
Il était alors un tout jeune officier de police. Dans le métro, la jeune femme assise en face de lui avait oublié son sac en descendant à la station Montparnasse-Bienvenue. Les portes s'étaient refermées et la rame déjà repartait quand une autre voyageuse s'en était aperçue. Trop tard !
Il avait alors justifié de sa qualité auprès des autres passagers pour dire qu'il s'en occupait personnellement, prenant en charge ce sac à main lourdement chargé comme le sont si souvent les sacs des femmes.
Non chères lectrices ne voyez pas dans cette assertion la moindre critique acerbe mais plutôt un constat si souvent renouvelé.
Parvenu à son domicile, il en explorait le contenu à la recherche d'une identité, d'une adresse, d'un numéro de téléphone, rapidement découvert.
Explorer le contenu d'un sac à main, c'est tout comme violer l'intimité de la femme. Il en était parfaitement conscient et aurait pu s'en dispenser car il habitait à deux pas de la rue des Morillons, là où se trouvait le service des objets trouvés. Mais il s'était dit que ça irait bien plus vite s'il s'en occupait lui-même.
Alors il avait téléphoné à ce numéro. La jeune femme n'était pas encore rentrée chez elle. C'était sa mère qui avait pris l'appel. Ne connaissant rien de cette histoire, elle en était plutôt surprise. C'est elle qui devait apprendre, quelques minutes plus tard, la bonne nouvelle à sa fille en même temps que celle-ci, franchissant le seuil de sa porte, s'apprêtait à lui conter sa mésaventure.
Il avait précisé qu'il allait venir de suite le lui rapporter en personne, ce qu'il fit très vite en début de soirée.
La jeune femme en était tout émue. C'était presque inespéré et elle ne s'attendait certainement pas à avoir autant de chance après avoir laissé par mégarde son sac, dans une rame du métro parisien.
Hormis tous ses papiers d'identité, les clés de l'appartement, de la voiture, quelques espèces, son chéquier, sa carte de retrait bancaire et divers objets personnels, une pochette contenait les clichés de l'échographie qu'elle venait précisément de subir. Elle était enceinte de son premier enfant et, plus que tout le reste, c'était d'abord ces clichés qu'elle désespérait d'avoir perdus par négligence.
Il l'encouragea à faire preuve de plus de vigilance à l'avenir, refusa toute gratification et pris rapidement congé.
En repartant, il songea que ce n'était pas vraiment son job, lui qui travaillait dans une Direction Centrale sur des affaires d’une toute autre nature, mais il pensa aussi que, ce soir-là, dans cette famille-là et pour longtemps sans doute, l'image de la Police Nationale s'en était trouvée valorisée à moindres frais.
Il avait alors justifié de sa qualité auprès des autres passagers pour dire qu'il s'en occupait personnellement, prenant en charge ce sac à main lourdement chargé comme le sont si souvent les sacs des femmes.
Non chères lectrices ne voyez pas dans cette assertion la moindre critique acerbe mais plutôt un constat si souvent renouvelé.
Parvenu à son domicile, il en explorait le contenu à la recherche d'une identité, d'une adresse, d'un numéro de téléphone, rapidement découvert.
Explorer le contenu d'un sac à main, c'est tout comme violer l'intimité de la femme. Il en était parfaitement conscient et aurait pu s'en dispenser car il habitait à deux pas de la rue des Morillons, là où se trouvait le service des objets trouvés. Mais il s'était dit que ça irait bien plus vite s'il s'en occupait lui-même.
Alors il avait téléphoné à ce numéro. La jeune femme n'était pas encore rentrée chez elle. C'était sa mère qui avait pris l'appel. Ne connaissant rien de cette histoire, elle en était plutôt surprise. C'est elle qui devait apprendre, quelques minutes plus tard, la bonne nouvelle à sa fille en même temps que celle-ci, franchissant le seuil de sa porte, s'apprêtait à lui conter sa mésaventure.
Il avait précisé qu'il allait venir de suite le lui rapporter en personne, ce qu'il fit très vite en début de soirée.
La jeune femme en était tout émue. C'était presque inespéré et elle ne s'attendait certainement pas à avoir autant de chance après avoir laissé par mégarde son sac, dans une rame du métro parisien.
Hormis tous ses papiers d'identité, les clés de l'appartement, de la voiture, quelques espèces, son chéquier, sa carte de retrait bancaire et divers objets personnels, une pochette contenait les clichés de l'échographie qu'elle venait précisément de subir. Elle était enceinte de son premier enfant et, plus que tout le reste, c'était d'abord ces clichés qu'elle désespérait d'avoir perdus par négligence.
Il l'encouragea à faire preuve de plus de vigilance à l'avenir, refusa toute gratification et pris rapidement congé.
En repartant, il songea que ce n'était pas vraiment son job, lui qui travaillait dans une Direction Centrale sur des affaires d’une toute autre nature, mais il pensa aussi que, ce soir-là, dans cette famille-là et pour longtemps sans doute, l'image de la Police Nationale s'en était trouvée valorisée à moindres frais.




























