
Ce mardi soir 30 mars 2010 à 18:00, l'île de Ré avait rendez-vous avec la marée d'équinoxe.
Coup de vent, marée de 112, une hauteur d'eau attendue de 6,40 m. Rien d'exceptionnel me direz-vous… Sauf qu'un certain 28 février 2010 a tout changé en inscrivant brutalement dans l'inconscient collectif insulaire, le risque de submersion marine comme une réalité tangible. Sauf que cette nuit-là, digues, dunes et plages ont été malmenées de toute part. Alors chacun, même s'il s'en défend a en tête cette interrogation : "et si ça recommençait ?"
Pourtant les élus l'ont proclamé haut et fort : "L'île de Ré est hors d'eau, l'île de Ré est au sec !" Et c'est vrai que les travaux d'urgence ont été rondement menés, en attendant le plan digues…
Un coup d'œil sur le baromètre en début d'après midi me rassure. La dépression passée ce matin est derrière nous et le baromètre est remonté en flèche. Le plus fort du coup de vent est intervenu autour de midi, à basse-mer. Serait-on en train de renouer avec la Baraka ? A voir ! Personnellement, je préfère affirmer que le pire n'est jamais sûr.
En attendant, je vous emmène avec moi dans ma tournée du littoral.
Nous irons d'abord sur l'Anse Notre Dame, là où l'hôtel Atalante a été submergé. La levée a été refaite. Elle semble encore bien modeste et l'on comprend aisément qu'avec la surcote de 1,50 m cette nuit du 28 février et des vents de secteur sud-ouest deux à trois fois plus puissants, l'hôtel ait pu être dévasté.
Aux Grenettes, le grain qui nous accueille assombrit l'horizon comme pour accentuer et rendre plus menaçant encore l'effet saisissant d'un océan démonté. Le niveau de la plage est exceptionnellement bas et ce n'est pas une surprise de voir le plateau calcaire, qui fixe tant bien que mal le trait de côte, battu de la sorte.
Retour à Rivedoux, au bout de la plage de Sablanceaux, au virage du Défend, là ou la RD 201 a manqué de peu d'être emportée par les flots. le rempart de sable fait son office de tampon contre l'assaut des vagues. Il ne faudrait pourtant pas plus de deux ou trois marées pour en venir à bout car le vent de terre freine à peine la houle. Au pas de la Fontaine, quelques intrépides ont ressorti leur planche de surf. Pour finir, changement de rive, nous passons au nord, à quelques centaines de mètres à peine, face au plateau derrière la coopérative maritime, complètement submergé dans la nuit 28 février, la baie du Platin nous montre un visage étrangement calme et trompeur. C'est ça aussi vivre la mer.
Coup de vent, marée de 112, une hauteur d'eau attendue de 6,40 m. Rien d'exceptionnel me direz-vous… Sauf qu'un certain 28 février 2010 a tout changé en inscrivant brutalement dans l'inconscient collectif insulaire, le risque de submersion marine comme une réalité tangible. Sauf que cette nuit-là, digues, dunes et plages ont été malmenées de toute part. Alors chacun, même s'il s'en défend a en tête cette interrogation : "et si ça recommençait ?"
Pourtant les élus l'ont proclamé haut et fort : "L'île de Ré est hors d'eau, l'île de Ré est au sec !" Et c'est vrai que les travaux d'urgence ont été rondement menés, en attendant le plan digues…
Un coup d'œil sur le baromètre en début d'après midi me rassure. La dépression passée ce matin est derrière nous et le baromètre est remonté en flèche. Le plus fort du coup de vent est intervenu autour de midi, à basse-mer. Serait-on en train de renouer avec la Baraka ? A voir ! Personnellement, je préfère affirmer que le pire n'est jamais sûr.
En attendant, je vous emmène avec moi dans ma tournée du littoral.
Nous irons d'abord sur l'Anse Notre Dame, là où l'hôtel Atalante a été submergé. La levée a été refaite. Elle semble encore bien modeste et l'on comprend aisément qu'avec la surcote de 1,50 m cette nuit du 28 février et des vents de secteur sud-ouest deux à trois fois plus puissants, l'hôtel ait pu être dévasté.
Aux Grenettes, le grain qui nous accueille assombrit l'horizon comme pour accentuer et rendre plus menaçant encore l'effet saisissant d'un océan démonté. Le niveau de la plage est exceptionnellement bas et ce n'est pas une surprise de voir le plateau calcaire, qui fixe tant bien que mal le trait de côte, battu de la sorte.
Retour à Rivedoux, au bout de la plage de Sablanceaux, au virage du Défend, là ou la RD 201 a manqué de peu d'être emportée par les flots. le rempart de sable fait son office de tampon contre l'assaut des vagues. Il ne faudrait pourtant pas plus de deux ou trois marées pour en venir à bout car le vent de terre freine à peine la houle. Au pas de la Fontaine, quelques intrépides ont ressorti leur planche de surf. Pour finir, changement de rive, nous passons au nord, à quelques centaines de mètres à peine, face au plateau derrière la coopérative maritime, complètement submergé dans la nuit 28 février, la baie du Platin nous montre un visage étrangement calme et trompeur. C'est ça aussi vivre la mer.





















