fait pas bon traîner sur cette falaise un jour de tempête.



Des chênes verts font des efforts désespérés pour s'accrocher tout-au-bord, mais leur chute semble cependant inéluctable à cause de l'érosion de la falaise argilo-calcaire. Il y avait certainement un bois autrefois par ici.



Mais à qui donc peut bien appartenir cette paire de lunettes ? Le soleil ne se couche plus sur le pertuis Breton mais derrière le port et le village de La Flotte que l'on voit à contre jour de l'autre côté de la baie.



Voilà pourquoi je dis que c'est tous les soirs ou presque, à ceci près que ce n'est jamais pareil.
Mais c'est bientôt le crépuscule et il est temps de rentrer. Sur le chemin du retour, à hauteur de l'abbaye, un rapace vole en rase motte : "une chouette ?"… "Non, c'est un faucon crécerelle" me dit Christina.

Je repense alors à ce soir de septembre 2007 où j'étais allé prendre des photos de nuit. Une chouette effraie était alors venue tourner longuement au-dessus de moi, suffisamment près pour me rendre compte de sa présence et que je puisse la voir à deux ou trois mètres à peine. C'était un instant magique, j'avais pénétré son territoire, au royaume de la nuit, et elle venait voir de plus près qui était cet intru.

A l'évocation des aventures ornithologiques de son busard de mari, Christina réfléchit, songeuse, puis elle me gratifie d'une sortie dont elle est coutumière et qui à le don de me mettre de la plus belle humeur qui soit :

"Et bien", me dit-elle "Un jour… on reviendra la nuit."

Je l'aime ! Fermez le ban !

lundi 5 octobre 2009

Il y a huître et huître

Mais il n'est pas forcément bien vu d'en parler !

Surtout si c'est pour expliquer que les huîtres nées et élevées en mer sont naturelles et que les autres (nées et stérilisées en écloserie) ne peuvent, par voie de conséquence, prétendre à cette définition !

C'est une fois encore, le combat de David (une poignée d'irréductibles ostréiculteurs soucieux de conserver à la fois leur indépendance professionnelle et le caractère naturel de toute la chaine de production) contre Goliath (les écloseurs, soutenus par les pouvoirs publics et l'IFREMER, promoteurs des huîtres tétraploïdes et triploïdes de laboratoires).
Un combat pour l'indépendance d'un métier ancestral qui n'est pas sans rappeler celui mené par certains agriculteurs contre les semenciers pour sauvegarder la diversité.
Pour parodier Nicolas Sarkozy, je vous demanderais volontiers de me dire si vous trouvez normal que, dans ce pays, un ostréiculteur puisse être poursuivi en justice au seul motif qu'il certifierait, par voie d'étiquetage, que ses huîtres, issues d'un captage naturel sont nées et élevées en mer ?
Par ailleurs, j'estime personnellement avoir le droit de savoir ce que je vais acheter ou trouver dans mon assiette. Or s'agissant des huîtres, ce droit à l'information du consommateur, qui constitue pourtant un minimum, est actuellement refusé par l'État.

Quels intérêts puissants, cette volonté de transparence, peut-elle bien déranger ?
En réalité, en arrière plan, c'est la question de la brevetabilité du vivant qui est sur le tapis. A supposer que les écloseurs en viennent à éliminer toute alternative, ils tiendront alors entre leur main toute une profession et conditionneront à la fois la production et le négoce.
A la clé une probable fuite en avant avec une course à la surproduction conduisant à une surexploitation de l'estran et du biotope en mer (techniques des filières). L'épizootie en cours apparaît pourtant bien comme un sérieux coup de semonce.

Alors qui de David ou de Goliath l'emportera ?
Cela ne dépendra pas exclusivement de la seule volonté des producteurs de résister car la volonté des consommateurs d'être ou pas des consommacteurs - c'est-à-dire de suivre ou pas cette dangereuse pente glissante comme des moutons - pourra également peser fortement dans le débat.

Aussi quand vous achèterez des huîtres pour Noël ou le jour de l'an, demandez donc si elles sont naturelles ou d'écloserie. Le vendeur vous dira probablement n'importe quoi, car seul le producteur le sait et lui n'a même pas le droit de l'écrire.

Cliquez sur l'image pour en savoir plus avec le groupe de discussion sur facebook.


Merci de bien vouloir faire connaître cette action.

dimanche 4 octobre 2009

La Bretagne nous gagne

Avertissement : Si vous avez des problèmes avec votre cholestérol, alors fuyez, ce billet n'est pas pour vous.

Samedi après-midi à Saint-Martin de Ré, en descendant la rue de Sully, au numéro 3 très exactement, juste en face de de la librairie Ré-presse, une nouvelle boutique m'interpelle.


Une boutique de fringues ? Non pas ! Il s'agit d'une chocolaterie - biscuiterie et pas n'importe laquelle, puisque la maison Larnicol a débarqué à Saint-Martin de Ré.

A nous kouignettes, torchettes et galettes.

Tiens justement, les kouignettes, c'est ça. J'en avais dégusté quelques unes sur le port d'Auray à Saint-Goustan. C'est une tuerie (après les beignets et les chichis de la maison Fricot on avait bien besoin de ça pour arranger la gravure).

Les amateurs trouveront également toute une gamme de chocolats (bonjour les dégâts).



Après une belle expansion en Bretagne assise sur une longue tradition familiale : Concarneau, Pont-Aven, Quimper, locronan, Saint-Goustan, Guérande, Nantes et La Baule, la maison Larnicol semble donc vouloir partir à la conquête du marché national avec ses boutiques à Bordeaux, La Rochelle et celle-ci, toute récente, à Saint-Martin de Ré. Elle a très certainement les moyens de ses ambitions.

Un seul regret toutefois : venir vendre des caramels à la fleur de sel de Guérande sur l'île de Ré confine à la provocation. ;o)

vendredi 2 octobre 2009

La connerie c'est pas le carbone, ça se compense pas.

Puisqu'il est question de taxer les émissions de CO avec une taxe carbone rebaptisée taxe anti-carbone, l'idée m'est venue en ma qualité de Président de L'île de Ré, de m'y mettre aussi. Toutefois, la majorité des rétais circulant soit dans de grosses cylindrées, soit dans des 4x4 hypertrophiés, ou bien encore avec des voitures de collections bien polluantes, c'est politiquement difficile à assumer d'autant que nous ici, à dire vrai, le carbone on s'en tape un peu, avec les vents dominants qui renvoient tout sur le continent.
Non, la seule matière inépuisable et polluante qu'il importe de taxer ici, c'est plutôt la connerie avec le déferlement touristique de la saison estivale. Ainsi donc, devrait logiquement entrer dans le champ d'application de la future taxe anti-connerie, le fait de :
  1. Se faire cramer la couenne à la plage entre 12:00 et 16:00
  2. Se faire bronzer sur une feuille de papier d'aluminium (c'est arrivé).
  3. Laisser le petit se baigner seul avec son bateau gonflable par vent de terre.
  4. Laisser les reliefs de son pique-nique sur le sable, où pire, les enfouir.
  5. Boire des canettes en verre et les casser sur les galets.
  6. Saloper la plage avec ses mégots de cigarette.
  7. Embringuer de tout jeunes enfants dans un tour de l'île à vélo épuisant, avec ce fichu vent thermique qui change de direction dans la journée.
  8. Partir en randonnée cycliste sans eau.
  9. Louer un vélo sans savoir faire du vélo (si, si, j'en vois tous les ans).
  10. Pédaler deux heures durant le dos nus en plein soleil.
  11. Trimballer des tout petits dans un état comateux accablés qu'ils sont par la chaleur, dans des carrioles le nez à hauteur des pots d'échappement.
  12. Houspiller sans arrêt ses mômes sur la piste cyclable en faisant chier les riverains.
  13. Laisser ces mêmes gamins se présenter systématiquement les premiers aux intersections dangereuses.
  14. Faire du vélo sur les remparts.
  15. Faire du vélo sur le sentier du douanier passant tout au bord de la falaise.
  16. Faire du vélo de nuit et sans lumière sur les pistes cyclables.
  17. Négliger de prendre la piste cyclable et se traîner sur la route à deux de front avec l'air de dire au couillon d'insulaire qui bosse "nous sommes en vacances sur l'île de Ré et on vous emmerde".
  18. Se précipiter par milliers à Saint-Martin ou au Phare des Baleines dès que le temps est gris et qu'il n'est plus permis de cultiver tranquillement son mélanome à la plage.
  19. Partir à la pêche à pieds quand tous les autres reviennent à la côte (la mer également).
  20. Se claquer l'aorte en portant des quantités déraisonnables de coquillages sur des kilomètres.
  21. Etre assis à la terrasse d'un café avec la couille qui dépasse du short.
  22. Pique-niquer au bord des routes départementales.
  23. Faire ses courses au supermarché en slip de bain.
  24. Faire ses courses aux heures de pointe.
  25. Et, plus généralement, être en tout temps, en tout lieu, au même endroit et au même moment que les autres, histoire d'apporter par cet instinct grégaire sa modeste contribution à l'enfer estival.
Car l'enfer, c'est bien connu, c'est les autres !

D'aucuns objecteront que c'est probablement pour être moins dépaysé à la rentrée.
A ceux-ci je dirai sans détour que la question du chèque de compensation de la taxe anti-connerie ne se posera pas : la connerie c'est pas le carbone, ça se compense pas !

jeudi 1 octobre 2009

Comment vous dire ?

… C'est tous les soirs comme ça en ce moment. Alors autant que je vous en fasse profiter un peu, pas vrai ?


Sainte-Marie de Ré le 30 septembre 2009 à 19:45.