Je voulais vivre ce moment-là, cette nuit étrange.
Vous les faire partager.Passer dans la vingt-cinquième heure.
Je me suis mis à marcher, là, devant l'objectif…
Mais la photo entretient un rapport étroit au temps qui, parfois, n'est plus vraiment le nôtre.
Je voulais simplement apparaître.
Je n'ai fait que transparaître avant de disparaître.
Ai-je perdu mon temps, en plus de mon image ?
A votre avis ?
Heureusement, qu'on ne change pas d'heure tous les jours, sinon il y aurait de quoi flipper.
Marcus (le veilleur).



Disparaître ! L'ultima ratio des hommes d'action.
RépondreSupprimerUne ombre de la vingt cinquième heure, fugitive...s'est elle imprimée quelque part sur un mur? dans une âme?
RépondreSupprimerAh mais ce n'est pas une ombre Tifenn. C'est bien moi, "en filigrane", de passage dans cette rue où je suis devant l'objectif. C'est l'effet du mode nuit de l'APN qui prend tout son temps pour "capturer" les images. Il s'accommode mal du moindre mouvement dans l'instant. Enfin, mal ? Je m'interroge car après tout la photo révèle une part de l'invisible qui ne lui est pas accessible en temps ordinaire, à savoir le temps en mouvement. On pourrait dire beaucoup de chose je crois sur l'étrangeté de la nuit et de son effet sur la perception et la conscience des choses.
RépondreSupprimerPour le reste, disons qu'elle s'est imprimée ici et maintenant. Ce n'est déjà pas si mal non ?
Il faudrait changer d'heure la nuit d'Halloween.
RépondreSupprimerCe serait l'heure des esprits...
Je sais que c'est toi, je connais les pauses lentes, mais c'est une histoire que j'avais lue, un jour, où avec un jeu de lumière flash, une ombre portée sur la chaux, celle ci gardait la marque de la silhouette.
RépondreSupprimerC'est magique je trouve...
Calpurnia : Pas bête, et en faire une grande fête, la nuit de la 25ème heure, avec tous les bistrots ouverts. Je me souviens de ton aversion pour le changement d'heure. Tu veux l'exorciser ou quoi. :o)
RépondreSupprimerPause lente et déplacement nocturne dans une vingt-cinquième heure qui n'existe pas. Je ne risquais pas de me faire prendre ni d'imprimer la façade. Mon âme ? Jocker !
Magique et terrifiant Tifenn. C'est ce qui s'est produit à Hiroshima avec l'effet lumino-thermique, (le flash initial) de la bombe A.
C'est le passage à l'heure d'été que je déteste... En octobre je me sens très bien !!!
RépondreSupprimerOuais. Moi c'était dans un roman. Rien de si terrifiant. Brrr.
RépondreSupprimerExcellent le coup de la photo...
RépondreSupprimerIci impossible à faire. On ne change jamais d'heure !
Chriss : Vous ne connaissez pas votre bonheur. Moi j'irais plus loin si je vivais là-bas. Je me passerais de montre.
RépondreSupprimerCalpurnia : Bah voilà, faut aller vivre à la Réunion. :o)
Tu deviens poète, Marcus ! Faire de la poésie sur le changement d'heure qui nous fait ... tous, c'est très fort !
RépondreSupprimerUne poésie chaotique venue du fond de la nuit. Si toutefois c'en est une, Louisianne.
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