dimanche 30 mai 2010
Bonne fête Maman
Petite rétrospective des petits gestes d'amour et d'attention au quotidien d'une maman parmi d'autres… Christine en l'occurrence. Bonne fête des Mères ma chérie.
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mardi 25 mai 2010
Maigre grillé
Un petit beurre blanc en devenir…

De jeunes pousses de fenouil sauvage que l'on trouve ici au bord des chemins…

Un petit maigre, non gratté et vidé par les ouïes, c'est important.
Du gros sel de Ré, de l'huile d'olive et zou, au four, grill pulsé 230°, 20+15 minutes…

On l'accompagnera avec des petites pommes de terre vapeur, tout simplement.

De jeunes pousses de fenouil sauvage que l'on trouve ici au bord des chemins…

Un petit maigre, non gratté et vidé par les ouïes, c'est important.
Du gros sel de Ré, de l'huile d'olive et zou, au four, grill pulsé 230°, 20+15 minutes…

On l'accompagnera avec des petites pommes de terre vapeur, tout simplement.
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dimanche 23 mai 2010
Si l'on n'y prend garde
Les Jeunes Agriculteurs imaginent ce que serait le futur, si nous n’agissons pas aujourd’hui pour sauver notre agriculture...
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lundi 17 mai 2010
samedi 15 mai 2010
Le touriste de printemps
Le touriste de printemps :

Après… on s'habitue !
- Ne porte souvent qu'un tee-shirt et se pèle de froid, parce que c'est l'île de Ré,
- S'habille parfois en marin, parce que c'est l'île de Ré,
- Se traine lamentablement en auto sur les routes départementales,
- S'arrête en vélo en travers de la piste cyclable,
- Glandouille rue de Sully en léchant sa glace,
- Enguirlande souvent sa progéniture,
- Ne va pas encore sur la plage car il fait trop froid,
- Ou alors juste pour y déplorer les algues et l'absence de nettoyage,
- Adore faire les vide-greniers,
- Se montre volontiers au marché de La Flotte ou du Bois-Plage,
- Est vraiment ravi s'il y est reconnu par un autre résident temporaire,
- S'affiche avec le Phare de Ré à la terrasses du café des Colonnes,
- Tournique sans fin avec son caddie au Leclerc de Saint-Martin,
- Repartira dimanche soir après trois heures de bouchon avec du sel, du pineau, et son carton de patates de l'île de Ré,
- Le touriste de printemps est carrément insupportable.

Après… on s'habitue !
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vendredi 14 mai 2010
mercredi 12 mai 2010
Bad Boys
Mes souvenirs sont peuplés de fantômes. Heureusement la plupart d'entre eux sont encore bien vivants.
Parfois, il y en a un qui me fait un signe. Sacré Bernard va ! Vive le web qui permet de retrouver les petits cailloux semés derrière eux par les petits poucets !
Bernard, ce malandrin du lycée Champollion avec qui je n'avais pas causé depuis 37 ans, m'a retrouvé sur copains d'avant. Il a publié cette photo de notre classe de première littéraire. Littéraire dites-vous ? Ah bah oui tiens le blog, peut-être bien un commencement d'explication… ?
Hormis le fait que je ne me souvenais pas avoir jamais eu les cheveux si longs, cette photo -dont je ne me rappelais même pas qu'elle fut prise un jour- est davantage une confirmation qu'une révélation. Elle illustre en effet mon fol enthousiasme, mon très haut degré de motivation scolaire à l'époque. Je ne le savais pas encore, mais c'était ma dernière année de lycée et je dirais que ça se voit déjà. Rétrospectivement ceci explique d'ailleurs cela sans qu'il soit besoin d'aller exhumer mon bulletin scolaire des archives. Un bulletin qui n'était d'ailleurs pas franchement désastreux malgré un travail scolaire proche de l'encéphalogramme plat.
Eu égard à mon absentéisme compulsif, je ne m'explique pas davantage comment je suis sur la photo. C'est un pur hasard ! Du reste il y a apparemment quelques absents.
A noter également : le haut degré de politisation de ces années post-soixante-huitardes, et une représentation féminine des plus limitée.
Ainsi donc, je constate avec bonheur que je pourrais légitimement pousser la chansonnette sur l'air de "je n'ai pas changé" ce qui dans une très large mesure est parfaitement exact, je parle évidemment de mon jean et de mon pull marin. Pour le reste, pas de miracle, la vieillesse est un naufrage.
A la vision de cette photo (qu'un autre affreux de cette époque-là n'a pas hésité à qualifier "d'accablante" pour moi), mes deux marcusettes ont été pliées en quatre vous l'imaginez bien. Alors autant que vous en profitiez aussi, pas vrai ?
Parfois, il y en a un qui me fait un signe. Sacré Bernard va ! Vive le web qui permet de retrouver les petits cailloux semés derrière eux par les petits poucets !
Bernard, ce malandrin du lycée Champollion avec qui je n'avais pas causé depuis 37 ans, m'a retrouvé sur copains d'avant. Il a publié cette photo de notre classe de première littéraire. Littéraire dites-vous ? Ah bah oui tiens le blog, peut-être bien un commencement d'explication… ?
Hormis le fait que je ne me souvenais pas avoir jamais eu les cheveux si longs, cette photo -dont je ne me rappelais même pas qu'elle fut prise un jour- est davantage une confirmation qu'une révélation. Elle illustre en effet mon fol enthousiasme, mon très haut degré de motivation scolaire à l'époque. Je ne le savais pas encore, mais c'était ma dernière année de lycée et je dirais que ça se voit déjà. Rétrospectivement ceci explique d'ailleurs cela sans qu'il soit besoin d'aller exhumer mon bulletin scolaire des archives. Un bulletin qui n'était d'ailleurs pas franchement désastreux malgré un travail scolaire proche de l'encéphalogramme plat.
Eu égard à mon absentéisme compulsif, je ne m'explique pas davantage comment je suis sur la photo. C'est un pur hasard ! Du reste il y a apparemment quelques absents.
A noter également : le haut degré de politisation de ces années post-soixante-huitardes, et une représentation féminine des plus limitée.
Ainsi donc, je constate avec bonheur que je pourrais légitimement pousser la chansonnette sur l'air de "je n'ai pas changé" ce qui dans une très large mesure est parfaitement exact, je parle évidemment de mon jean et de mon pull marin. Pour le reste, pas de miracle, la vieillesse est un naufrage.
A la vision de cette photo (qu'un autre affreux de cette époque-là n'a pas hésité à qualifier "d'accablante" pour moi), mes deux marcusettes ont été pliées en quatre vous l'imaginez bien. Alors autant que vous en profitiez aussi, pas vrai ?
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(Premier rang, 8ème à partir de la gauche)
Élevons (fuyons) le débat si vous le voulez bien, en replaçant ce cliché dans son contexte, à savoir celui de cette année lycéenne 1972 -1973 :
France : Georges Pompidou est Président de la République, Pierre Messmer est Premier Ministre. L'autorité en a pris un sérieux coup depuis le départ du Général, et ce début des seventies s'annonce sous les meilleurs auspices. Le premier choc pétrolier n'est pas encore passé par là et même si, déjà, les premières grandes restructurations industrielles se profilent, il y a encore du boulot pour tout le monde ou presque. Ainsi "l'orientation vers la vie active" (formule pudique pour le renvoi de l'établissement souvent brandie comme une menace) a encore du sens.
International : La guerre du Vietnam n'est pas encore terminée. Elle a été le ciment de huit ans d'agitation politique et révolutionnaire, mais les américains achèvent leur désengagement, on va pouvoir passer à autre chose. Cette autre chose capable de mobiliser sera par exemple … l'écologie, à travers le combat des anti-nucléaires ou encore la cause des femmes à travers les mouvement féministe.
Aux États-Unis précisément, un nom revient souvent dans l'actualité : "Watergate" ! Au début je pense à un produit pour les toilettes. Au Chili, le Président Salvador Allende poursuit son programme de nationalisations et on apprendra bientôt qui est Pinochet. En Argentine, le Général Perón revient aux affaires, mais ça, entre nous, on s'en fiche complètement.
Cinoche : Cabaret, Délivrance, L'Arnaque, American Graffiti, Cris et chuchotements, L'Exorciste, L'aventure c'est l'aventure, Le Charme discret de la bourgeoisie, Nous ne vieillirons pas ensemble, La Grande Bouffe, La Nuit américaine, L'Horloger de Saint-Paul, Les Aventures de Rabbi Jacob, La Maman et la Putain…
Musique : Pink Floyd cartonne à donf. Léo Ferré fait un tabac à l'Olympia en 1972 et Maxime le Forestier, très engagé à l'époque, sera sur la même scène l'année suivante.
Mes souvenirs sont peuplés de fantômes. la plupart d'entre eux sont encore bien vivants . Pas tous malheureusement ! Je dédie ce billet à Alex, présent sur cette photo.
France : Georges Pompidou est Président de la République, Pierre Messmer est Premier Ministre. L'autorité en a pris un sérieux coup depuis le départ du Général, et ce début des seventies s'annonce sous les meilleurs auspices. Le premier choc pétrolier n'est pas encore passé par là et même si, déjà, les premières grandes restructurations industrielles se profilent, il y a encore du boulot pour tout le monde ou presque. Ainsi "l'orientation vers la vie active" (formule pudique pour le renvoi de l'établissement souvent brandie comme une menace) a encore du sens.
International : La guerre du Vietnam n'est pas encore terminée. Elle a été le ciment de huit ans d'agitation politique et révolutionnaire, mais les américains achèvent leur désengagement, on va pouvoir passer à autre chose. Cette autre chose capable de mobiliser sera par exemple … l'écologie, à travers le combat des anti-nucléaires ou encore la cause des femmes à travers les mouvement féministe.
Aux États-Unis précisément, un nom revient souvent dans l'actualité : "Watergate" ! Au début je pense à un produit pour les toilettes. Au Chili, le Président Salvador Allende poursuit son programme de nationalisations et on apprendra bientôt qui est Pinochet. En Argentine, le Général Perón revient aux affaires, mais ça, entre nous, on s'en fiche complètement.
Cinoche : Cabaret, Délivrance, L'Arnaque, American Graffiti, Cris et chuchotements, L'Exorciste, L'aventure c'est l'aventure, Le Charme discret de la bourgeoisie, Nous ne vieillirons pas ensemble, La Grande Bouffe, La Nuit américaine, L'Horloger de Saint-Paul, Les Aventures de Rabbi Jacob, La Maman et la Putain…
Musique : Pink Floyd cartonne à donf. Léo Ferré fait un tabac à l'Olympia en 1972 et Maxime le Forestier, très engagé à l'époque, sera sur la même scène l'année suivante.
Mes souvenirs sont peuplés de fantômes. la plupart d'entre eux sont encore bien vivants . Pas tous malheureusement ! Je dédie ce billet à Alex, présent sur cette photo.
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mardi 4 mai 2010
La guerre des glaces est déclarée !
Ou plutôt celle des glaciers. Le théâtre des hostilités est à La Flotte !
Petit rappel historique :
Depuis 1971, Le glacier "La Martinière" règne sans partage sur le port de Saint-Martin de Ré et même bien au-delà. L'établissement qui compte toujours ses inconditionnels et ses thuriféraires a toutefois connu une succession d'évolution notables.
Il y eut d'abord la fin du service en salle, fini le temps béni des dégustations à table, qui il est vrai, généraient des files d'attentes pas possibles.
Il y eut ensuite la succession lorsque Roger, le père fondateur et génialissime glacier, passa la main à Xavier, son fils. L'entreprise n'a fait que prospérer et même se diversifier et c'est très bien ainsi.
Est-ce le syndrome du c'était mieux avant ?
Côté consommateurs toutefois, certains estiment que la qualité et le plaisir d'antan y ont sans doute perdu ce que les quantités produites et vendues y ont gagné. Avec près de 40 ans de recul, j'avoue que je ne suis pas loin de partager cet avis, mais chacun est évidemment libre de penser différemment.
Une nouvelle ère glaciaire ?
C'est dans ce contexte monopolistique rétais qu'au début de la saison 2008, Stéphane, un glacier formé dans la plus pure tradition italienne est venu s'installer rue du Marché à La Flotte. Un glacier à La Flotte, un glacier à Saint-Martin de Ré, deux ports distants de quelques kilomètres, 150 000 touristes en saison, l'un et l'autre ne jouant pas dans la même cour, on pouvait légitimement penser que le soleil aurait pu continuer de briller pour tout le monde, le marché de la glace n'étant pas vraiment saturé sur l'île de Ré. Stéphane se doutait-il qu'il allait ouvrir "une nouvelle ère glaciaire" sur l'île de Ré. De fait, dès 2008, Roger était remarqué à plusieurs reprises passant devant les vitrines de Stéphane. Avait-il flairé le danger, lui l'expert, l'homme d'affaire avisé ? Probablement !
Casus belli !
La boutique "Les délices du Richelieu" au coin du port de La Flotte est à vendre. L'occasion est trop belle. Stéphane se porte acquéreur, mais c'est sans compter sur la volonté hégémonique et monopolistique de La Martinière qui réagit et l'emporte finalement - contre l'avis du Maire de La Flotte dit-on.
La Martinière installe ainsi une annexe à La Flotte baptisée "l'Atelier La Martinière", un atelier destiné à siphonner la clientèle naissante et grandissante de Stéphane. Belle reconnaissance pour Stéphane en vérité.
Conclusion provisoire :
Stéphane (La Gelatteria del Mare) versus Roger (La Martinière), ça évoque inévitablement le combat du petit David contre le géant Goliath avant qu'on ne sache la fin de l'histoire.
Toutefois, notre David (Stéphane en l'occurrence) a de sérieux arguments à faire valoir. Une qualité artisanale au moins égale à celle de son concurrent (je ne veux faire de peine à personne mais à mon avis, la performance n'est pas tant dans la multiplication à l'infini des parfums) et, ce qui n'est pas négligeable en ces temps difficiles, l'argument prix - pas négligeable en temps de crise - (respectivement pour une glace un parfum / deux parfums) :
Au consommateur de goûter, de comparer et le cas échéant d'arbitrer.
PS 1 : Sur le gif animé, le cailloux du p'tit David serait en fait une boule de glace citron. :o)
PS 2 : "La Martinière" était le nom d'un cargo de l'administration pénitentiaire qui déportait les prisonniers au bagne de Guyane.
Petit rappel historique :Depuis 1971, Le glacier "La Martinière" règne sans partage sur le port de Saint-Martin de Ré et même bien au-delà. L'établissement qui compte toujours ses inconditionnels et ses thuriféraires a toutefois connu une succession d'évolution notables.
Il y eut d'abord la fin du service en salle, fini le temps béni des dégustations à table, qui il est vrai, généraient des files d'attentes pas possibles.
Il y eut ensuite la succession lorsque Roger, le père fondateur et génialissime glacier, passa la main à Xavier, son fils. L'entreprise n'a fait que prospérer et même se diversifier et c'est très bien ainsi.
Est-ce le syndrome du c'était mieux avant ?
Côté consommateurs toutefois, certains estiment que la qualité et le plaisir d'antan y ont sans doute perdu ce que les quantités produites et vendues y ont gagné. Avec près de 40 ans de recul, j'avoue que je ne suis pas loin de partager cet avis, mais chacun est évidemment libre de penser différemment.
Une nouvelle ère glaciaire ?C'est dans ce contexte monopolistique rétais qu'au début de la saison 2008, Stéphane, un glacier formé dans la plus pure tradition italienne est venu s'installer rue du Marché à La Flotte. Un glacier à La Flotte, un glacier à Saint-Martin de Ré, deux ports distants de quelques kilomètres, 150 000 touristes en saison, l'un et l'autre ne jouant pas dans la même cour, on pouvait légitimement penser que le soleil aurait pu continuer de briller pour tout le monde, le marché de la glace n'étant pas vraiment saturé sur l'île de Ré. Stéphane se doutait-il qu'il allait ouvrir "une nouvelle ère glaciaire" sur l'île de Ré. De fait, dès 2008, Roger était remarqué à plusieurs reprises passant devant les vitrines de Stéphane. Avait-il flairé le danger, lui l'expert, l'homme d'affaire avisé ? Probablement !
Casus belli !
La boutique "Les délices du Richelieu" au coin du port de La Flotte est à vendre. L'occasion est trop belle. Stéphane se porte acquéreur, mais c'est sans compter sur la volonté hégémonique et monopolistique de La Martinière qui réagit et l'emporte finalement - contre l'avis du Maire de La Flotte dit-on.
La Martinière installe ainsi une annexe à La Flotte baptisée "l'Atelier La Martinière", un atelier destiné à siphonner la clientèle naissante et grandissante de Stéphane. Belle reconnaissance pour Stéphane en vérité.Conclusion provisoire :
Stéphane (La Gelatteria del Mare) versus Roger (La Martinière), ça évoque inévitablement le combat du petit David contre le géant Goliath avant qu'on ne sache la fin de l'histoire.
Toutefois, notre David (Stéphane en l'occurrence) a de sérieux arguments à faire valoir. Une qualité artisanale au moins égale à celle de son concurrent (je ne veux faire de peine à personne mais à mon avis, la performance n'est pas tant dans la multiplication à l'infini des parfums) et, ce qui n'est pas négligeable en ces temps difficiles, l'argument prix - pas négligeable en temps de crise - (respectivement pour une glace un parfum / deux parfums) :
- La Martinière (et son Atelier Flottais) : 2,70 € / 3,20 €
- La Gelatteria del Mare : 2,00 € / 3,00 €
Au consommateur de goûter, de comparer et le cas échéant d'arbitrer.
PS 1 : Sur le gif animé, le cailloux du p'tit David serait en fait une boule de glace citron. :o)
PS 2 : "La Martinière" était le nom d'un cargo de l'administration pénitentiaire qui déportait les prisonniers au bagne de Guyane.
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lundi 3 mai 2010
Xynthia : Paroles de sinistrés
Dimanche 2 mai 2010, un beau soleil printanier. Retour sur les zones noires à Aytré et aux Boucholeurs. Pas pour faire du tourisme de catastrophe. Non. Juste une envie, presque une nécessité, celle de fixer et transmettre les témoignages émouvants de ceux qui ne veulent pas quitter leur maison ou qui, plus simplement, ne parviennent pas à comprendre le sort qui leur est fait.
Une visite, des rencontres aussi, qui nous ont apporté, à Christina et moi, autant de questionnements que de réponses. Une diversité de situations humaines, factuelles aussi, que l'administration, dans le secret de ses travaux, la brutalité et la froideur de ses décisions précipitées n'a probablement ni su ni voulu appréhender.
"L'Etat, ce monstre froid" pour beaucoup de sinistrés zonés sans avoir été consultés, sans avoir vu un seul expert sur le terrain, cette affirmation de Nietzsche fait désormais sens ici.
« Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais ce n'est pas chez nous mes frères, chez nous il y a des Etats. Etat, qu'est-ce que cela ? Allons ! ouvrez vos oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples. L'Etat, c'est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « moi l'Etat, je suis le peuple ».
C'est un mensonge ! Ils étaient des créateurs ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent au-dessus des peuples une foi et un amour : ainsi ils servaient la vie. Ce sont des destructeurs ceux qui tendent des pièges au grand nombre et qui appellent cela un Etat : ils suspendent au-dessus d'eux un glaive et cent appétits. Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l'Etat et il le déteste comme le mauvais œil et une dérogation aux coutumes et aux lois. »
Une visite, des rencontres aussi, qui nous ont apporté, à Christina et moi, autant de questionnements que de réponses. Une diversité de situations humaines, factuelles aussi, que l'administration, dans le secret de ses travaux, la brutalité et la froideur de ses décisions précipitées n'a probablement ni su ni voulu appréhender.
"L'Etat, ce monstre froid" pour beaucoup de sinistrés zonés sans avoir été consultés, sans avoir vu un seul expert sur le terrain, cette affirmation de Nietzsche fait désormais sens ici.
« Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais ce n'est pas chez nous mes frères, chez nous il y a des Etats. Etat, qu'est-ce que cela ? Allons ! ouvrez vos oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples. L'Etat, c'est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « moi l'Etat, je suis le peuple ».
C'est un mensonge ! Ils étaient des créateurs ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent au-dessus des peuples une foi et un amour : ainsi ils servaient la vie. Ce sont des destructeurs ceux qui tendent des pièges au grand nombre et qui appellent cela un Etat : ils suspendent au-dessus d'eux un glaive et cent appétits. Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l'Etat et il le déteste comme le mauvais œil et une dérogation aux coutumes et aux lois. »
Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
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