jeudi 30 septembre 2010

Mode nuit 3 - Les loups sortaient la nuit


Seul sur la plage, face au port de La Pallice, j'ai fermé les yeux, j'ai perçu la rémanence de leurs moteurs diesels qui les propulsaient dans le pertuis…

mercredi 29 septembre 2010

Etrangetés et autres bizarreries

Non, attendez  ! Ne partez pas, vous auriez tort de zapper de suite. Il ne s'agit pas seulement d'architecture ou de patrimoine.
C'est une église surprenante, une église à l'architecture flamboyante, adossée à un monastère préexistant. Un témoignage d'architecture flamande en pleine Bresse. Une église au tuiles vernissées construite à Brou, dans l'Ain, à l'écart de la ville de Bourg-en-Bresse qui l'a rattrapée depuis.
Elle a été voulue par Marguerite d'Autriche, une princesse Flamande, amoureuse, pour accueillir le tombeau et honorer la mémoire de son défunt mari, Philibert II de Savoie, dit le beau, mort trop tôt en 1504 à l'âge de 24 ans après une partie de chasse.
Beau, il devait l'être son mari, c'est sûr, à en juger par son gisant en marbre de Carrare.
Elle n'avait alors que 24 ans elle aussi et devait être inconsolable de cet amour frappé en plein vol pour avoir fait ériger, depuis Malines où elle vivait remariée, pareil témoignage d'amour.
La construction débuta en 1513 et s'achèvera en 1532 soit deux ans après la mort de Marguerite en 1530. Peu de temps finalement pour édifier et réaliser tant de beauté et de richesses. Faut dire qu'elle n'avait pas lésiné sur les moyens Marguerite, Elle avait fait appel aux meilleurs maîtres d'œuvres, artistes et ouvriers de Flandre, de Bourg, de Lyon et même d'Ecosse. L'œuvre d'une vie.
Mais ce n'est pas d'architecture qu'il s'agit comme indiqué en préambule à ce billet.
Il y a quelques années, en rentrant de vacances, il avait voulu y revenir accompagné de sa femme et ses deux filles, il savait que ça leur plairait.
Enfant, il avait visité cette église avec ses parents. C'était au début des années soixante et il en avait gardé un souvenir précis.
Quand on est petit, on a parfois du mal à regarder en haut. Il se souvenait avoir été impressionné par les sols du chœur, des carreaux de faïence magnifiques. Il entrevoyait encore la représentation de scènes religieuses, des scènes de chasse aussi. Dans son souvenir les couleurs étaient somptueuses : les bleus et les jaunes surtout ! Oui, il se souvenait même d'avoir marché sur ce pavement magnifique.
En chemin, il avait dit à sa femme et ses enfants, vous allez voir le tombeau, les  vitraux, mais vous verrez surtout le sol dans le choeur.
Vitraux, tombeaux, tout y était, mais de carreaux de faïence sur le sol il n'y avait point.
Il trouva cela étrange, vraiment, et ce sentiment dérangeant le déstabilisa. Alors il fit des recherches, se renseigna, et finit par apprendre, en le lisant quelque part, que les derniers vestiges de ces carreaux avaient disparus dans entre les deux guerres, dans les années 1920.
Il les avait pourtant vu, de ses yeux vus comme neufs, ce qui en soi paraît stupide, il faut bien en convenir.
Entre rêves et réalités, il a pourtant des souvenirs comme ça qui parfois sont vraiment flipants. Il a d'autres dons aussi, mais il n'aime pas trop en parler. Il croit bien aussi que sa fille aînée est comme lui.
Il continue d'avancer dans son existence, il sait seulement que dans la vie, on ne peut pas toujours apporter des réponses rationnelles aux questions que l'on se pose.

mardi 28 septembre 2010

Mode nuit 2 - la frontière

A la frontière de l'aube et de la nuit.
Sincèrement, je ne pensais pas qu'il était possible de fixer la frontière, la ligne de partage, la ligne de démarcation… appelez la comme vous voudrez.
J'étais persuadé qu'en parcourant tant de chemin en 24 heures elle passerait trop vite, bien trop vite… sûrement !
Tout faux !


Tel le jour et la nuit, qui s'opposent sans fin, tout comme cet espace temps immuable de 24 heures, mon âme est en perpétuel mouvement et ne trouve pas le repos.
Elle a également son côté clair qui cherche à repousser sans cesse son côté obscur… qui lui revient sans cesse.
Dans mes voyages intérieurs, je rêve les yeux grand ouverts. Je remonte le temps, toujours pour la même raison. J'entrevois la porte, celle du couloir par lequel je pourrais basculer du clair à l'obscur, à volonté et sans subir le rythme oppressant des lois immuables du temps.
Il m'arrive de frapper à cette porte, de la voir s'entrouvrir dans une réalité confuse où le vrai et le faux s'entremêlent. Il arrive même parfois qu'elle s'ouvre toute grande ou presque. Finalement, je renonce et elle se referme inexorablement, toujours avant la fin de l'histoire…
Toujours !

vendredi 24 septembre 2010

mercredi 22 septembre 2010

Mode nuit

 Photo Rivedoux-Plage le 22/09/2010

A voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit,
Je finirai, c'est fatal, par m'endormir aussi.
A voir tant d'yeux qui se ferment, couchés dans leur lit,
Je finirai par comprendre, qu'il faut que je m'endorme aussi.

Une nuit j'ai bien failli m'endormir moi aussi,
Mais je me suis réveillé, tout au bord de mon lit.
J'ai rêvé que quelqu'un était venu tuer mes insomnies,
Tout effrayé à l'idée, que je pourrais bien être mort moi aussi.

Dieu, lui-même, ne sait pas ce que je fais de mes nuits,
Je rôde comme un chat, j'attrape ma souris.
Chaque nuit,  je joue avec elle et la croque dans mon lit,
Et c'est sur elle que je couche, mes plus belles insomnies.

A voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit,
J'aurais fini, c'est fatal, par m'endormir aussi.
Mais si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies,
J'aime mieux vivre en enfer que dormir en paradis.

A l'heure où l'aube luit, au bout de mon insomnie,
J'ai bien cru saisir le moment où elle s'est évanouie.

(librement inspiré par Barbara, par mes insomnies et par ma souris… aussi !)

samedi 18 septembre 2010

Journées du Patrimoine

Tout ce weekend se déroulent les journées du patrimoine.
De grand matin, j'ai visité… ma femme.
Ce n'est pas la première fois, vous l'imaginez bien, mais je dois dire que sa visite me procure toujours de grandes satisfactions. A elle aussi d'ailleurs. C'est comme au Louvre. Je croyais avoir tout vu (et tout entendu) mais non ! Il y a toujours, des endroits à découvrir ou à redécouvrir, de nouvelles œuvres qui vous émerveillent et exaltent le sens artistique. Le tout est de savoir flâner, s'attarder s'il le faut et, surtout, de ne jamais se croire blasé. Mais les journées du patrimoine ne font que commencer, je vous laisse… car j'ai plein d'autres visites programmées.  
Vous aussi sans doute ?

mardi 14 septembre 2010

Ce soir ma femme a réservé sa soirée télé

Elle m'a prévenue hier soir, juste après l'amour : Mon chéri, mardi soir je réserve ma soirée télé !

Desperate housewives
Saison 6
Vous croyez qu'il y a un message ?

lundi 13 septembre 2010

J'aime l'Afrique et ses scameurs à l'imagination fertile

Bonjour Monsieur,
Mon nom est Mariam.How êtes-vous? J'espère que vous êtes beau et en parfait Health.I tombé sur vous et a jugé nécessaire de vous écrire immediately. I suis trop curieux d'en savoir plus vous. Pourriez-vous s'il vous plaît la pareille à mon message en laissant tomber sur mon mail id pour que je puisse vous présenter mon auto-mieux et aussi vous dire la raison pour laquelle je vous ai contacté. Je vais être en attente de votre e-mail parce que j'ai quelque chose de convenable et indispensable de vous le dire. Passez une bonne journée et que Dieu vous bénisse,
Je vais vous envoyer ma photo dès que je recevrai votre mail:
Cordialement,
Mariam.

-----------------------

Ma chère Mariam,
Réflexion faite je crois que Dieu peut garder sa bénédiction. En revanche, vous pouvez toujours si ça vous chante devez absolument m'envoyer votre photo. J'en serai positivement ravi. ;o)
Bien à vous
Non moins cordialement
Marcus

----------------------
----------------------

Ahhh Ouiiii ! Quand même ! :o)

Est-ce que le poil fait l'homme ?

Les hommes pas rasés sont plus séduisants !
Ce n'est pas moi qui l'ai dit mais les filles du bureau en me voyant arriver ce matin. Me voilà ainsi tout surpris de ce regain d'intérêt aussi soudain qu'inattendu.


Chères lectrices, vous êtes amicalement conviés à participer au sondage ouvert cette semaine. Et pour les messages plus personnels, j'accepte les mails aussi. ;o)

dimanche 12 septembre 2010

samedi 11 septembre 2010

Elle voit tout, elle entend tout

Une nouvelle pub pour la purée Mousseline passe à la télé, depuis le bureau, je reconnais une mélodie familière qui évoque subliminalement la purée mousseline (c'est fait exprès) mais sans y prêter la moindre attention.
Christina loin de la télé, s'affaire en cuisine.
"Tiens !" me dit-elle : "ils ont gardé la musique mais changé les paroles" [sic].
"Ah oui ?"
"Parfaitement !"… "Avant c'était : quand je fais de la purée mousseline, je suis sûre que tout le monde en reprend."
"Et Alors ?…"
"Et bien dorénavant, c'est : "quand je fais de la purée mousseline, je suis sûr que tout le monde est content" (pour autant, personne n'en reprend. Ah bon ?) Et puis la suite c'est "je suis sûre de ce qu'il y a dedans." (T'as raison, on n'est jamais trop prudent, pas vrai ?)"
 "Forcément, c'est tellement plus tendance" me dit-elle.

Vérification faite, elle a raison :



Ma femme est étonnante, sa vigilance naturelle m'a toujours stupéfié : un bruit de porte un placard qui s'ouvre, le couvercle de WC que j'oublie de rabattre, même du fin fond de la maison, elle sait tout ce qui se passe.
Alors vous pensez, une fenêtre mail qui se ferme inopinément, le siège passager de la voiture qui a bougé… rien n'échappe à sa vigilance, je ne peux décidément rien lui cacher.
Et en plus elle a un flair de Labrador… :o(

vendredi 10 septembre 2010

Du sens et de la valeur des choses

Brève, trop brève excursion en Bretagne où Tifenn nous fait découvrir un lieu étonnant, la chapelle Sainte-Barbe située sur la commune de Le Faouët (Morbihan). Elle en parle tellement bien ICI, chez elle, avec sa sensibilité habituelle et toute particulière que j'aime tant. 
Un lieu étonnant disais-je, oui assurément ! S'il n'y avait que la chapelle… L'ensemble comprend également un ossuaire, un pont, un logement, une fontaine de dévotion et un escalier des plus remarquables.
Alors commençons par le commencement, l'histoire :
Suivant la tradition, le sieur de Toulbodou, en Locmalo, chassait un jour dans la vallée de l'Ellé quand éclata un orage épouvantable. Au moment d'être frappé par la foudre ou broyé par un rocher, il fit vœu à Sainte-Barbe de lui élever une chapelle au même endroit, si par son intercession il était préservé de la mort. L'orage cessa instantanément.
Décryptage : Je suis descendu dans le fond de ce talweg. Le relief granitique n'a pas du changer tant que cela et la perspective de se retrouver sous ces falaises avec des trombes d'eau et un violent orage a tout à la fois quelque chose de crédible et certainement d'effrayant.
Par ailleurs, force est d'observer que ledit sieur de Toulbodou n'était pas un radin, où alors qu'il a eu très peur, car il aurait pu s'engager pour la construction d'un calvaire, voire d'une croix de bois, mais cela aurait-il suffi à lui sauver la mise ? Là est la question dans un monde dépourvu de moyens de transmission et de distribution des secours où il n'y avait guère, suivant la formule consacrée, que "la foi qui sauve".
Tenez, moi, si un jour j'étais vraiment dans la mouise, je m'engagerais à construire une réplique à l'échelle 1 du Mont Saint-Michel dans la baie de Rivedoux. Ça ne mange  pas de pain, on ne me laissera pas faire à cause de la loi littoral et du domaine public maritime. Dommage ça ferait un tabac avec les touristes… tout comme cette chapelle Sainte-Barbe du reste. Mais foin de ces considérations touristiques qui n'étaient pas encore de mise. Poursuivons !
Toujours est-il que le 6 juillet 1489, alors même que les vrais américains portaient des plumes et que Christophe Collomb n'en était encore qu'à rechercher quelque hypothétique sponsor pour sa première transatlantique, Jean de Toulbodou achète à son ami Jean de Bouteville, seigneur du Faouët, sur le flanc du Roh-an-March-Bran, « la longueur de 25 pieds, et de laize 16 pieds pour fonder et ediffier la dicte chapelle ». Sans désemparer, le jour même les travaux s'engagent. La vache ! Ces Bretons, quand ils ont une idée en tête, il ne l'ont pas ailleurs. Les Bretonnes aussi sans doute et ce n'est pas cette satanée mule de Tifenn qui me contredira. Les formalités administratives étaient sommaires comme vous l'imaginez. Aujourd'hui on peut vous enquiquiner six mois sur l'île de Ré pour vous permettre d'ouvrir une fenêtre ou plutôt pour vous la refuser au final. Mais je m'égare.
Dans cet espace si resserré -et c'est peut-être bien là le plus extraordinaire- les bâtisseurs trouvent moyen de construire une chapelle orientée SE - NO, en diminuant le choeur, en donnant les 25 pieds de longueur aux transepts, et en supprimant la nef. Et le tout en granit s'il vous plaît (en comparaison qui n'est pas raison : tailler la pierre de Charente, c'est sculpter du beurre Charentes-Poitou). L'édifice est donc de forme rectangulaire, avec une petite saillie polygonale sur le côté est, pour recevoir l'autel, et on y entre par deux porches, situés l'un au sud et l'autre à l'ouest. (merci à l'excellent www.infobretagne.com pour les précisions techniques).
Sa construction est achevée en 1512. Presque un quart de siècle  c'est bien long mais ça en valait la peine, sinon qui se souviendrait du Sieur de Toulbodou  de nos jours. La chapelle Sainte-Barbe devient alors rapidement un lieu de pélerinage. Au fil du temps des aménagements complémentaires vont suivre, ceux évoqués plus haut.

Ces dates de 1489 et 1512 sont attestées par des inscriptions : LE COMECEM (ENT DE) CESTE CHAPELLE FUT LE, VI JOUR DE JUILLET LAN 1489 ; LAN 1512 FUT FAICT CESTE VOUTE.
Chance ! Notre pique-nique à peine terminé, c'est l'heure de l'ouverture au public.
On accède à la plate-forme de la chapelle par un escalier réalisé au XVIIIe siècle. La chapelle recèle de nombreux éléments architecturaux ou mobiliers, dont une tribune, des statues, des ex-voto. La lecture de la notice complète et des notices en renvoi sur base de données Mérimée vous en dira plus.
L'intérieur révèle également d'intéressants vitraux du XVIe mais c'est un vitrail de la fin du XIXe siècle -don de l'abbé Félix Arsène CUDENNEC, un enfant du Faouët devenu vicaire général de La Martinique- qui retient finalement mon attention et à propos duquel je me lance dans une savante explication devant un jeune public médusé mais ravi de tant de science, sous les yeux ébahis de l'étudiante gardienne des lieux de qui je décline la proposition de  notice qu'elle me tend avec condescendance mais qui, très sport, viendra stupéfaite confirmer mon propos par la suite.
La maison ne reculant devant aucun sacrifice, le voici donc ce vitrail, avec photo explications et service compris, c'est gratuit. Sauf si vous zappez, vous me subirez :
De quoi s'agit-il ? Au sommet le Seigneur les anges et les archanges inspirent l'action bienfaitrice de notre Sainte-Barbe décidément très sollicitée par le petit peuple de Bretagne assailli par toutes les misères du monde. Et quelles sont-elles ces misères ?
De haut en bas et de gauche à droite : le risque météo avec l'orage qui surprend le chasseur dans le talweg, ça vous rappelle forcément quelque chose ? Sinon, recommencez depuis le début car vous avez lu trop vite. Le naufrage, plus rare dans les chapelles savoyardes mais omniprésent en Bretagne où il est à l'ex-voto ce que le triple axel est au patinage artistique. L'accident de la route (de carrosse en fait) mais l'idée est là.
L'accident au moulin, avec ce jeune enfant en fâcheuse posture qui va droit à la noyade sous le regard implorant de ses chers parents. Le feu d'habitation, incontournable ! (A ce propos, vous avez un détecteur de fumée ?) Enfin le malade, que dis-je, le mourant car le prêtre est déjà là… ce n'est pas de bon augure. Mais dans tous les cas, on prie, on espère.
De nos jours les sapeurs-pompiers -dont Sainte-Barbe est d'ailleurs la Sainte-Patronne- évoqueraient volontiers dans leur jargon les risques de la vie courante.
Bref, rien de neuf en ce bas monde si ce n'est que désormais on se contente simplement de composer le 18 ou le 112 et que plus aucun sinistré imprudent n'aurait l'idée saugrenue de revenir construire une chapelle au bord d'une route, d'une falaise ou au pied d'une montage juste parce qu'il l'aura finalement échappé belle. Tout au plus remerciera-t-il les pompiers qui n'ont fait que leur devoir, éventuellement seront-ils accablés si par impossible il n'y parviennent pas, même si, à l'impossible, selon l'adage, nul n'est tenu.
Et là tout-à-coup je me dis que par une surprenante inversion des valeurs, les croix récentes qui recommencent à jalonner les routes de France suite aux accidents routiers ne commémorent plus que nos drames, nos échecs, exprimant le désespoir, l'incompréhension, le sentiment d'injustice éprouvé par les proches. Ces croix ne parlent qu'à nous-mêmes. Elles ne sont certainement pas un merci ni même un message d'espoir qui s'adresse au divin, qui inspire, qui justifie tous les efforts, même les plus démesurés. Une chapelle pareille en granit, à flan de falaise… qui oserait même, seulement imaginer ça de nos jours.
Mais terminons si vous le voulez bien sur une note plus gaie, décalée et authentique comme je les aime.
Toujours pour amuser mon jeune public, et profitant de l'indisponibilité très momentanée de Christina, véritable super Nanny qui veille à tout et surtout sur moi-même, agile comme un félin de 55 ans polytraumatisé et fibromyalgique, je bondis sur la corde de la cloche que tout fidèle se doit d'actionner au moins une fois… le jour du pardon. C'était pas le jour pourtant mais j'en avais oublié la date et j'avais tant de choses à me faire pardonner, que -transi de foi et inspiré par Sainte-Barbe- j'ai sauté aussi haut que je pouvais et m'y suis accroché comme un damné pour la faire sonner à toute volée dans un vacarme assourdissant.
Un touriste amusé m'interpelle et me dit : "Mon vieux, vous avez été bedeau, pas vrai ?"
"Non pas" lui dis-je. "Mais j'ai vu Anthony Quinn dans le rôle de Quasimodo dans le film Notre Dame de Paris… depuis le temps que j'en rêvais vous pensez".
Merci Tifenn de me l'avoir permis et d'avoir immortalisé cet instant sur ton iphone.
Non, ne la publie surtout pas mais garde cette image précieusement. Mon heure venue, tu iras en souvenir de moi la déposer au pied de la statue de Sainte-Barbe, celle érigée au sommet de la tour. Et tu feras aussi sonner la cloche… mais juste une fois s'il te plaît.

J'ai dit !

jeudi 9 septembre 2010

Marées d'équinoxe

OK, ça va monter haut ce soir, peut-être encore demain aussi. Mais pas à ce point-là quand même :
La météo à venir est plutôt clémente et même si le coup de vent d'hier après-midi  sur l'estuaire de la Charente a jeté un froid à Port-des-Barques, il est douteux que ces grandes marées d'équinoxe révèlent de mauvaises surprises.
Reste que l'inquiétude - et elle est bien légitime - est désormais palpable. Elle est d'ailleurs relayée par les média. 
Pour combien de temps ? Allez donc savoir ! Comme le soulignait un éminent rivedousais, fin connaisseur du sujet, la mémoire des hommes est faillible et c'est peut-être bien d'abord cette mémoire collective qui a été prise en défaut dans la nuit du 28 février au 1er mars dernier.