samedi 15 mai 2010

Le touriste de printemps

Le touriste de printemps :
  • Ne porte souvent qu'un tee-shirt et se pèle de froid, parce que c'est l'île de Ré,
  • S'habille parfois en marin, parce que c'est l'île de Ré,
  • Se traine lamentablement en auto sur les routes départementales,
  • S'arrête en vélo en travers de la piste cyclable,
  • Glandouille rue de Sully en léchant sa glace,
  • Enguirlande souvent sa progéniture,
  • Ne va pas encore sur la plage car il fait trop froid,
  • Ou alors juste pour y déplorer les algues et l'absence de nettoyage,
  • Adore faire les vide-greniers,
  • Se montre volontiers au marché de La Flotte ou du Bois-Plage,
  • Est vraiment ravi s'il y est reconnu par un autre résident temporaire,
  • S'affiche avec le Phare de Ré à la terrasses du café des Colonnes,
  • Tournique sans fin avec son caddie au Leclerc de Saint-Martin,
  • Repartira dimanche soir après trois heures de bouchon avec du sel, du pineau, et son carton de patates de l'île de Ré,
  • Le touriste de printemps est carrément insupportable.
Mais c'est juste parce que c'est le début.



Après… on s'habitue !

24 Commentaires:

  1. Ah bé voui quand on vit sur une île qui plaît c'est facile de se moquer des touristes, bad boy que tu es....Je te comprends. Et Faut-il de tout dans ce monde ?
    ;)
    Le touriste rétois (oups) évolue-t-il ou pas à travers les années ???
    L'autochtone évolue-t-il aussi ou bien fuit-il son île en été ?

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  2. Ah oui alors, l'autochtone est devenu minoritaire. On peut dire qu'en l'espace de vingt ans, l'île a changé de mains.
    Le touriste change également parce que les facilités d'accès, la nature des hébergements, la durée des séjours, l'amplitude de la saison touristique aussi ont changé.
    Les grands weekends de mai sont toujours difficile à supporter pour le résident permanent pour la raison que j'évoque.
    Ceci étant et j'en suis bien conscient, sans le tourisme, l'île n'aurait pas ce niveau d'activité et de services. C'est aussi cette ambivalence que j'évoque ici.

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  3. Nota bene : il y a presque plus de touristes sur ces WE qu'au mois de juillet.

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  4. L'été, l'occupation de l'espace est différent. Là, en mai la densité d'occupation des plages est faible. Du coup, celle des routes, pistes cyclables et villages paraît importante.

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  5. Uh uh uh, je viendrai à l'automne ;)

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  6. çà doit être pour çà que ma voisine reçoit sa maman (rétaise à l'année comme toi) trèèèès souvent entre avril et fin septembre alors :D

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  7. Nous en ce moment les touristes auraient plutôt l'allure bleu et blanc,casquettes et écharpes, sautant comme des cabris sur les quais du Vieux Port... et ils sautent et ils sautent et ils se gélent par la même occasion, mistral oblige et le supermarché du coin c'est la boutique officielle de l'équipe. Ils vont repartis tout à l'heure dans les bouchons aussi puant les fumigènes, la bibine et la sueur... c'est un autre tableau !!!

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  8. Bon ben je vais imprimer cette liste pour être sure de ne rien oublier, et de tout faire le week-end de la pentecôte !

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  9. HI HI !
    Je crois que les touristes sont toujours mal vus des autochtones, et finalement ils se ressemblent tous...
    Louisianne : tu as intérêt à t'appliquer !!!

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  10. Béa : Ah oui, les footeux bien sûr.

    Louisianne : J'espère bien que tu trouveras mieux à faire.

    Calpurnia : autochtone, autochtone . Est-ce que j'ai une gueule d'autochtone ?

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  11. J'ai connu cela à l'époque où mes parents habitaient à Narbonne. Le pire était que Narbonne et Narbonne-plage sont séparés de 7 Km et que les gens se comportaient en ville comme sur le sable. A moitié dévêtus ou vêtus, c'est selon, sans aucun respect pour les autres qui bossent sur place. Ce n'est pas parce que eux sont en vacances que tout le monde l'est.
    Bises Kinia

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  12. Ah oui, c'est bien vrai. L'été, la tenue vestimentaire laisse souvent à désirer jusque dans les commerces et les services publics. Et je ne compte pas le nombre de fois où l'on se fait rembarrer avec le ""on" est en vacances." Mais parfois un(e) autochtone perd son sang froid et ça donne alors lieu à des explications cocasses.
    Bises aussi

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  13. Il en faut de la patience pour supporter ça !!!!

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  14. Ca me fait penser à la Corse... (en plus froid)

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  15. Non Mini, mais c'est vrai que ce sentiment d'être "envahi" est assez largement partagé en début de saison. Comme je l'ai dit plus haut on s'habitue vite. Et puis vient septembre… Ainsi va le cycle touristique qui a connu de grandes mutations (réduction de la durée des séjours, plus grande amplitude de la saison, augmentation des flux de circulation).

    Xavier : J'envie beaucoup à la corse (au peuple corse) sa capacité à résister de manière radicale à la promotion immobilière et à l'urbanisation du littoral.

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  16. les touristes manges des moules quand ce n'est pas la saison....

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  17. C'est vrai, mais en même temps, on leur en propose et ça, c'est moyen de la part des restaurateurs.

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  18. J'adore le portrait! :)

    (Pire, je m'y retrouve bien un peu ici et là. Surtout en travers de la piste cyclable.)

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  19. On connaît bien ça aussi sur Saint-Nazaire et la Presqu'île Guérandaise! Mais, en même temps, on est toujours le touriste de quelqu'un!!

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  20. Bonjour Jo l'indien,
    Bienvenue et merci pour cette observation frappée du coin du bon sens.

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  21. parce que je bosse sur l'île en tant que saisonnière et que je vis à l'houmeau, je reconnais particulièrement bien ce touriste... et j'adore cette liste qui pourrait être encore bien plus longue, si on en rajoutait un peu...!
    bon courage car c'est parti !

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  22. Merci Cyrielle, de confirmer ainsi mon propos. Oui c'est parti, mais la crise semble impacter le chiffre d'affaire des commerçants. Une saison d'été sous le signe de la récession ?

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