Je m'engage dans une nouvelle aventure qui va me prendre un peu de temps.
je serais à regret moins présent sur ce blog. Je vais réactiver mon Netvibes pour voir s'il y a toujours de la lumière chez vous.
Et je vous dis à Bientôt.
samedi 23 janvier 2010
vendredi 22 janvier 2010
Parce que
Parce qu'aujourd'hui est une journée particulière
Le soleil a embrasé le ciel comme jamais au dessus de La Rochelle.
Le soleil a embrasé le ciel comme jamais au dessus de La Rochelle.
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lundi 18 janvier 2010
Les petits pas de l'éducation
L'adorable petit squatter qui investit désormais la maison de 9 heures à 17 heures en semaine (comprendre mon petit-neveu) est de retour. Avec Christina, il va vite apprendre ce que l'ordre veut dire, notamment avec des signes extérieurs comme les chaussures bien alignées par exemple.Du coup, je suis sommé moi aussi de bien vouloir faire un effort. Fini de balancer mes pantoufles sous le radiateur à trois mètres de distance. OK, Je veux bien reconnaître qu'il y avait un peu de laisser-aller en ce qui me concerne, mais être pris en otage de la sorte au nom de je ne sais quel devoir d'exemplarité, il y a de l'abus je trouve.
Mais enfin, il va bientôt marcher tout seul comme un grand et je l'emmènerai promener quand je serai en congé. Là, une fois passé le seuil de la maison, je lui apprendrai vite que de toutes les manières, nous les hommes, on fait bien toujours comme on veut. Car c'est ainsi que va le monde depuis la nuit des temps.

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samedi 16 janvier 2010
Je n'y croyais plus
Franchement, je n'y croyais plus, je pensais avoir définitivement été oublié. Mais ce matin, bravant les intempéries, le facteur l'a déposé dans ma boîte aux lettres. La CPAM vient enfin de m'adresser mon bon de vaccination contre le virus A(H1N1) précisément au moment où le réseau sentinelle annonce la fin de l'épidémie.
Pour la CPAM, je ne devais probablement pas faire partie des publics prioritaires, à ceci près qu'elle a méconnu mon déficit immunitaire consécutif à mon accident de 1975, et -si tant est qu'elle ne l'ait jamais connu- ma prise en charge à 100 % pour toutes les dépenses maladies au titre de l'article 115 du code des pensions militaires d'invalidité aurait peut être du justifier une expédition plus rapide (?). N'ayant pas vu venir ce bon dans les premières semaines de la campagne de vaccination, je pressentais cette omission et je m'y étais résigné. Né deux ans avant l'année 1957, j'en tirais la conclusion hâtive que je serais donc le dernier à recevoir ce bon. Erreur ! Christina, ma chère et tendre, née après 1957, n'a toujours pas reçu le sien, idem pour mes deux Marcussettes qui relèvent de la sécurité sociale étudiante.
Je n'ai sans doute pas tous les éléments me permettant d'apprécier la situation, mais je ne peux m'empêcher de penser que si ça n'est pas le bordel, c'est tout de même bien imité. Bon ! Maintenant je fais quoi ? La sécurité sociale m'invite à aller au centre de vaccination de Saint-Martin de Ré. Est-il seulement encore ouvert ?
Attendre a du bon car, entre temps, ma grande sœur s'est souvenue avoir fait une grippe carabinée en 1957 et ce serait bien le diable si je n'ai pas été en contact avec le virus à l'époque. Et puis surtout, de source gouvernementale (point presse du 14 janvier) l'épidémie aurait fait 246 victimes. Mais où est donc passée la grippe saisonnière (pour laquelle je suis vacciné) et dont personne ne parle cette année.
Je ne peux enfin m'empêcher de mettre en perspective ces 246 victimes avec les 338 personnes mortes "dans la rue" mais aussi des conséquences d'une vie "à la rue" entre le 1er et le 21 décembre 2009 (source collectif des morts de la rue). A quand une vaccination massive contre la misère, la pauvreté, l'exclusion, la précarité ? … On peut rêver.
Pour la CPAM, je ne devais probablement pas faire partie des publics prioritaires, à ceci près qu'elle a méconnu mon déficit immunitaire consécutif à mon accident de 1975, et -si tant est qu'elle ne l'ait jamais connu- ma prise en charge à 100 % pour toutes les dépenses maladies au titre de l'article 115 du code des pensions militaires d'invalidité aurait peut être du justifier une expédition plus rapide (?). N'ayant pas vu venir ce bon dans les premières semaines de la campagne de vaccination, je pressentais cette omission et je m'y étais résigné. Né deux ans avant l'année 1957, j'en tirais la conclusion hâtive que je serais donc le dernier à recevoir ce bon. Erreur ! Christina, ma chère et tendre, née après 1957, n'a toujours pas reçu le sien, idem pour mes deux Marcussettes qui relèvent de la sécurité sociale étudiante.
Je n'ai sans doute pas tous les éléments me permettant d'apprécier la situation, mais je ne peux m'empêcher de penser que si ça n'est pas le bordel, c'est tout de même bien imité. Bon ! Maintenant je fais quoi ? La sécurité sociale m'invite à aller au centre de vaccination de Saint-Martin de Ré. Est-il seulement encore ouvert ?
Attendre a du bon car, entre temps, ma grande sœur s'est souvenue avoir fait une grippe carabinée en 1957 et ce serait bien le diable si je n'ai pas été en contact avec le virus à l'époque. Et puis surtout, de source gouvernementale (point presse du 14 janvier) l'épidémie aurait fait 246 victimes. Mais où est donc passée la grippe saisonnière (pour laquelle je suis vacciné) et dont personne ne parle cette année.Je ne peux enfin m'empêcher de mettre en perspective ces 246 victimes avec les 338 personnes mortes "dans la rue" mais aussi des conséquences d'une vie "à la rue" entre le 1er et le 21 décembre 2009 (source collectif des morts de la rue). A quand une vaccination massive contre la misère, la pauvreté, l'exclusion, la précarité ? … On peut rêver.
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mardi 12 janvier 2010
Les quais de gare
Des quais de gare, dans sa vie, il en a arpenté pas mal et il en a passé, lui aussi, des heures carrées dans les trains quand il était jeune. Depuis ce temps-là, il considère toujours les gares et leurs abords comme des lieux étranges, mystérieux voire dangereux, où tout peut arriver.
Les espaces ferroviaires ont des emprises importantes au cœur et à la périphérie des villes. Certains sont très animés, d'autres pratiquement déserts. En regardant les rails, il repensait à cette vison étrange qui l'avait marqué : des dizaines de voies ferrées alignées dans une immense gare de triage au cœur de l'Allemagne ou son train s'était longuement arrêté à une heure si avancée de la nuit qu'il était probablement le seul à ne pas dormir. Tout ces équipements ferroviaires, sous la lumière violente des projecteurs, lui semblaient encore bien neuf et il ne pouvait s'empêcher d'imaginer le déluge de bombes qui s'était abattu ici trente ans plus tôt.
Il se souvenait aussi de ces deux types a qui il avait probablement sauvé la vie pour s'être simplement trouvé là par hasard.
Le premier était un ancien, tout chétif. Arrivé en retard, mais encore alerte, il avait débouché du passage souterrain dans le dos du chef de gare qui venait de siffler le départ et qui s'en retournait dans le sens opposé. L'ancien avait alors sauté sur le marche-pied d'un train corail -tout neuf à l'époque- s'accrochant comme un damné à la poignée de la porte pour tenter de l'ouvrir. En vain ! C'était nouveau, à sa décharge : les fermetures pneumatiques condamnaient toute ouverture dès que le train commençait à rouler. Le chef de gare en se retournant s'en était rendu compte. Horrifié, il s'était mis à courir après lui en vociférant : "sautez Monsieur, sautez !" Le train avait pris de la vitesse.
Au bout de quai il avait assisté à la scène et, sans hésiter, il avait crocheté l'inconscient par la taille l'entraînant dans un roulé boulé digne des meilleurs entraînements parachutistes essayant de protéger tant bien que mal ce papy kamikaze dans leur chute.
Le second… ils étaient deux en fait. Deux hommes, des maghrébins entre quarante et cinquante ans, les bras chargé de cadeaux de Noël, étaient montés dans une voiture de 1ère classe. Lui se trouvait sur la plate forme mais il s'était écarté pour les laisser passer surtout le second qui était de plus forte corpulence. La présence ici de ces hommes sans bagages et de condition plutôt modeste à première vue dans cette voiture lui avait semblé étrange. La gare n'avait pas de passage souterrain. Très imprudemment, le premier d'entre-eux déverrouillait la porte opposée côté voie pour descendre le second lui emboîtait le pas. Las un train était à la manœuvre. Le conducteur voyant la porte s'ouvrir à quelques mètres de sa motrice actionnait l'avertisseur sonore. Le premier sur la voix s'esquiva en courant en criant quelques mots en arabe et jetant ses paquets en l'air dans l'affolement le plus total. Le second était déjà descendu quand le train commençait à passer devant lui
Deux mains étaient alors venues le saisir fermement par les épaules pour le soulever et le tirer vers l'arrière et effacer son corps. Le train s'arrêtait enfin quelques instants plus tard et quelques dizaines de mètres plus loin dans le crissement agressif et prolongé du freinage.
Les gens de la SNCF accouraient persuadés qu'un drame s'était produit.
Le conducteur du train livide et furieux, en était persuadé. Les yeux exorbités, il tremblait comme une feuille. L'homme dont la vie n'avait tenu qu'à quelques centimètres avait bien du mal à reprendre son souffle après ces émotions et à mesurer l'étendue de sa bêtise. Encore sous le choc, accablé par les employés de la SNCF, il en était bien incapable. Il était reparti hagard, sans même dire un mot.
Joyeux Noël ! son sauveur, traînera un lumbago pendant plus d'une semaine, mais quand il y repense aujourd'hui, il se dit que cela en valait la peine pour cet homme et peut être plus encore pour ses enfants à la veille de Noël.
Il repense à tout ça aujourd'hui car cet après-midi, il a accompagné sa fille aînée sur le quai de la gare. Il était triste de la voir repartir après les vacances prolongées de Noël. Mais à l'heure où il va publier cette note, il sait qu'elle est bien arrivée et il va maintenant essayer d'aller dormir.
Les espaces ferroviaires ont des emprises importantes au cœur et à la périphérie des villes. Certains sont très animés, d'autres pratiquement déserts. En regardant les rails, il repensait à cette vison étrange qui l'avait marqué : des dizaines de voies ferrées alignées dans une immense gare de triage au cœur de l'Allemagne ou son train s'était longuement arrêté à une heure si avancée de la nuit qu'il était probablement le seul à ne pas dormir. Tout ces équipements ferroviaires, sous la lumière violente des projecteurs, lui semblaient encore bien neuf et il ne pouvait s'empêcher d'imaginer le déluge de bombes qui s'était abattu ici trente ans plus tôt.
Il se souvenait aussi de ces deux types a qui il avait probablement sauvé la vie pour s'être simplement trouvé là par hasard.
Le premier était un ancien, tout chétif. Arrivé en retard, mais encore alerte, il avait débouché du passage souterrain dans le dos du chef de gare qui venait de siffler le départ et qui s'en retournait dans le sens opposé. L'ancien avait alors sauté sur le marche-pied d'un train corail -tout neuf à l'époque- s'accrochant comme un damné à la poignée de la porte pour tenter de l'ouvrir. En vain ! C'était nouveau, à sa décharge : les fermetures pneumatiques condamnaient toute ouverture dès que le train commençait à rouler. Le chef de gare en se retournant s'en était rendu compte. Horrifié, il s'était mis à courir après lui en vociférant : "sautez Monsieur, sautez !" Le train avait pris de la vitesse.
Au bout de quai il avait assisté à la scène et, sans hésiter, il avait crocheté l'inconscient par la taille l'entraînant dans un roulé boulé digne des meilleurs entraînements parachutistes essayant de protéger tant bien que mal ce papy kamikaze dans leur chute.
Le second… ils étaient deux en fait. Deux hommes, des maghrébins entre quarante et cinquante ans, les bras chargé de cadeaux de Noël, étaient montés dans une voiture de 1ère classe. Lui se trouvait sur la plate forme mais il s'était écarté pour les laisser passer surtout le second qui était de plus forte corpulence. La présence ici de ces hommes sans bagages et de condition plutôt modeste à première vue dans cette voiture lui avait semblé étrange. La gare n'avait pas de passage souterrain. Très imprudemment, le premier d'entre-eux déverrouillait la porte opposée côté voie pour descendre le second lui emboîtait le pas. Las un train était à la manœuvre. Le conducteur voyant la porte s'ouvrir à quelques mètres de sa motrice actionnait l'avertisseur sonore. Le premier sur la voix s'esquiva en courant en criant quelques mots en arabe et jetant ses paquets en l'air dans l'affolement le plus total. Le second était déjà descendu quand le train commençait à passer devant lui
Deux mains étaient alors venues le saisir fermement par les épaules pour le soulever et le tirer vers l'arrière et effacer son corps. Le train s'arrêtait enfin quelques instants plus tard et quelques dizaines de mètres plus loin dans le crissement agressif et prolongé du freinage.
Les gens de la SNCF accouraient persuadés qu'un drame s'était produit.
Le conducteur du train livide et furieux, en était persuadé. Les yeux exorbités, il tremblait comme une feuille. L'homme dont la vie n'avait tenu qu'à quelques centimètres avait bien du mal à reprendre son souffle après ces émotions et à mesurer l'étendue de sa bêtise. Encore sous le choc, accablé par les employés de la SNCF, il en était bien incapable. Il était reparti hagard, sans même dire un mot.
Joyeux Noël ! son sauveur, traînera un lumbago pendant plus d'une semaine, mais quand il y repense aujourd'hui, il se dit que cela en valait la peine pour cet homme et peut être plus encore pour ses enfants à la veille de Noël.
Il repense à tout ça aujourd'hui car cet après-midi, il a accompagné sa fille aînée sur le quai de la gare. Il était triste de la voir repartir après les vacances prolongées de Noël. Mais à l'heure où il va publier cette note, il sait qu'elle est bien arrivée et il va maintenant essayer d'aller dormir.
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mercredi 6 janvier 2010
Je ne vous ai jamais dit…
Que ça n'arrivait jamais…

J'ai juste indiqué que c'était rare.

Et bien voilà j'ai été exaucé !

J'ai juste indiqué que c'était rare.

Et bien voilà j'ai été exaucé !
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dimanche 3 janvier 2010
Les matins d'hiver
Il a neigé une petite heure ce matin sur l'île de Ré.


C'est assez inhabituel pour être souligné. D'abord, il y a eu quelques gros flocons, et puis très vite c'était du grésil, mais ça n'a pas tenu car il ne faisait pas assez froid. C'est souvent comme ça ici.
Je me souviens de mes matins d'hivers à Grenoble au début des années soixante. A l'époque ils étaient plus rigoureux, il me semble. La neige est magique. Elle modifie tout : le paysage, la lumière et même le son en étouffant sa réverbération. On se sent comme dans la ouate. Il n'était pas rare que je me réveille le matin en découvrant émerveillé, un tapis de neige poudreuse complètement vierge qu'il me fallait fouler avec enthousiasme et dans laquelle je m'enfonçais jusqu'aux genoux pour aller à l'école.
A grand peine, les maîtres essayaient de contenir notre excitation et d'éviter les batailles de boules de neige, mais dès la sortie sur le chemin du retour, les batailles reprenaient de plus belle et le trajet s'éternisait. Nous avions les doigts gelés et nos gants -quand on en avait- finissaient par se détremper. Dans la cour des immeubles, on réalisait avec les copains des bonhommes de neige plus grand que nous (ce n'était pas très difficile). On poussait énergiquement des boules de neiges que nous faisions rouler sur le sol jusqu'à ne plus pouvoir les tourner. Ils mettaient alors des semaines à fondre. Une fois on a même construit un igloo.
Ce n'est pas demain la veille que je ferai un igloo dans mon jardin à Rivedoux, à moins que… Ce n'est pas à souhaiter évidemment car ici les toitures légères à 28 % de pente auraient bien du mal à résister à la moindre chute de neige conséquente. Et puis aussi ce matin, sur l'auto-radio, en passant le pont de Ré, cette chanson de Gérard Lenorman "Les matins d'hiver". Quelle idée aussi d'écouter Nostalgie ? En y repensant, je crois bien que ce n'est pas tant de la neige dont je suis nostalgique, c'est un tout.
Je me souviens de mes matins d'hivers à Grenoble au début des années soixante. A l'époque ils étaient plus rigoureux, il me semble. La neige est magique. Elle modifie tout : le paysage, la lumière et même le son en étouffant sa réverbération. On se sent comme dans la ouate. Il n'était pas rare que je me réveille le matin en découvrant émerveillé, un tapis de neige poudreuse complètement vierge qu'il me fallait fouler avec enthousiasme et dans laquelle je m'enfonçais jusqu'aux genoux pour aller à l'école.
A grand peine, les maîtres essayaient de contenir notre excitation et d'éviter les batailles de boules de neige, mais dès la sortie sur le chemin du retour, les batailles reprenaient de plus belle et le trajet s'éternisait. Nous avions les doigts gelés et nos gants -quand on en avait- finissaient par se détremper. Dans la cour des immeubles, on réalisait avec les copains des bonhommes de neige plus grand que nous (ce n'était pas très difficile). On poussait énergiquement des boules de neiges que nous faisions rouler sur le sol jusqu'à ne plus pouvoir les tourner. Ils mettaient alors des semaines à fondre. Une fois on a même construit un igloo.
Ce n'est pas demain la veille que je ferai un igloo dans mon jardin à Rivedoux, à moins que… Ce n'est pas à souhaiter évidemment car ici les toitures légères à 28 % de pente auraient bien du mal à résister à la moindre chute de neige conséquente. Et puis aussi ce matin, sur l'auto-radio, en passant le pont de Ré, cette chanson de Gérard Lenorman "Les matins d'hiver". Quelle idée aussi d'écouter Nostalgie ? En y repensant, je crois bien que ce n'est pas tant de la neige dont je suis nostalgique, c'est un tout.
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