jeudi 31 décembre 2009
lundi 28 décembre 2009
Féline au paradis des chats
Jean Cocteau disait : "Petit à petit, les chats deviennent l'âme de la maison."
Sans qu'il soit besoin du vétérinaire, Féline s'est éteinte doucement dans sa maison, après avoir passé dix ans et huit mois en notre compagnie. Elle laisse un grand vide et sa maîtresse inconsolable. Elle reposera tout près du banc du jardin où elle venait l'été la rejoindre et lui tenir compagnie.
Libellés :
Le chat dans tous ses états
dimanche 27 décembre 2009
Il y a dix ans : la tempête Martin du 27 décembre 1999
Dès le milieu de la matinée, Météo France l'avait annoncée : "Une nouvelle dépression se creuse actuellement sur le proche Atlantique et abordera le golfe de Gascogne en fin d'après-midi. Elle se décalera rapidement dans la nuit vers l'est en longeant le 45e déplaçant la tempête des côtes atlantiques vers la Méditerranée. Le vent d'abord au secteur ouest tournera rapidement au nord-ouest et c'est à ce moment qu'il sera le plus fort. Des rafales entre 100 et 130 km/h sont attendues sur l'ensemble des régions concernées par l'alarme. Des pointes jusqu'à 150 km/h sont même possibles par endroits. Les vents moyens seront également soutenus entre 60 et 80 km/h, même à l'intérieur des terres".
Pourtant, dans cette période de fêtes où l'attention des autorités se focalisaient sur la marée noire de l'Erika et l'éventuel bug informatique de l'an 2000, cette nouvelle dépression était passée pratiquement inaperçue du grand public et les cartes de vigilance météo n'étaient pas encore à l'ordre du jour.
Ce lundi-là, j'étais au bureau. Le soir, il était prévu que je réponde à l'invitation du préfet pour une réunion d'information sur la marée noire que l'on pensait imminente du côté du nord de l'île de Ré. J'étais alors président de Rivedoux-Environnement, une association agrée de protection de l'environnement.
En début d'après midi, je prends connaissance de l'aggravation possible de la météo. J'appelle au téléphone ma collègue et amie Bénédicte, présidente de l'association avenir du Bois : "Tu sais, il se pourrait bien qu'après la réunion en préfecture, on reste coincé par la tempête sur le continent. Aussi je te propose de laisser notre ami René, président de l'Association pour la protection des sites de La Couarde, y aller seul et nous représenter. Lui au moins, il n'a plus d'enfant à charge." Puis je suis rentré plus tôt qu'à l'habitude, vers 16:45. En passant le pont, ça soufflait déjà mais pas plus que ça. C'est seulement dans la soirée, autour de 18 heures que l'ouragan est arrivé.
Singulièrement, c'est Martine, ma belle sœur en Savoie qui nous fait prendre conscience de la gravité de la situation. Elle appelle pour demander des nouvelles car elle vient d'apprendre par la radio que les vitres de la marquise de la gare de La Rochelle n'ont pas résisté à la force des vents. Le verre brisé est tombé sur les quais. Peu de temps après son appel téléphonique, l'électricité, le téléphone sont coupés. C'est une tempête "sèche", il ne pleut pas. Le sel emporté par les embruns jusqu'à cent kilomètres à l'intérieur des terres provoque des courts-circuits sur les isolateurs des lignes à haute tension et sur les postes de transformation, quand ce ne sont pas les pylônes qui se couchent carrément.
Dans la lueur des bougies, nous entendons le vent hurler et la carcasse de la maison vibrer. Pendant cinq heures au moins, la toiture va subir les assauts des bourrasques.
Je tremble pour le volet roulant de la fenêtre du bureau qui bien que complètement fermée, semble être aspirée par l'effet venturi qui se produit dans la cour. Sur le toit, les tuiles tiges de botte se mettent à danser. Elles se soulèvent et retombent par plaques entières, lourdement. Chance, les pignons et les tuiles de rive ne sont pas exposées. L'expérience révélera qu'il est hautement préférable d'exposer la pente des toits au vent dominant plutôt que les pignons car une fois la rive décollée, les tuiles s'envolent ligne à ligne les unes après les autres. Je pense à mes deux pins : pourvu qu'ils tiennent. Je pense à Pascale dont le mari est en déplacement professionnel. Elle se retrouve seule avec ses deux jeunes enfants dans les bois de Rivedoux. Je pense à ceux qui habitent sur la côte et je me dis que je préfère être là où je suis car le baromètre indique que la dépression est exceptionnelle, c'est du jamais vu, et la surcote de marée à marée haute a du être impressionnante (et elle le sera en effet, de l'ordre de 80 cm) et avec elle le spectre de la submersion marine… au moins ma maison n'est-elle pas exposée à ce risque là.
Pas question de sortir évidemment. J'entrouvre à peine de temps à autre la porte d'entrée pour jeter un coup d'œil. Vers 21 heures, la masse sombre du cyprès de mon voisin n'apparaît plus derrière sa maison. Il a basculé sur la propriété voisine. Autour de la table, c'est la consternation, mes beaux-parents sont là. En Savoie où vivent ces montagnards pur jus, de pareils coup de vents sont rares. Belle-maman plutôt loquace à l'habitude est entré dans un silence radio inhabituel qui en dit long sur son inquiétude. Une inquiétude qui ne gagne pas totalement les filles toutes excitées par cette ambiance insolite. On joue à la lueur des bougies, mais sans chauffage, la température baisse vite et pas question de faire du feu dans la cheminée avec un vent pareil.
Autour de minuit le vent faiblit enfin, et bien que Christina ronchonne, je fais une sortie peu avant une heure du matin. Mes pins sont inclinés mais ils ont tenu le coup. Je vais simplement devoir les abattre. Sur le port de Rivedoux, la route qui longe le quai est, jonchée de tuiles brisées. Dans le village les routes sont coupées par des arbres, essentiellement pins et cyprès, le mauvais enracinement de ces derniers leur a été fatal. Ceux qui ne sont pas couchés sont souvent brisés à mi hauteur. Sur la cote, le recul des dunes a été sévère. Au point de menacer des constructions sur la dune du quartier de la Garenne.
Je me rends chez mes parents à Saint-Martin. Bien m'en a pris, papa, 80 ans, a déjà sorti l'échelle pour aller inspecter les dégâts et c'est moi qui m'en charge. Ensemble nous nous rendons aux Grenettes, à Sainte-Marie, où vivent ma Soeur et sa famille. Ils sont en Savoie. Nous finissons le trajet à pied car les rues du quartier sont inaccessibles en raison de la chute des arbres. Dans le camping voisin des mobiles-homes sont éventrés, retournées. Je dégage à la tronçonneuse la route des Grenettes devant chez ma Sœur. Rétablir l'accessibilité de leur entrée c'est déjà ça ! Leur maison n'a pas subi de dommages mais leurs arbres ont subi des dommages importants.
Accompagné cette fois de Christina, je me rends chez Pascale. Sa maison, on ne la voit plus. Des pins d'une vingtaine de mètres sont tombés dessus. Je crains le pire mais alors que j'essaye de me frayer un chemin entre les branches, son père vient à ma rencontre. La veille en fin d'après-midi, elle avait pris la précaution de partir se mettre à l'abri avec ses enfants chez ses parents sur le continent, évitant ainsi une nuit de cauchemar et peut-être même pire car la toiture de sa maison est éventrée.
Ailleurs ce sera bien pire. A Port-des-Barques la mer a sauté les digues inondant le village, dans la presqu'île d'Arvert, la forêt est en vrac, tout comme en Haute-Saintonge où il faudra souvent plus d'une semaine pour rétablir l'électricité. A La Rochelle, le port de Pêche et le port de plaisance des Minimes sont très endommagés. Sur tout le littoral, les exploitations ostréicoles, concessions et établissements, sont ravagées. Des bateaux se retrouvant échoués dans les marais loin de la côte sont autant de visons insolites qui témoignent de la violence de la tempête.
Dans le pays, les dégâts sont immenses. Après la tempête Lothar du 25 décembre, la tempête Martin du 27 fera mettre à la France un genou à terre. De mémoire des Eaux et Forêts on ne retrouve pas trace de tempêtes d'une telle ampleur s'engageant aussi loin dans la profondeur. Certains s'interrogent déjà et y voient très certainement la marque du dérèglement climatique. Le bilan économique et écologique est considérable, avec 140 Millions de M3 de bois abattu le paysage a changé. Le bilan humain est lourd. Après les 24 morts de la tempête Lothar, 27 personnes personnes trouvent la mort en France avec de la tempête Martin et parmi celles-ci 13 en Charente-Maritime.
Ces tempêtes marqueront durablement les esprits. Dans les mois et les années qui suivent, chaque annonce de nouvelle tempête (parfois surévaluée) génère une véritable inquiétude. Avoir vécu la tempête du siècle restera une expérience étrange qui rend forcément humble face à la puissance des éléments. Le souvenir le plus marquant viendra les jours suivants avec ces brûlots sans fin dans les champs, dans les campings et dans les jardins, avec cette fumée flottant partout sur l'île de Ré pendant des jours durant comme sur un champ après la bataille.
Pourtant, dans cette période de fêtes où l'attention des autorités se focalisaient sur la marée noire de l'Erika et l'éventuel bug informatique de l'an 2000, cette nouvelle dépression était passée pratiquement inaperçue du grand public et les cartes de vigilance météo n'étaient pas encore à l'ordre du jour.
Ce lundi-là, j'étais au bureau. Le soir, il était prévu que je réponde à l'invitation du préfet pour une réunion d'information sur la marée noire que l'on pensait imminente du côté du nord de l'île de Ré. J'étais alors président de Rivedoux-Environnement, une association agrée de protection de l'environnement.
En début d'après midi, je prends connaissance de l'aggravation possible de la météo. J'appelle au téléphone ma collègue et amie Bénédicte, présidente de l'association avenir du Bois : "Tu sais, il se pourrait bien qu'après la réunion en préfecture, on reste coincé par la tempête sur le continent. Aussi je te propose de laisser notre ami René, président de l'Association pour la protection des sites de La Couarde, y aller seul et nous représenter. Lui au moins, il n'a plus d'enfant à charge." Puis je suis rentré plus tôt qu'à l'habitude, vers 16:45. En passant le pont, ça soufflait déjà mais pas plus que ça. C'est seulement dans la soirée, autour de 18 heures que l'ouragan est arrivé.
Singulièrement, c'est Martine, ma belle sœur en Savoie qui nous fait prendre conscience de la gravité de la situation. Elle appelle pour demander des nouvelles car elle vient d'apprendre par la radio que les vitres de la marquise de la gare de La Rochelle n'ont pas résisté à la force des vents. Le verre brisé est tombé sur les quais. Peu de temps après son appel téléphonique, l'électricité, le téléphone sont coupés. C'est une tempête "sèche", il ne pleut pas. Le sel emporté par les embruns jusqu'à cent kilomètres à l'intérieur des terres provoque des courts-circuits sur les isolateurs des lignes à haute tension et sur les postes de transformation, quand ce ne sont pas les pylônes qui se couchent carrément.
Dans la lueur des bougies, nous entendons le vent hurler et la carcasse de la maison vibrer. Pendant cinq heures au moins, la toiture va subir les assauts des bourrasques.Je tremble pour le volet roulant de la fenêtre du bureau qui bien que complètement fermée, semble être aspirée par l'effet venturi qui se produit dans la cour. Sur le toit, les tuiles tiges de botte se mettent à danser. Elles se soulèvent et retombent par plaques entières, lourdement. Chance, les pignons et les tuiles de rive ne sont pas exposées. L'expérience révélera qu'il est hautement préférable d'exposer la pente des toits au vent dominant plutôt que les pignons car une fois la rive décollée, les tuiles s'envolent ligne à ligne les unes après les autres. Je pense à mes deux pins : pourvu qu'ils tiennent. Je pense à Pascale dont le mari est en déplacement professionnel. Elle se retrouve seule avec ses deux jeunes enfants dans les bois de Rivedoux. Je pense à ceux qui habitent sur la côte et je me dis que je préfère être là où je suis car le baromètre indique que la dépression est exceptionnelle, c'est du jamais vu, et la surcote de marée à marée haute a du être impressionnante (et elle le sera en effet, de l'ordre de 80 cm) et avec elle le spectre de la submersion marine… au moins ma maison n'est-elle pas exposée à ce risque là.
Pas question de sortir évidemment. J'entrouvre à peine de temps à autre la porte d'entrée pour jeter un coup d'œil. Vers 21 heures, la masse sombre du cyprès de mon voisin n'apparaît plus derrière sa maison. Il a basculé sur la propriété voisine. Autour de la table, c'est la consternation, mes beaux-parents sont là. En Savoie où vivent ces montagnards pur jus, de pareils coup de vents sont rares. Belle-maman plutôt loquace à l'habitude est entré dans un silence radio inhabituel qui en dit long sur son inquiétude. Une inquiétude qui ne gagne pas totalement les filles toutes excitées par cette ambiance insolite. On joue à la lueur des bougies, mais sans chauffage, la température baisse vite et pas question de faire du feu dans la cheminée avec un vent pareil.
Autour de minuit le vent faiblit enfin, et bien que Christina ronchonne, je fais une sortie peu avant une heure du matin. Mes pins sont inclinés mais ils ont tenu le coup. Je vais simplement devoir les abattre. Sur le port de Rivedoux, la route qui longe le quai est, jonchée de tuiles brisées. Dans le village les routes sont coupées par des arbres, essentiellement pins et cyprès, le mauvais enracinement de ces derniers leur a été fatal. Ceux qui ne sont pas couchés sont souvent brisés à mi hauteur. Sur la cote, le recul des dunes a été sévère. Au point de menacer des constructions sur la dune du quartier de la Garenne.
Je me rends chez mes parents à Saint-Martin. Bien m'en a pris, papa, 80 ans, a déjà sorti l'échelle pour aller inspecter les dégâts et c'est moi qui m'en charge. Ensemble nous nous rendons aux Grenettes, à Sainte-Marie, où vivent ma Soeur et sa famille. Ils sont en Savoie. Nous finissons le trajet à pied car les rues du quartier sont inaccessibles en raison de la chute des arbres. Dans le camping voisin des mobiles-homes sont éventrés, retournées. Je dégage à la tronçonneuse la route des Grenettes devant chez ma Sœur. Rétablir l'accessibilité de leur entrée c'est déjà ça ! Leur maison n'a pas subi de dommages mais leurs arbres ont subi des dommages importants.
Accompagné cette fois de Christina, je me rends chez Pascale. Sa maison, on ne la voit plus. Des pins d'une vingtaine de mètres sont tombés dessus. Je crains le pire mais alors que j'essaye de me frayer un chemin entre les branches, son père vient à ma rencontre. La veille en fin d'après-midi, elle avait pris la précaution de partir se mettre à l'abri avec ses enfants chez ses parents sur le continent, évitant ainsi une nuit de cauchemar et peut-être même pire car la toiture de sa maison est éventrée.
Ailleurs ce sera bien pire. A Port-des-Barques la mer a sauté les digues inondant le village, dans la presqu'île d'Arvert, la forêt est en vrac, tout comme en Haute-Saintonge où il faudra souvent plus d'une semaine pour rétablir l'électricité. A La Rochelle, le port de Pêche et le port de plaisance des Minimes sont très endommagés. Sur tout le littoral, les exploitations ostréicoles, concessions et établissements, sont ravagées. Des bateaux se retrouvant échoués dans les marais loin de la côte sont autant de visons insolites qui témoignent de la violence de la tempête.
Dans le pays, les dégâts sont immenses. Après la tempête Lothar du 25 décembre, la tempête Martin du 27 fera mettre à la France un genou à terre. De mémoire des Eaux et Forêts on ne retrouve pas trace de tempêtes d'une telle ampleur s'engageant aussi loin dans la profondeur. Certains s'interrogent déjà et y voient très certainement la marque du dérèglement climatique. Le bilan économique et écologique est considérable, avec 140 Millions de M3 de bois abattu le paysage a changé. Le bilan humain est lourd. Après les 24 morts de la tempête Lothar, 27 personnes personnes trouvent la mort en France avec de la tempête Martin et parmi celles-ci 13 en Charente-Maritime.
Ces tempêtes marqueront durablement les esprits. Dans les mois et les années qui suivent, chaque annonce de nouvelle tempête (parfois surévaluée) génère une véritable inquiétude. Avoir vécu la tempête du siècle restera une expérience étrange qui rend forcément humble face à la puissance des éléments. Le souvenir le plus marquant viendra les jours suivants avec ces brûlots sans fin dans les champs, dans les campings et dans les jardins, avec cette fumée flottant partout sur l'île de Ré pendant des jours durant comme sur un champ après la bataille.
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souvenirs
samedi 26 décembre 2009
L'île invisible
En 2006, trois ans avant le débat sur l'identité nationale, la question de l'identité rétaise était abordée à travers cette question "qu'est-ce qui est invisible sur l'île de Ré ?" J'ai retenu deux extraits.
Commerçant, philosophe à ses heures, Luc dont j'ai déjà parlé sur ce blog est natif de l'île de Ré. Depuis le bâteau-phare à Saint-Martin de Ré, il aborde sans détour la question de l'identité rétaise qui disparait à cause des mutations induites par le pont.
Commerçant, philosophe à ses heures, Luc dont j'ai déjà parlé sur ce blog est natif de l'île de Ré. Depuis le bâteau-phare à Saint-Martin de Ré, il aborde sans détour la question de l'identité rétaise qui disparait à cause des mutations induites par le pont.
Marpessa, "néo-rétaise" évoque le contraste "violent" des saisons, le choc avec les touristes. Pour elle, dans le rapport à l'insularité, il n'y a pas une seule manière de vivre en Ré mais plusieurs, selon le moment, l'histoire personnelle et la perception des choses de chacun. Autant de paramètres déterminants mais invisibles de prime abord, qui ne se révèlent qu'après l'installation sur l'île.
Max fait sienne la phrase d'Antoine de Saint-Exupéry : "On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux". Il y a certainement quelque chose de vrai là-dedans s'agissant au moins du rapport particulier entretenu par chacun avec son insularité.
reportages BlipTV 2006
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Images de Ré,
insolite
jeudi 24 décembre 2009
24 décembre 1959
On raconte dans la famille qu'elle n'a jamais manqué une seule messe de Noël, hormis celle de Noël 1959. A dire vrai, ce n'était pas vraiment de sa faute, et pour cause ! Ce 24 décembre 1959, belle-maman était à la maternité… pour la naissance de la petite Christina bien sûr.
Fêter son anniversaire la veille de Noël, à la veille d'une échéance pareille et alors qu'il y a bien souvent tant à faire par ailleurs, ce n'est pas de chance.
Néanmoins cette année, elle a eu un cadeau. Ne reculant devant aucun sacrifice je jui ai dit : "choisis ce que tu veux." Et là, mesdames, je mesure à quel point ma femme est merveilleuse, car là où tant d'entre-vous m'auraient probablement traîné sans vergogne hésiter place Vendome pour je ne sais quelle futilité qui brille, Christina a choisi :

Un tablier de cuisine ! (avec les petits chats qui le font bien).
Pour conclure fort à propos ce billet sur marosière petite femme que j'aime tant, j'ouvre une papillote Révillon en buvant mon café posé tout près du clavier. Et là je lis une citation de Madame de Genlis qui tombe à pic (je la pose en photo sinon vous ne m'auriez pas cru) :
Comme le disait la Mère Denis : "Ça c'est vrai" !
Bon anniversaire ma Chérie.
Fêter son anniversaire la veille de Noël, à la veille d'une échéance pareille et alors qu'il y a bien souvent tant à faire par ailleurs, ce n'est pas de chance.
Néanmoins cette année, elle a eu un cadeau. Ne reculant devant aucun sacrifice je jui ai dit : "choisis ce que tu veux." Et là, mesdames, je mesure à quel point ma femme est merveilleuse, car là où tant d'entre-vous m'auraient probablement traîné sans 
Un tablier de cuisine ! (avec les petits chats qui le font bien).
Pour conclure fort à propos ce billet sur ma
Comme le disait la Mère Denis : "Ça c'est vrai" !Bon anniversaire ma Chérie.
lundi 21 décembre 2009
Hiver
Aujourd'hui, 21 décembre, solstice d'hiver, c'est le traditionnel
concours photo des saisons organisé par Béatrice.
C'est aussi le prétexte à un petit tour des blogs participants
pour décliner les saisons dans les régions.

Pour ma part j'ai choisi celle-ci (de l'hiver 2008-2009).
Pour l'instant, la douceur océanique a épargné l'île de Ré de la neige et du verglas.
concours photo des saisons organisé par Béatrice.
C'est aussi le prétexte à un petit tour des blogs participants
pour décliner les saisons dans les régions.

Pour ma part j'ai choisi celle-ci (de l'hiver 2008-2009).
Pour l'instant, la douceur océanique a épargné l'île de Ré de la neige et du verglas.
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Images de Ré
samedi 19 décembre 2009
Elisa
Sur l'un de ces premiers billets, Elisa (MoiJe) racontait :
"Je suis moi, jeune femme IMC, qui veut hurler au monde que même si je ne marche pas sur mes jambes, même si je ne prononce pas des paroles structurées, même si mon corps est réticent à mes sollicitations, je vois ce qui m’entoure, j’entends ce qui ce dit et surtout je suis sensible à l’autre ; et en plus je pense oui je le dis deux fois pour être sure d’être entendue je pense moi
Et c’est là l’idée de ce blog montrer mes créations artistiques mais surtout expliquer au fil du temps que les IMC mutiques sont des êtres pensants malgré leur difficultés de communication ils sont part entière de l’humanité
Je me doute que cette présentation hurlante n’est pas dans la norme mais c’est moi je qui parle et j’ai des cris enfouis en moi chaque fois qu’un regard se détourne de moi, chaque fois qu’une parole blessante m’arrive aux oreilles, chaque fois que je sens réticence ou peur autour de moi"
A travers elle, ses écrits sur son blog, j'ai découvert la condition des personnes mutiques dont j'ignorais tout. Condamnée au silence pendant plus de quarante ans, emprisonnée dans son propre corps, mais entendant tout et comprenant tout, c'est avec une volonté hors du commun qu'Elisa a réussi à s'en évader par la communication facilitée, en pointant des lettres sur son clavier.
Comme elle le disait elle-même, Elisa avait la chance de pouvoir compter sur l'amour et le dévouement des siens : de ses chers parents, de sa grande sœur Anne-Marie en particulier, à qui je pense tout particulièrement, elle qui doit ressentir un vide immense.
Depuis quelques temps déjà Elisa partageait son temps entre son foyer et un appartement à Lyon qu'elle partageait avec sa sœur. Dans ses écrits, les mots joie et lumière revenaient souvent. Elle avait même écrit un livre aux prix d'incroyables efforts : spirale de vie, spirale d'amour publié aux éditions Baudelaire
Elisa s'en est allée dans la paix, samedi 19 décembre au matin, nous laissant son souvenir et son bouleversant témoignage.
"Je suis moi, jeune femme IMC, qui veut hurler au monde que même si je ne marche pas sur mes jambes, même si je ne prononce pas des paroles structurées, même si mon corps est réticent à mes sollicitations, je vois ce qui m’entoure, j’entends ce qui ce dit et surtout je suis sensible à l’autre ; et en plus je pense oui je le dis deux fois pour être sure d’être entendue je pense moiEt c’est là l’idée de ce blog montrer mes créations artistiques mais surtout expliquer au fil du temps que les IMC mutiques sont des êtres pensants malgré leur difficultés de communication ils sont part entière de l’humanité
Je me doute que cette présentation hurlante n’est pas dans la norme mais c’est moi je qui parle et j’ai des cris enfouis en moi chaque fois qu’un regard se détourne de moi, chaque fois qu’une parole blessante m’arrive aux oreilles, chaque fois que je sens réticence ou peur autour de moi"
A travers elle, ses écrits sur son blog, j'ai découvert la condition des personnes mutiques dont j'ignorais tout. Condamnée au silence pendant plus de quarante ans, emprisonnée dans son propre corps, mais entendant tout et comprenant tout, c'est avec une volonté hors du commun qu'Elisa a réussi à s'en évader par la communication facilitée, en pointant des lettres sur son clavier.
Comme elle le disait elle-même, Elisa avait la chance de pouvoir compter sur l'amour et le dévouement des siens : de ses chers parents, de sa grande sœur Anne-Marie en particulier, à qui je pense tout particulièrement, elle qui doit ressentir un vide immense.
Depuis quelques temps déjà Elisa partageait son temps entre son foyer et un appartement à Lyon qu'elle partageait avec sa sœur. Dans ses écrits, les mots joie et lumière revenaient souvent. Elle avait même écrit un livre aux prix d'incroyables efforts : spirale de vie, spirale d'amour publié aux éditions Baudelaire
Elisa s'en est allée dans la paix, samedi 19 décembre au matin, nous laissant son souvenir et son bouleversant témoignage.
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De la diversité en entreprise

- NOTE DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 01 / 12
Sujet : Fête de Noël
Chers Tous,
Je suis heureuse de vous informer que la Fête de Noël de notre entreprise aura lieu le 23 Décembre, à partir de midi, dans les salons privés de notre Espace. Il y aura un bar payant avec tout un choix de boissons !
Nous aurons aussi un petit groupe musical amateur qui chantera des cantiques, alors n'hésitez pas à chanter avec lui. Et ne soyez pas surpris de voir arriver notre PDG déguisé en Père Noël !! Le sapin sera illuminé à partir de 13H00. Les échanges de cadeaux entre les membres du personnel pourront se faire à partir de ce moment-là. Cependant, pour ne gêner personne financièrement, aucun présent ne devra dépasser une valeur de 10 Euros.
Joyeux Noël à vous tous et à vos familles.
Bien à vous, Cordialement,
Sophie
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De : Sophie CARRIERISTE- Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 03 / 12
Sujet : Fête de Fin d'Année
Chers Tous,
La note d'hier n'avait bien sûr pas pour but d'exclure nos employés de confession juive. Nous savons que Hannoukah est une fête importante qui coïncide souvent avec Noël, même si cela n'est pas le cas cette année.
La même optique s'applique à tous ceux de nos employés qui ne sont ni chrétiens ni juifs. Pour
calmer les esprits et ne vexer personne, toutes nos Fêtes de Noël s'appelleront désormais Fêtes de Fin d'Année. Nous n'aurons par conséquent ni sapin ni cantiques, mais d'autres musiques pour votre plus grand plaisir.
Tous contents, maintenant ?
Cordialement,
Sophie
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De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 07 / 12
Sujet : Fête de Fin d'Année
Je m'adresse à la personne membre des Alcooliques Anonymes qui souhaitait qu'il y ait une table pour les non-buveurs et qui n'a pas donné son nom.
Je suis heureuse de pouvoir répondre favorablement à sa demande, mais si je mets sur la table une pancarte « Réservé aux Alcooliques Anonymes », vous n'aurez plus du tout d'anonymat !!
Comment puis-je résoudre le problème ?
Une idée, quelqu'un ?
De plus, sachez qu'on laisse tomber les échanges de cadeaux : Aucune remise de présents ne sera autorisée, suite aux préavis de grève déposé par la CGT et FO qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c'est trop cher, et suite à la pétition signée par tous les cadres qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c'est minable et mesquin.
On va y arriver,
Sophie.
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De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 10 / 12
Sujet : Fin d'Année
Quelle diversité de cultures dans notre entreprise !!
Je ne savais pas qu'exceptionnellement cette année le Saint Mois du Ramadan commençait le 20
Décembre, avec son interdiction formelle de consommer toute boisson ou nourriture de toute la
journée. Nous pouvons bien sûr comprendre qu'une réception festive à cette époque de l'année ne cadre pas avec les croyances et les pratiques de nos amis salariés musulmans.
Devant la Fatwah prononcée à son encontre par l'Imam de notre ville à leur demande, notre PDG propose que les repas destinés à nos salariés musulmans soient congelés jusqu'à la fin du
Ramadan ou gardés au chaud pour qu'ils puissent les emporter chez eux le soir. Notre PDG certifie en outre qu'ils ne contiendront pas de porc, même si l'entreprise dirigée par son frère s'appelle « Tout est bon dans le cochon ».
Par ailleurs, je me suis arrangée pour que les femmes enceintes aient une table au plus proche des WC et les abonnés aux Weight Watchers le plus loin du buffet des desserts. Je confirme aussi que les gays et les lesbiennes pourront se regrouper et que chaque groupe aura sa table pour ne pas avoir à se mélanger.
En revanche, non, aucun travestissement en Drag Queen ne sera toléré, avec ou sans play back
de Dalida. Oui, les personnes de petite taille auront des sièges surélevés et les diabétiques des fruits frais en dessert, sachant que le restaurant ne pourra confectionner de dessert sans sucre.
Ai-je encore oublié quelque chose ?
Sophie
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- NOTE DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE - Martyr des Ressources Humaines
A : A vous tous, salariés de MERDE !!!!!
Date : 14 / 12
Sujet : SALOPERIE de Fin d'Année
Les végétariens, maintenant !! Il ne manquait plus que ça !!!!
J'en ai plus que marre, nous maintenons cette réception dans notre entreprise, que cela vous plaise ou non. Vous n'aurez qu'à vous asseoir le plus loin possible du grill à viande pour brouter vos salades à la con et têter vos putains de tomates Bio.
Vous avez pensé à la douleur des salades et des tomates quand on les coupe ? hein ??
Elles ont des sentiments et sont vivantes, elles aussi. Elles sont comme moi, elles HUUURLENT !!
Maintenant le premier qui me demande du pinard sans alcool je le transforme en pompe à merde et je vous souhaite une fête archi pourrie, bande d'abrutis congénitaux !!!!
Allez vous faire foutre,
Sophie
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- NOTE DE SERVICE -
De : Catherine TAVENIER - Directrice intérimaire des Ressources Humaines
A : A tous les employés
Date : 16 / 12
Sujet : Sophie CARRIERISTE et les Fêtes de Fin d'Année
Je pense pouvoir parler au nom de tout le monde pour souhaiter un prompt rétablissement à Sophie CARRIERISTE, à qui je continuerai de transmettre vos cartes.
En attendant son retour, je la remplace et vous annonce que notre PDG a décidé d'annuler notre
Fête de Fin d'Année et d'offrir à tous la journée du 23 Décembre sans perte de salaire.
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Humour
vendredi 18 décembre 2009
27 ans ! Noces de quoi déjà ?
Il neigeait en Savoie ce jour là.

Forcément, avec le temps…
Une certaine distance s'est installée entre nous…

Mais c'est juste à cause de cette fichue presbytie.

Forcément, avec le temps…
Une certaine distance s'est installée entre nous…

Mais c'est juste à cause de cette fichue presbytie.
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famille
mercredi 16 décembre 2009
“Changeons leur mon...deu” avec Marcus
Je ne savais pas ce qu’était un lip-dub avant ce grand moment de franche rigolade marketing politique ( je parle bien du lip-dub original de l’UMP pas de "mon lip-dup"). Et j'ai ainsi appris qu'un lib-dup était une vidéo réalisée en plan-séquence et en playback par des collaborateurs au sein du milieu professionnel et généralement destinée à une diffusion sur Internet ou autres réseaux. Objectif atteint pour le buzz.
Sincèrement, passé les premiers instants de consternation, je n’ai pas autant rigolé depuis le Monthy Pyton’s Flying Circus. Alors je me suis dit : mon p’tit Marcus, pour exprimer ta gratitude aux promoteurs de ce clip vidéo d'anthologie, tu vas juste retravailler un peu la bande son. Et voilà :
Sincèrement, passé les premiers instants de consternation, je n’ai pas autant rigolé depuis le Monthy Pyton’s Flying Circus. Alors je me suis dit : mon p’tit Marcus, pour exprimer ta gratitude aux promoteurs de ce clip vidéo d'anthologie, tu vas juste retravailler un peu la bande son. Et voilà :
Chapeau “les artistes” et tant pis si je contribue au buzz moi aussi.
Juste une réflexion tout de même : C’est sidérant comme en l’espace de quelques années, un parti politique majoritaire au gouvernement peut partir en vrille et en live avec autant de moyens et de communicants à son service.
Juste une réflexion tout de même : C’est sidérant comme en l’espace de quelques années, un parti politique majoritaire au gouvernement peut partir en vrille et en live avec autant de moyens et de communicants à son service.
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Marcus fait son cinéma
mardi 15 décembre 2009
Marcus gaffeur
A la boucherie-charcuterie :Il y a quelques jours de cela je me rends en coup de vent chez mon boucher. De l'extérieur, je regarde la boutique et je me dis que j'ai sacrément du bol car il n'y a personne. C'est plutôt inhabituel à cette heure de la matinée. Pas de petites mamies en vue ; vous savez bien, celles qui ont tout leur temps et qui malgré tout n'hésitent pas à prendre également le vôtre. Elles sont légion dans le quartier, près de chez vous aussi sans doute.
Ça tombe bien car je suis pressé. J'entre franco dans la boutique. Le boucher se trouve derrière son comptoir mais me tourne le dos. Je lui laisse à peine le temps de se retourner et histoire d'expédier les civilités, j'enchaîne dans la foulée :
"Bonjour monsieur, avez-vous une poule ?"
Aussitôt dit, je m'aperçois que dans ma précipitation, je n’ai pas saluée sa compagne dont je réalise tardivement la présence, debout derrière la caisse. Essayant de rattraper mon impolitesse, je vais m’enfoncer définitivement avec cette phrase fatidique :
"Oh pardon chère madame, je ne vous avais pas vue !"
Elle a moyennement apprécié. Pourtant je vous assure que c'était totalement involontaire et que sur ce coup-là, je ne cherchais pas à faire l’andouille.
Une autre fois je vous raconterai comment j’ai cru longtemps que le boudin blanc était fait exclusivement avec les globules blancs du sang du cochon.
Ça tombe bien car je suis pressé. J'entre franco dans la boutique. Le boucher se trouve derrière son comptoir mais me tourne le dos. Je lui laisse à peine le temps de se retourner et histoire d'expédier les civilités, j'enchaîne dans la foulée :
"Bonjour monsieur, avez-vous une poule ?"
Aussitôt dit, je m'aperçois que dans ma précipitation, je n’ai pas saluée sa compagne dont je réalise tardivement la présence, debout derrière la caisse. Essayant de rattraper mon impolitesse, je vais m’enfoncer définitivement avec cette phrase fatidique :
"Oh pardon chère madame, je ne vous avais pas vue !"
Elle a moyennement apprécié. Pourtant je vous assure que c'était totalement involontaire et que sur ce coup-là, je ne cherchais pas à faire l’andouille.
Une autre fois je vous raconterai comment j’ai cru longtemps que le boudin blanc était fait exclusivement avec les globules blancs du sang du cochon.
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dimanche 13 décembre 2009
C'est le temps des marchés de Noël
Ah quelle bonne idée d'avoir utilisé la salle municipale de Rivedoux pour organiser ce marché de Noël, par ce vent de Nord-Est glacial qui a sérieusement rafraîchi l'atmosphère en ce dimanche 13 décembre 2009. L'hiver est bien là cette fois.
Cette impression de froid est d'autant plus perceptible que l'air marin demeure humide et que le vent soutenu vous glace littéralement et augmente fortement la sensation de froid ressenti. Le contraste avec la montagne -même avec ses températures plus basses- est frappant.
Parmi les nombreux commerçants, nous avons eu un coup de cœur pour les nœuds marins , toulines et autre badernes de Pepper, qui tient toujours la corde.
Cette impression de froid est d'autant plus perceptible que l'air marin demeure humide et que le vent soutenu vous glace littéralement et augmente fortement la sensation de froid ressenti. Le contraste avec la montagne -même avec ses températures plus basses- est frappant.
Parmi les nombreux commerçants, nous avons eu un coup de cœur pour les nœuds marins , toulines et autre badernes de Pepper, qui tient toujours la corde.

cliquez sur la photo pour agrandir
Décidément, Christina ne fait jamais rien comme tout le monde. La preuve… !
Voici en exclusivité sa première photo avec le Père Noël :
Il lui aura fallu attendre près d'un demi-siècle pour en avoir une. Une fois encore, sa patience légendaire, à toute épreuve, se trouve vérifiée et enfin récompensée.A l'approche de notre 27ème anniversaire de mariage (le 18 décembre), je sais de quoi je parle. Elle aussi d'ailleurs !
Espérons qu'il ne faudra pas un demi-siècle pour voir arriver le devis de notre peintre en bâtiment, il se murmure que le Père-Noël et lui serait une seule et même personne, mais je n'en crois rien évidemment. ;o)
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vendredi 11 décembre 2009
L'artisanat, la première entreprise de France
En octobre 2008, pour remplacer un vieux portail en bois de chez Lapeyre, tout pourri par l'humidité, les moisissures et les bestioles, je faisais réaliser et poser un portail en aluminium, peinture laquée identique à celle choisie pour mes volets, par une entreprise du continent dont je vais taire (provisoirement ?) le nom.
Quelle n'a pas été ma désagréable surprise lorsque j'ai constaté, assez rapidement d'ailleurs, que ce portail constitué de deux vantaux de 1,50m ne tenait pas son équerrage et s'affaissait pour venir heurter le seuil de la butée, nous obligeant à soulever systématiquement le battant pour le fermer. Très chiant et de surcroît inesthétique !
J'ai signalé ce désagrément fonctionnel à plusieurs reprises au chef d'entreprise, je passe sur les semaines et les mois écoulés, on a tous connu ça, pas vrai ?
Hier après-midi, le chef d'entreprise himself est venu sans préavis, avec l'un de ses techniciens, donc hors ma présence. Je lui avais pourtant parlé à plusieurs reprises d'un problème d'équerrage du cadre. En arrivant il a déclaré à Christina avoir vu tout de suite de quoi il s'agissait, laquelle ne s'est pas méfiée.
En fait ils ont simplement déplacé le problème en jouant sur le réglage au niveau des gonds, pas au niveau du cadre.
Jugez plutôt :Quelle n'a pas été ma désagréable surprise lorsque j'ai constaté, assez rapidement d'ailleurs, que ce portail constitué de deux vantaux de 1,50m ne tenait pas son équerrage et s'affaissait pour venir heurter le seuil de la butée, nous obligeant à soulever systématiquement le battant pour le fermer. Très chiant et de surcroît inesthétique !
J'ai signalé ce désagrément fonctionnel à plusieurs reprises au chef d'entreprise, je passe sur les semaines et les mois écoulés, on a tous connu ça, pas vrai ?
Hier après-midi, le chef d'entreprise himself est venu sans préavis, avec l'un de ses techniciens, donc hors ma présence. Je lui avais pourtant parlé à plusieurs reprises d'un problème d'équerrage du cadre. En arrivant il a déclaré à Christina avoir vu tout de suite de quoi il s'agissait, laquelle ne s'est pas méfiée.
En fait ils ont simplement déplacé le problème en jouant sur le réglage au niveau des gonds, pas au niveau du cadre.
Le problème d'équerrage est toujours là :
Après avoir joué sur les gonds, en bas, forcément… ça passe :

Personnellement, je trouve la feuillure "un peu" excessive, et à dire vrai, je n'aimerais pas revivre la tempête du 27 décembre 1999 avec un portail aussi mal ajusté :
En Haut :

Et maintenant je fais quoi ?
J'AI UNE OPTION :
1 - Je jette directement le nom de cette entreprise en pâture sur le web ?
Ce blog ayant une audience rétaise certaine… Enfin vous voyez ce que ça signifie pour elle en termes de perte de notoriété et d'image. J'en ai parfaitement le droit cet article est strictement factuel.
2 - Je lui communique le lien sur ce billet histoire de lui laisser une chance ?
Oui c'est pas mal ça. Je crois que je vais faire ça. Disons 15 jours.
Et donc, chers lecteurs, je vous donne rendez-vous pour lire la suite de cette (més)aventure d'ici une quinzaine de jours.
---------------------------------------------------------------------------
Édition du 14/12/2009 : ÉPILOGUE :
Je suis en mesure de vous informer que le suspens n'aura pas duré 15 jours. L'entrepreneur et moi sommes tombés d'accord ce matin sur une solution technique qui sera mise en œuvre dans ses ateliers dans les tout premiers jours de janvier. Je crois que chacun peut se féliciter que le pragmatisme l'ait emporté.
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1 - Je jette directement le nom de cette entreprise en pâture sur le web ?
Ce blog ayant une audience rétaise certaine… Enfin vous voyez ce que ça signifie pour elle en termes de perte de notoriété et d'image. J'en ai parfaitement le droit cet article est strictement factuel.
2 - Je lui communique le lien sur ce billet histoire de lui laisser une chance ?
Oui c'est pas mal ça. Je crois que je vais faire ça. Disons 15 jours.
Et donc, chers lecteurs, je vous donne rendez-vous pour lire la suite de cette (més)aventure d'ici une quinzaine de jours.
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Édition du 14/12/2009 : ÉPILOGUE :
Je suis en mesure de vous informer que le suspens n'aura pas duré 15 jours. L'entrepreneur et moi sommes tombés d'accord ce matin sur une solution technique qui sera mise en œuvre dans ses ateliers dans les tout premiers jours de janvier. Je crois que chacun peut se féliciter que le pragmatisme l'ait emporté.
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jeudi 10 décembre 2009
Drôle d'Histoire
L'Histoire sortira-t-elle du lycée pour finir au musée ?

Le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy aura définitivement permis de me convaincre d'une chose. Dans leur rapport à l'histoire, il y a deux catégories d'hommes politiques : ceux qui la servent et ceux qui s'en servent.
Et bien je crois que Nicolas Sarkozy fait résolument partie de la seconde catégorie.
Je ne vous parlerai pas de ceux qui la font, ils sont plutôt rares et les circonstances exceptionnelles qui leur en donnent l'occasion aussi et c'est heureux.
On se souvient de cette idée sulfureuse "d'adoption" symbolique d'un enfant juif victime de la Shoah par les enfants des collèges, initiative finalement abandonnée après que Simone Veil notamment, ait froncé les sourcils. Mais il s'est vite rattrapé avec la lecture en service commandé par les profs de lycée de la lettre du jeune Guy Môquet.
On se souvient de ses grandes envolées lyriques où il convoquait tour à tour Jaurès, Mandel, Blum, De Gaulle (vu d'en haut, ils ont du se fendre la poire). Et le voilà maintenant qui fait référence à des historiens prestigieux pour se draper dans leur respectabilité : Marc Bloch en l'occurrence, mais dans le contexte politique décalé de l'identité nationale… la référence de trop sans doute.
Autant de références à l'histoire à travers les hommes et les lieux emblématiques, ceux de la résistance notamment (les Glières, le Vercors), autant de tentatives de récupération politico-symbolique qui sonnent faux et confineraient même parfois au cynisme. Car à quoi bon glorifier la résistance quand il ne s'agit plus aujourd'hui que d'en liquider l'héritage économique et social, celui précisément du Conseil National de la Résistance mis en œuvre à la Libération.
Reste l'idée étrange et saugrenue d'un musée de l'histoire qui a précédé de peu ce projet de réforme drastique des programmes d'histoire-géographie au Lycée pour les terminales scientifiques, lesquelles constituent le gros des effectifs. Sans doute l'Histoire sacralisée dans un musée sera-t-elle moins embarrassante que celle débattue et parfois remise en perspective dans les classes de lycée. Avec ce recul de toutes les sciences humaines (quoi qu'ils en disent c'en est bien un qui passe aussi par la réforme des universités), ce ne sont pas des têtes bien faites que l'on veut désormais former, mais des têtes bien pleines, celles des cadres de demain qui appliqueront sans états-d'âme les pires méthodes de management en entreprise… à France-Telecom ou ailleurs.
Alors je me dis que tout cela ne va vraiment pas dans le bon sens. Dans les circonstances présentes et à la modeste place qui est la mienne, je me dis aussi qu'il n'y a aucune raison pour que, moi aussi, je ne me livre pas à quelques saillies historiques. Alors je vais conclure cette chronique qui est un peu celle du front de la connerie, en convoquant Malraux. Tiens, Nicolas, celle-là c'est pour ta pomme et celle de tes conseillers qui écrivent tes discours. : "Entre ICI Nicolas avec ton funeste cortège."

Le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy aura définitivement permis de me convaincre d'une chose. Dans leur rapport à l'histoire, il y a deux catégories d'hommes politiques : ceux qui la servent et ceux qui s'en servent.
Et bien je crois que Nicolas Sarkozy fait résolument partie de la seconde catégorie.
Je ne vous parlerai pas de ceux qui la font, ils sont plutôt rares et les circonstances exceptionnelles qui leur en donnent l'occasion aussi et c'est heureux.
On se souvient de cette idée sulfureuse "d'adoption" symbolique d'un enfant juif victime de la Shoah par les enfants des collèges, initiative finalement abandonnée après que Simone Veil notamment, ait froncé les sourcils. Mais il s'est vite rattrapé avec la lecture en service commandé par les profs de lycée de la lettre du jeune Guy Môquet.
On se souvient de ses grandes envolées lyriques où il convoquait tour à tour Jaurès, Mandel, Blum, De Gaulle (vu d'en haut, ils ont du se fendre la poire). Et le voilà maintenant qui fait référence à des historiens prestigieux pour se draper dans leur respectabilité : Marc Bloch en l'occurrence, mais dans le contexte politique décalé de l'identité nationale… la référence de trop sans doute.
Autant de références à l'histoire à travers les hommes et les lieux emblématiques, ceux de la résistance notamment (les Glières, le Vercors), autant de tentatives de récupération politico-symbolique qui sonnent faux et confineraient même parfois au cynisme. Car à quoi bon glorifier la résistance quand il ne s'agit plus aujourd'hui que d'en liquider l'héritage économique et social, celui précisément du Conseil National de la Résistance mis en œuvre à la Libération.
Reste l'idée étrange et saugrenue d'un musée de l'histoire qui a précédé de peu ce projet de réforme drastique des programmes d'histoire-géographie au Lycée pour les terminales scientifiques, lesquelles constituent le gros des effectifs. Sans doute l'Histoire sacralisée dans un musée sera-t-elle moins embarrassante que celle débattue et parfois remise en perspective dans les classes de lycée. Avec ce recul de toutes les sciences humaines (quoi qu'ils en disent c'en est bien un qui passe aussi par la réforme des universités), ce ne sont pas des têtes bien faites que l'on veut désormais former, mais des têtes bien pleines, celles des cadres de demain qui appliqueront sans états-d'âme les pires méthodes de management en entreprise… à France-Telecom ou ailleurs.
Alors je me dis que tout cela ne va vraiment pas dans le bon sens. Dans les circonstances présentes et à la modeste place qui est la mienne, je me dis aussi qu'il n'y a aucune raison pour que, moi aussi, je ne me livre pas à quelques saillies historiques. Alors je vais conclure cette chronique qui est un peu celle du front de la connerie, en convoquant Malraux. Tiens, Nicolas, celle-là c'est pour ta pomme et celle de tes conseillers qui écrivent tes discours. : "Entre ICI Nicolas avec ton funeste cortège."
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mardi 8 décembre 2009
Vendu !

Vous connaissez tous évidemment le participe passé du verbe vendre.
Et puis il y a "le vendu", personne coupable de trahison par intérêt, synonyme : corrompu, traître, vénal. Et bien oui, j'ose le dire, Marcus est un vendu.
Il a en effet été contacté par la société infolinks et plus précisément par une charmante commerciale qui lui a gentiment demandé : J’aimerais diffuser de la publicité sur votre site Internet http://marcus-retais.blogspot.com. Pourriez-vous me dire à quelle personne je dois m’adresser dans cette perspective ?
La pauvre innocente, savait-elle seulement à qui elle avait à faire ?
Cédant au chant des sirènes publicitaires, ma sirène s'appelant en l'occurrence Anne-Sophie, j'ai également cédé, vous l'imaginez bien, à l'espérance chimérique de gagner quelques millions de dollars,en vendant mon âme au diable en passant un contrat avec la société américaine infolinks, une régie publicitaire au procédé innovant : la publicité In-Text.
La publicité In-Text consiste à insérer un lien publicitaire hypertexte dans le contenu du site Internet, ce lien est généralement souligné deux fois. Dès que le curseur de la souris glisse sur le lien, une bulle informative apparaît avec le contenu publicitaire d’un annonceur.
Cher(ère) lecteur(trice), en cliquant sur la bulle, tu seras dirigé(e) vers la page d`accès de l'annonceur et tu généreras ainsi du revenu publicitaire. Sinon, quand le curseur de la souris se déplace hors du champ du lien hypertexte, la bulle disparaît. Et là, forcément, c'est peau de balle !
Je ne cherche pas à prévenir l'avalanche de critiques que ma soudaine attitude mercantile peut légitimement susciter ni même à encourager vos clics sur les futures petites bulles (encore que…$$$) mais j'avoue avoir été séduit parAnne-Sophie cet outil intéressant, et j'ai aussi pensé qu'à défaut de revenus, ce pourrait être une source d'inspiration eu égard au champ d'investigation éclectique de ce blog fourre-tout. J'attends impatiemment de voir la pertinence des liens publicitaires qui devraient d'ici quelques jours venir se poser dans le corpus de mes billets et les télescopages qui pourraient éventuellement en résulter.
Vous voilà donc pleinement informés. C'était d'ailleurs le but de ce billet.
Et puis il y a "le vendu", personne coupable de trahison par intérêt, synonyme : corrompu, traître, vénal. Et bien oui, j'ose le dire, Marcus est un vendu.
Il a en effet été contacté par la société infolinks et plus précisément par une charmante commerciale qui lui a gentiment demandé : J’aimerais diffuser de la publicité sur votre site Internet http://marcus-retais.blogspot.com. Pourriez-vous me dire à quelle personne je dois m’adresser dans cette perspective ?
La pauvre innocente, savait-elle seulement à qui elle avait à faire ?
Cédant au chant des sirènes publicitaires, ma sirène s'appelant en l'occurrence Anne-Sophie, j'ai également cédé, vous l'imaginez bien, à l'espérance chimérique de gagner quelques millions de dollars,
La publicité In-Text consiste à insérer un lien publicitaire hypertexte dans le contenu du site Internet, ce lien est généralement souligné deux fois. Dès que le curseur de la souris glisse sur le lien, une bulle informative apparaît avec le contenu publicitaire d’un annonceur.
Cher(ère) lecteur(trice), en cliquant sur la bulle, tu seras dirigé(e) vers la page d`accès de l'annonceur et tu généreras ainsi du revenu publicitaire. Sinon, quand le curseur de la souris se déplace hors du champ du lien hypertexte, la bulle disparaît. Et là, forcément, c'est peau de balle !
Je ne cherche pas à prévenir l'avalanche de critiques que ma soudaine attitude mercantile peut légitimement susciter ni même à encourager vos clics sur les futures petites bulles (encore que…$$$) mais j'avoue avoir été séduit par
Vous voilà donc pleinement informés. C'était d'ailleurs le but de ce billet.
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dimanche 6 décembre 2009
L'huîtrier
Samedi soir, mon ami Luc m'a offert un couteau… et pas n'importe lequel.



L'huîtrier, c'est au Bateau-Phare - Coutellerie - 31, rue de Sully,
17410 Saint-Martin de Ré - (05 46 09 29 19)
Coutelier de son état, Luc a eu l'idée d'un couteau à huîtres fermant... Pas un banal couteau possédant une lame qui pourrait ouvrir des huîtres, non, un véritable couteau à huîtres qui ferme. La nuance est forte, ce couteau n'existait pas.
Émouture plate devant, évidée à l'intérieur, acier inox 420, liner lock, bois bakélisé, le produit final est sorti au milieu de l'été dernier.
Il connaît un vrai succès, ainsi qu'il l'explique sur le blog du Bateau-Phare, auprès de ses amis restaurateurs qui s'en servent de façon intensive sans problème.
Racé, élégant, robuste, bénéficiant d'un ajustage rigoureux et sans faille, son excellente prise en main fait de l'huîtrier un couteau à huître très original et remarquablement efficace en même temps qu'un très bel objet.



L'huîtrier, c'est au Bateau-Phare - Coutellerie - 31, rue de Sully,
17410 Saint-Martin de Ré - (05 46 09 29 19)
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samedi 5 décembre 2009
Chic des clics : Question de point de vue
Comme toujours, c'est chez Jathenais que ça se passe.
Le thème de la semaine : Question de point de vue" ou comment s'être trouvé au bon endroit, au bon moment, ou avoir simplement vu ce que les autres ne voient pas.
Participez aussi et envoyez lui vos photos à l'adresse suivante : pdv(@)chic-des-clics.fr
(pensez à retirer les parentèses, merci… :o) c'est elle qui l'a dit).
Le thème de la semaine : Question de point de vue" ou comment s'être trouvé au bon endroit, au bon moment, ou avoir simplement vu ce que les autres ne voient pas.
Participez aussi et envoyez lui vos photos à l'adresse suivante : pdv(@)chic-des-clics.fr
(pensez à retirer les parentèses, merci… :o) c'est elle qui l'a dit).
Pour Christina : en attendant la chute…
Et pour moi c'est : Mamie Quad
vendredi 4 décembre 2009
Primum non nocere, deinde administrare
Commence par ne pas nuire, avant d'administrer !
C'est l'adresse que j'ai envie de faire aux élus de l'île de Ré et tout particulièrement aux néophytes. Je viens d'en rencontrer une belle justement.
C'est l'adresse que j'ai envie de faire aux élus de l'île de Ré et tout particulièrement aux néophytes. Je viens d'en rencontrer une belle justement.
"Le patrimoine naturel rétais est la ressource principale de l'île mais constitue aussi une richesse naturelle, historique et culturelle dont les rétais ont la charge. La prise en compte de l'intérêt du milieu naturel rejoint la volonté de garantir une préservation pérenne du milieu rural et de sa gestion agricole. Il convient de transmettre ce patrimoine aux générations futures avec l'ensemble de ses atouts."
Je n'ai pas sorti ça de mon chapeau, voyez-vous, mais du schéma directeur de l'île de Ré approuvé en 1997(1).
De là tout découle, en particulier l'image de l'île de Ré dans la conscience collective, patiemment construite au fil du temps et sur laquelle se fonde aujourd'hui le caractère durable de la principale économie de l'île, l'économie touristique, laquelle contribue grandement à supporter toutes les autres.
On pourrait penser naïvement que l'inscription de quelques principes de bon sens dans un document fondamental qui a vocation a transcender les communes pour parvenir à une vision un peu plus haute et partagée du territoire se suffirait à elle-même. Pourtant, il n'en est rien et la pédagogie fait cruellement défaut en la matière.
A cela deux raisons principales qui poussent très fort dans le même sens :
On pourrait penser naïvement que l'inscription de quelques principes de bon sens dans un document fondamental qui a vocation a transcender les communes pour parvenir à une vision un peu plus haute et partagée du territoire se suffirait à elle-même. Pourtant, il n'en est rien et la pédagogie fait cruellement défaut en la matière.
A cela deux raisons principales qui poussent très fort dans le même sens :
- En premier lieu, l'arrivée massive, ces dernières années, d'une population nouvelle extérieure et souvent urbaine. Elle a payé un ticket d'entrée élevé, c'est vrai ! Je ne parle pas du péage du pont mais bien du prix d'acquisition du foncier, de la construction où de l'acquisition d'une maison. Dès lors, loin de prendre le temps de s'approprier l'île, sa culture, son histoire, avec humilité comme d'autres l'on fait patiemment avant elle, à travers les paysages naturels et urbains et l'histoire des hommes qui les ont faits, cette population nouvelle estime légitime d'exiger le même niveau d'équipements publics que celui qu'elle trouvait en ville avant de venir vivre en Ré. Toutes choses égales par ailleurs, c'est un vrai problème culturel d'intégration.
- En second lieu, tous les six ans, les élections municipales sont l'occasion de voir refleurir les professions de fois des différentes listes de candidats aux élections municipales. Chacune rivalise d'ambition. Ces catalogues "La Redoute" de propositions multiples et variées sont souvent bâtis à la va vite sur un coin de table, dans l'euphorie de la campagne électorale et sans aucune connaissance préalable des dispositifs de protection de l'île patiemment élaborés et mis en place pour protéger ce petit territoire rare, fragile et limité de 85 km2. Qu'importe, une fois parvenus au pouvoir, il ne s'agit plus, pour les nouveaux élus, que d'imposer leur volonté politique par-delà les "contraintes juridiques" et de tenir les engagements des programmes électoraux. Il arrive parfois, par un concours de circonstance, que certains maires fraîchement élu(e)s passent directement du fauteuil de leur salon à celui de l'exécutif municipal sans réelle expérience de la vie municipale. C'est ce qui s'est passé dans quatre communes sur dix aux dernières élections.
- D'abord la profusion plus ou moins ordonnée des travaux publics et la démultiplication des équipements publics qui entraînent, au fil du temps, une modification substantielle du paysage urbain qui tend à se banaliser de plus en plus. Les villages y perdent le peu qui reste de leur ruralité avec des aménagements de voirie disparates et la dissémination d'un mobilier urbain coûteux plus ou moins kitch.
- Ensuite, une volonté toujours renouvelée de prédation des espaces naturels. Ce n'est pas un hasard si, dans le cadre des travaux préparatoires du SCOT, huit communes rétaises sur dix expriment des appétits fonciers dans les espaces naturels, dont parfois des sites classés. C'est à croire qu'en arrivant au pouvoir certains se plaisent à croire que c'est avec eux que commence l'An 1 de l'action municipale.
- Enfin, malgré la forte croissance des bases fiscales, une dérive glissante et dangereuse de la fiscalité communale et intercommunale qui me semble tenir davantage de la fuite en avant pour courir après la dette que d'une saine gestion prospective et raisonnée des finances publiques à long terme. Un maire rétais a pourtant beaucoup moins de mérite à équilibrer le budget communal que son collègue maire d'une commune rurale de la Saintonge profonde qui voit sa population diminuer à chaque recensement général.
La levée de l'hypothèque de la fin du péage du pont de Ré en 2012 ne règle pas tout et les principes fondamentaux de protection posés lors de la révision du schéma directeur de 1997, notamment la maîtrise de l'urbanisation par une réduction de l'offre foncière et la protection de espaces naturels, demeurent plus que jamais des objectifs pertinents.
(1) Le Schéma Directeur de l'île de Ré sera caduque avec l'adoption du SCOT (schéma de cohérence et d'organisation territoriale) en cours d'élaboration et qui sera appelé à le remplacer.
(1) Le Schéma Directeur de l'île de Ré sera caduque avec l'adoption du SCOT (schéma de cohérence et d'organisation territoriale) en cours d'élaboration et qui sera appelé à le remplacer.
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mercredi 2 décembre 2009
28 novembre 2039 : "Vive la Suisse Libre"
C'est au sortir de sa visite au mémorial Charles de Gaulle, à Collombey-les-deux-Mosquées que le président Marcus, en voyage officiel en France le 28 novembre 2039 s'est exclamé "Vive la Suisse libre !" devant un parterre d'officiels médusés, au terme d'un discours pour le moins singulier au cours duquel il a tenu à rendre un hommage vibrant et solennel "à la clairvoyance des citoyens helvétiques de 2009". Les autorités françaises ont officiellement protesté et présenté leurs regrets aux plus hautes autorités religieuses du pays : le grand Mufti de Paris, le Muezzin de La Madeleine et l'Iman de Strasbourg présents à la cérémonie.
Selon ses conseillers, le Président Marcus se serait tout simplement trompé de discours. "A 84 ans, ce sont des choses qui arrivent". "Il ne faut pas en faire un plat" ont-ils précisés. Ce discours était en fait celui qu'il devait prononcer le lendemain à Berne, capitale de la Confédération Helvétique, à l'occasion du trentième anniversaire de la votation populaire fédérale du 29 novembre 2009 interdisant la construction de nouveaux minarets en Suisse.
Interrogé sur le point de savoir s'il souhaitait nuancer ses propos, le président Marcus a simplement déclaré : "Nos sociétés occidentales ont mis près d'un millénaire ans à s'extirper de l'emprise de la religion. Fallait-il que les intellectuels français soient à ce point aveugles en 2009 pour jeter l'opprobre sur tout un peuple qui s'est exprimé directement dans le cadre des institutions qui sont les siennes, au point d'en venir jusqu'à faire le procès de la démocratie directe et par là-même celui de l'une des plus anciennes démocraties européennes ?"
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