Un récent article chez Bénédicte évoquant les huiles essentielles m’a rappelé une particularité physiologique étrange me concernant et dont l’origine demeure inconnue à ce jour. Quoi qu’il en soit, le fait est établi : mes bronches ne supportent pas l'alcool en forte concentration et d'une manière plus générale tous les distillats volatiles (dont les huiles essentiels font partie). Ce phénomène semble s’être aggravé depuis une fâcheuse pneumonie virale survenue il y a une vingtaine d’année.
La première fois que je m’en suis rendu compte, c’était en visitant les chais d’une grande marque de Cognac, à Cognac précisément. La visite était des plus intéressante. Notre guide nous expliquait le principe de l’évaporation de l’alcool à travers les centaines de fûts de chêne qui nous entouraient (cette évaporation est appelée poétiquement "la part des anges"). Moi qui n’en était pourtant pas un, j’ai ressenti l’inflammation venir, un peu comme si j’avais inhalé à moi tout seul toutes les vapeurs d’alcool de l’air ambiant dans mes pauvres petits poumons. Il me tardait vraiment que ça se termine. A peine ressorti je me retrouvais en hyperventilation pour expectorer et faire progressivement disparaître cette désagréable sensation de brûlure des voix respiratoires.
Quelques années plus tard, j’accompagne Christina dans une parfumerie, c’est la période des fêtes de fin d'année, les vaporisateurs crachent à tout va. J’évite d’extrême justesse de me faire gazer, repoussant -sur le ton du vade retro satanas- l'insistance d’une vendeuse maquillée comme un camion volé bien décidée à m'asperger avec je ne sais quelle eau de toilette pour nous les hommes. Je ne peux tenir plus de deux minutes dans cet enfer parfumé saturé d'alcool et je me demande bien comment ces dames peuvent encore faire la différence entre les fragrances. Je prends la tangente vers la sortie laissant Christina en finir toute seule.
Christina (encore elle) me vante les mérites du shiatsu, je décide alors de tenter l’expérience pour dénouer les tensions neuromusculaires de mon pauvre dos endolori. C’était sans compter sur le décorum orientaliste qui entourait cette séance car, dans la pièce qui servait de cabinet, l’encens qui se dégageait d’un brûle-parfum saturait l’atmosphère. Ça ressemblait singulièrement au Lotus Bleu dans l'album éponyme de Tintin et ça, déjà, ça ne le faisait pas trop. A peine la thérapeute avait-elle débouchée ses flacons que la réaction bronchique ne s’est pas faite attendre. Encens plus huiles essentielles, le cocktail infernal : inflammation, toux, gène respiratoire… Je la prie fermement de refermer ses fioles, de virer l’encens et d’ouvrir porte et fenêtre ce qu’elle fait à contrecœur, sans doute pour éviter que je ne le fasse moi même.
Enfin, Christina (toujours elle) m’a pris en traître. C'était une nuit d’hiver. humide et froide. Elle était passablement enrhumée et avait malencontreusement posé sur sa table de nuit, à l’insu de mon plein gré, un mouchoir imbibé de quelques gouttes d’huiles essentielles dont elle s’était servie juste avant pour les respirer, prétextant que ça lui faisait du bien en lui dégageant les voix respiratoires. Je ne m'en étais pas rendu compte immédiatement car je dormais paisiblement. En pleine nuit réveillée par le froid (oui je sais, c’était pas très charitable de ma part pour une enrhumée) elle me voit debout devant la fenêtre ouverte et me demande en maugréant ce que je pouvais être en tain de boutiquer à cette heure avancée de la nuit. J’étais ni plus ni moins en train de me ventiler en même temps que la chambre pour évacuer ce que j’avais inhalé à mon corps défendant. Nous nous sommes agonis mutuellement : elle, me traitant de terroriste et moi, la taxant d’empoisonneuse réglementaire patentée. Depuis on en rigole encore, mais sur le moment…
Je ne saurais dire le pourquoi de la chose, mais quand je vois, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs, que je n’ai jamais touché à une seule goutte d’alcool de ma vie, je me demande si, à l'instar d’Obélix pour la potion magique, je ne serais pas tombé dans l'alcool quand j’étais petit. La différence étant que lui en redemande… moi jamais !
Pour information : les huiles essentielles contiennent :
alcools : menthol, linalol, géranol, nérol, bornéol
aldhéhydes : citral, benzoïque, citronnelle, vanilline
acides : cinamique, benzoïque
phénols : eugénol, thymol
esters : benzyl, linalyl
acétones : cinéol, jasmone, fer
terpènes : pinème, camphrène, terpinéol, phéllandrène, limonène.
La première fois que je m’en suis rendu compte, c’était en visitant les chais d’une grande marque de Cognac, à Cognac précisément. La visite était des plus intéressante. Notre guide nous expliquait le principe de l’évaporation de l’alcool à travers les centaines de fûts de chêne qui nous entouraient (cette évaporation est appelée poétiquement "la part des anges"). Moi qui n’en était pourtant pas un, j’ai ressenti l’inflammation venir, un peu comme si j’avais inhalé à moi tout seul toutes les vapeurs d’alcool de l’air ambiant dans mes pauvres petits poumons. Il me tardait vraiment que ça se termine. A peine ressorti je me retrouvais en hyperventilation pour expectorer et faire progressivement disparaître cette désagréable sensation de brûlure des voix respiratoires.Quelques années plus tard, j’accompagne Christina dans une parfumerie, c’est la période des fêtes de fin d'année, les vaporisateurs crachent à tout va. J’évite d’extrême justesse de me faire gazer, repoussant -sur le ton du vade retro satanas- l'insistance d’une vendeuse maquillée comme un camion volé bien décidée à m'asperger avec je ne sais quelle eau de toilette pour nous les hommes. Je ne peux tenir plus de deux minutes dans cet enfer parfumé saturé d'alcool et je me demande bien comment ces dames peuvent encore faire la différence entre les fragrances. Je prends la tangente vers la sortie laissant Christina en finir toute seule.
Christina (encore elle) me vante les mérites du shiatsu, je décide alors de tenter l’expérience pour dénouer les tensions neuromusculaires de mon pauvre dos endolori. C’était sans compter sur le décorum orientaliste qui entourait cette séance car, dans la pièce qui servait de cabinet, l’encens qui se dégageait d’un brûle-parfum saturait l’atmosphère. Ça ressemblait singulièrement au Lotus Bleu dans l'album éponyme de Tintin et ça, déjà, ça ne le faisait pas trop. A peine la thérapeute avait-elle débouchée ses flacons que la réaction bronchique ne s’est pas faite attendre. Encens plus huiles essentielles, le cocktail infernal : inflammation, toux, gène respiratoire… Je la prie fermement de refermer ses fioles, de virer l’encens et d’ouvrir porte et fenêtre ce qu’elle fait à contrecœur, sans doute pour éviter que je ne le fasse moi même.
Enfin, Christina (toujours elle) m’a pris en traître. C'était une nuit d’hiver. humide et froide. Elle était passablement enrhumée et avait malencontreusement posé sur sa table de nuit, à l’insu de mon plein gré, un mouchoir imbibé de quelques gouttes d’huiles essentielles dont elle s’était servie juste avant pour les respirer, prétextant que ça lui faisait du bien en lui dégageant les voix respiratoires. Je ne m'en étais pas rendu compte immédiatement car je dormais paisiblement. En pleine nuit réveillée par le froid (oui je sais, c’était pas très charitable de ma part pour une enrhumée) elle me voit debout devant la fenêtre ouverte et me demande en maugréant ce que je pouvais être en tain de boutiquer à cette heure avancée de la nuit. J’étais ni plus ni moins en train de me ventiler en même temps que la chambre pour évacuer ce que j’avais inhalé à mon corps défendant. Nous nous sommes agonis mutuellement : elle, me traitant de terroriste et moi, la taxant d’empoisonneuse réglementaire patentée. Depuis on en rigole encore, mais sur le moment…
Je ne saurais dire le pourquoi de la chose, mais quand je vois, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs, que je n’ai jamais touché à une seule goutte d’alcool de ma vie, je me demande si, à l'instar d’Obélix pour la potion magique, je ne serais pas tombé dans l'alcool quand j’étais petit. La différence étant que lui en redemande… moi jamais !
Pour information : les huiles essentielles contiennent :
alcools : menthol, linalol, géranol, nérol, bornéol
aldhéhydes : citral, benzoïque, citronnelle, vanilline
acides : cinamique, benzoïque
phénols : eugénol, thymol
esters : benzyl, linalyl
acétones : cinéol, jasmone, fer
terpènes : pinème, camphrène, terpinéol, phéllandrène, limonène.


Et par curiosité, tu n'as jamais demandé à un toubib le pourquoi du comment?
RépondreSupprimerAllergie aux volatiles alcoolisés...Fait attention en voiture, je connais des noms d'oiseaux bourrés comme des coings...
RépondreSupprimerBon, et bien c'est cela tu es tombé dedans, ça se peut...Rapport à tes ancêtres va savoir.
Moi c'est le tabac. Impossible, j'ai tout essayé pour fumer et supporter sa fumée...Je deviens quasi ashmatique, le spectre de 36 cancers s'abat en moi...merci les ancêtres enfermés dans des tavernes douteuses !
Tombée dans le tabac ? Ou fumée en stock ?
Christina a une patience d'ange ! Boudiou que tu es casse pied avec tes allergies Monsieur Marcus !
RépondreSupprimerAllergique à l'alcool... Tu peux boire un bon vin tout de même ?
RépondreSupprimerSinon ce doit vraiment être très chiant car on retrouve de l'alcool dans beaucoup de choses (y compris des désinfectants, ou certaines pommades, ou sprays...)
Louisianne a raison : Christina mérite une médaille !
Gilsoub : Non, je pense qu c'est une sensibilité de la muqueuse bronchique qui s'est vraiment aggravée vers la trentaine.
RépondreSupprimerLôlà : Ça fait longteps que dans ma famille on ne distille plus le cognac, mais peut-être que quand j'étais petit, il y a eu une fuite à l'alambic. ;o)
Louisianne : Christina ? Une sainte-femme, je te dis.
Calpurnia : Je ne bois jamais, ni vin, ni bière, ni alcools forts. Le bon vin je le mets dans les sauces.
Voilà une allergie que je ne connaissais pas !
RépondreSupprimerL'alcool dans la cuisine s'évapore donc pas de risque :)
Dommage parce que les huiles essentielles sont bien utiles...
Celle d'Imortelle par exemple, qui massée après un choc évite les bleus !
En juin l'année dernière extraction de mes 4 dents de sagesses et tout de suite après deux massages doux sur les joues et jamais eu de traçe !
Mon dentiste la préconise après chaque piqure ou extractions !
Zut, vous ne pouvez pas vous parfumer non plus alors ? :)
Bonne journée à vous !