dimanche 31 octobre 2010

Passer dans la vingt-cinquième heure.

Je voulais vivre ce moment-là, cette nuit étrange.
Vous les faire partager.
Passer dans la vingt-cinquième heure.
Je me suis mis à marcher, là, devant l'objectif…
Mais la photo entretient un rapport étroit au temps qui, parfois, n'est plus vraiment le nôtre.
Je voulais simplement apparaître.
Je n'ai fait que transparaître avant de disparaître.
Ai-je perdu mon temps, en plus de mon image ?
A votre avis ?


Heureusement, qu'on ne change pas d'heure tous les jours, sinon il y aurait de quoi flipper.
Marcus (le veilleur).

vendredi 29 octobre 2010

Le chemin de traverse

… Malgré !

Il est sans doute trop tard, probablement encore trop tôt. Au fond ce genre de questionnement n'a plus aucune espèce d'importance. Seule certitude l'heure tourne et la nuit qui n'en finit pas n'a pas encore commencée. J'emprunte le chemin de traverse. C'est une rue très étroite, un coup de scalpel net et sans bavure qui tranche le front dense, uni, solidaire des maisons du quai, celles qui font face courageusement à la baie, celles qui ont du sel sur les murs quand le vent de nordet la déchaîne, que les vagues viennent battre le quai. Le "Chemin du bout du monde" c'est comme ça qu'ils auraient pu l'appeler.  Moins de cent cinquante pas pour changer de monde, basculer d'un univers à l'autre. Au beau milieu de la nuit les voilà réunifiés dans l'obscurité et le silence complices qui estompe leurs différences.
La nuit tous les paysages sont gris. Les chats aussi ! A force de me voir traîner dans le quartier, à force de m'y faufiler sans  faire de bruit, ils ont fini par me reconnaître et m'adopter Ils viennent plus facilement à moi désormais. Il y a là Félix, Chouchou, d'autres encore. La nuit est leur royaume, ce sont tous mes amis. Je  leur demande gentiment de m'y laisser une petite place. Chouchou ronronne, Félix se montre un peu plus réservé. Parfois je tombe en pleine bagarre, mais quand je m'approche tout s'arrête. J'ai une présence apaisante avec les chats je crois bien. Alors je pense à mes grandes filles… Et je me dis que c'est seulement avec les chats.
Le quai est désert. L'éclairage aveuglant intégré au parapet me fait penser à celui du pont de Glienicke à la grande époque. L'humidité froide de l'automne qui est déjà là aussi, mais il n'y a ni les aboiements des chiens ni le bruit métallique des barrières qui se referment. Je me vide la tête, j'essaye au moins, je repense à mon parcours.  " Bordel ! Je suis où là ? "
Une voix me répond: " Au village !".
" Qu'est ce que vous voulez ? "
" Des renseignements "
" Dans quel camp êtes vous ? "
" Vous le saurez en temps utile…
Nous voulons de renseignements, des renseignements, des renseignements… "
" Vous n'en aurez pas ! "
" De gré ou de force vous parlerez. "
" Qui êtes vous ? "
" Je suis le numéro Deux, "
" Qui est le numéro Un ? "
" Vous êtes le numéro Six."
" JE NE SUIS PAS UN NUMERO, JE SUIS UN HOMME LIBRE "
" AH ! AH ! AH ! AH ! "

jeudi 28 octobre 2010

Camarades

Vous voulez ma tête ? Prenez-là je vous l'offre !

Mais pendant une semaine seulement, pas plus. Dire qu'il y a encore des gens dans ce village où je (sé)vis depuis un quart de siècle qui demandent encore : Mais c'est qui ce… Marcus ? Je n'en reviens pas.

Ce midi la rocade de La Rochelle était bloquée par une poignée de syndicalistes de la CGT. J'en ai rien à faire d'être bloqué, mais là pour le coup, il ne bloquait que dans un sens et moi je circulais dans l'autre. Le climat semblait assez morose, alors en les croisant, j'ai ralenti baissé la vitre brandit le poing en criant "Camarades !".

Alors tous les militants comme un seul homme (il y avait aussi des femmes) se sont redressés et ont crié "OUAAAAAIIIIIIS !!!" et ils m'ont applaudi. Ah oui c'est sûr, je crois qu'il va falloir la faire cette révolution.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, franchement, de faire des âneries pareilles, de vous les raconter ensuite, surtout en écoutant cette musique, ça me redonne la patate, malgré, malgré… malgré quoi au fait ?


lundi 25 octobre 2010

Jeu : La construction mentale d'un idéal (féminin ou masculin).

Attention ceci est un jeu, mais plus sérieux qu'il n'y parait de prime abord. Je m'explique :

Je me suis amusé à faire une sélection instinctive de quelques femmes connues (actrices notamment), qui me font volontiers "flasher" à l'écran ou qui me feraient flasher pour de bon si… si… mais bon, hein, faut pas rêver non plus. Tout cela est virtuel vous l'avez bien compris. Dois-je cependant encore rappeler ici que le virtuel ne s'oppose pas au réel, disons pour faire court que le virtuel est ce qui n'est pas actuel. Vous me suivez ?

La construction mentale d'un "idéal féminin ou masculin" propre à chaque individu à travers notamment des modèles de référence est un processus étrange dont je ne connais pas les tenants et les aboutissants, mais qui semble bien être une réalité. Quels en sont les ressorts ? Ça, j'aimerais bien le savoir. Je ne parle là que de l'apparence physique évidemment : la forme et les traits d'un visage, son expression, la forme et la couleur d'une chevelure, le regard… Laissons si vous le voulez-bien le couplet sur la beauté intérieure en dehors du débat car ce n'est pas vraiment ce qui apparaît de prime abord. Ainsi, la question que je me pose est donc la suivante : 

Que l'on soit homme ou femme avons-nous quelque part à l'esprit, une représentation particulière, construite ou prédéterminée, qui pourrait conduire à une attirance préférentielle pour tel ou tel "type" de de femmes ou d'hommes et qu'elle est elle ?

En effet, qui n'a jamais dit ou entendu : il (elle) est (n'est pas) mon type de… rapport à l'attraction supposée ou pas d'un(e) partenaire potentiel(le).
Ma chère et tendre a déjà tenté de caractériser la typologie de "ses rivales virtuelles". J'ai besoin de vous pour arriver à préciser les grandes lignes de forces qui se dégagent de mes choix à travers ces huit portraits de femmes.
Sincèrement, je ne raconte pas d'histoires. Ces huit-là sont vraiment à mes yeux parmi les femmes les plus attirantes…
Je vous remercie par avance de vos observations pertinentes ou impertinentes d'ailleurs. Je les attends avec impatience. Attention, je ne vous convie pas au jeu du "chercher l'intruse", là ce serait beaucoup trop simple.

Voici donc ma sélection toute personnelle :


Et puis tenez, j'ai une suggestion à vous faire : Et si vous faisiez vous aussi l'expérience. Et je tague pour ce jeu expérimental qui le voudra bien ! Chiche ?

Post scriptum :
  1. Ah oui, j'aillais oublier. Soyez sympas de ne pas me chambrer en usurpant les pseudos suivants : Marie-Elisabeth, Sigourney, Laure, Caroline, Ines, Gwyneth, Julia ou Fanny. Je suis d'une naïveté si confondante que je n'y survivrais probablement pas !
  2. Si vous pensez vous répondre au "profil" on peut éventuellement poursuivre la conversation par mail, si vous le voulez bien. ;o)

dimanche 24 octobre 2010

samedi 23 octobre 2010

De l'interactivité des blogs - histoire d'arbres

J'apprécie que ce blog permette une certaine interactivité. Parfois celle-ci me concerne directement parfois pas du tout. Quand je peux rendre service, je le fais bien volontiers.
 Alors que, ans mon billet précédent je parlais d'un arbre en Savoie cher au cœur de ma chère et tendre, je reçois en début d'après midi un mail de l'administrateur du site de l'Association Krapo Arboricole ainsi libellé :
Bonjour Marcus,

à la recherche des arbres remarquables de France, je viens de découvrir au cours de mes recherches l'existence d'un très vieux chêne vert sur votre commune (situé rue du Chêne Vert).
Ne connaissant personne dans ce coin de Charente, (ndlr : Charente-Martime) je me permets de solliciter votre aide afin d'obtenir des photos de l'ancêtre, et si cela vous est possible des mesures de circonférence des deux fûts, et du tronc principal avant la division.
Toutes les informations collectées seront réunies sur ce blog :
http://krapooarboricole.wordpress.com/
Il va de soi que je citerai le photographe, avec bien entendu un lien retour vers votre blog.
Merci par avance pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter.
Cordialement, Christophe V.
Allons bon ! Après Marcus archéologue, Marcus guide touristique, Marcus observateur météo, Marcus agent de liaison (pendant Xynthia), Marcus à la recherche du temps perdu (ma quête du Saint-Graal en fait) voici Marcus arboricole.
" La recherche des arbres remarquables de France," et bien voilà une cause bien sympathique ma foi. Ce bois de chênes verts de Rivedoux, je le connais bien, j'ai même œuvré pour sa protection en suggérant fortement son classement en espace boisé classé au titre du code de l'urbanisme, ce qui fut fait par la commune alors que les arbres étaient menacés par un projet de lotissement. Je suis passé prendre des photos de l'arbre en question aux dimensions remarquables Son périmètre est de 5,40 avant division des fûts. Grace à krapooarboricole, on en saura sans doute un peu plus sur ce spécimen dont les anciens du village auraient dit que leurs grands-pères grimpaient déjà dedans. Si vous avez envie de voir cet arbre, il est, comme l'indique Christophe, situé rue des chênes verts, ce qui est d'une grande originalité, il faut bien en convenir.
Voilà ! mission accomplie. Le blog de Marcus ne fait pas encore agence matrimoniale, mais au train où vont les choses, qui sait ? Ça pourrait peut-être venir.

vendredi 22 octobre 2010

Elle voulait revoir son arbre

La petite fille marche sur le chemin de l'école. Il fait froid, c'est l'hiver. Son école se trouve sur une petite colline tout près d'un vieux château. Tous les matins elle gravit le chemin en pente avec peine. Ce n'est pas facile pour ses petites jambes. Mais quand la neige tombe et que le chemin n'est pas déneigé, il faut faire le tour, passer par le chemin des garçons. Elle n'aime pas ça car ils en profitent pour lui lancer des boules de neige. Heureusement sa maison n'est pas très loin.
En haut du chemin justement, il y a un arbre, son arbre. La présence de cet arbre la rassure. C'est un marronnier, elle aime le prendre dans ses bras. Elle va souvent se réfugier auprès de lui. Dans son esprit, il est là, il la protège, c'est son ami.

Elle en a passé du temps en sa compagnie. Elle ne me l'a pas dit mais elle a du lui en confier des secrets, des chagrins sûrement. Le temps a passé, la petite fille a grandi. Il y a quelques jours, je l'ai accompagnée là-bas quand elle m'a dit : "viens je veux revoir mon arbre." Je savais que c'était important pour elle. Il était là son marronnier. Une chance, sinon je ne vous dis pas sa peine.
Je ne sais pas quels chagrins elle a pu lui raconter précisément ce jour là. J'aime mieux ne pas le savoir. Je l'imagine revenir dans quarante ans, accompagnée de ses petits enfants devenus grands. Elle leur racontera son histoire. Elle pestera probablement encore davantage sur ce fichu chemin en pente. J'espère que son cher marronnier sera toujours là.

mardi 19 octobre 2010

Marcus Pontifex Maximus ?

Ecouter les informations, passer la barrière de péage comme je passerais la frontière, ne plus les entendre… Quitter le continent, franchir le pont, rentrer chez moi.
video
Ce pont, je l'ai franchi environ 13 000 fois depuis qu'il est construit, et autant dans l'autre sens. Près de 40 000 Km au dessus de l'Atlantique ! Ça ferait quelques heures de vol si c'était en avion, pas loin de 7 Paris New-York pour être précis.
Monotone, à la longue ? Jamais !
A chaque fois c'est différent : la lumière, le ciel, les nuages, la mer, la marée, quand ce n'est pas le vent, la brume au dessus de laquelle on émerge parfois, l'incidence du soleil selon la saison, les oiseaux aussi car le pont est un point de passage des migrateurs. Je les comprends. Même s'ils n'ont pas besoin de ce point de repère, il est très beau.
Tout ceux qui ont choisi de poser leur sac sur l'île connaissent probablement ce sentiment. S'ils ne le ressentent pas, alors à quoi bon vivre ici ?
Je le sais, je suis un sacré veinard, j'aurais pu faire autant de kilomètres sous terre. C'était bien parti pour d'ailleurs.
Un soir à Paris, dans le métro, j'ai fait ce même calcul : une heure et demi de métro par jour… Je ne m'en tirais pas trop mal, mais au bout du compte, combien de jours, de mois et peut-être d'années passées sous terre ? Tu vois Alain, pour répondre à ta question de vendredi soir au restaurant à Grenoble, c'est pour ça que j'ai choisi de partir, pour que les enfants que je n'avais pas encore grandissent ailleurs. Et cet ailleurs, c'est ici.
Je pourrais disserter longuement sur les ponts, les gens qu'ils mettent en relation, un pont est "ce qui relie", ce qui amène au terme "religio". Je pourrais, tant que j'y suis, pontifier sur ceux qui les font. Ce n'est pas un hasard si à la tête du collège pontifical, le grand Pontife (pontifex maximus) portait le titre le plus élevé de la religion romaine car c'est à lui que revenait la charge d'établir et d'entretenir les ponts sur le fleuve sacré.
Et puis comment ne pas évoquer les ponts, improbables, comme les blogs qui permettent des rencontres inattendues, ou encore ces ponts détruits où chacun reste sur sa rive, regardant l'autre, sans pouvoir le rejoindre, comme le pont du bonhomme. Mais ceci est une autre histoire.
Ce soir, en passant le pont de Ré, j'ai pensé à cette fille qui vit également au bord de la mer ou d'une rivière… on ne sait jamais vraiment avec elle. Elle aime aussi franchir les ponts et en parle si bien. Je repense à nos convergences d'idées, à notre connivence bloguesque. C'est à elle, cette muse bretonne qui m'inspire tout autant qu'elle m'amuse, que je dédie une fois encore ce billet.

lundi 18 octobre 2010

Non décidément, Marcus ne respecte plus rien

Les promenades dans les cimetières nous rappellent la fragilité de la condition humaine. Et puisque la mort fait partie de la vie, il faut se presser de rire de tout de crainte de devoir en pleurer.

Commençons, si vous le voulez bien, par une pensée pour Fernande :







Il ne faut jamais dire jamais. Pas vrai Georges ?


Alors là, moi je dis que ce n'est pas parce qu'on va tous mourir un jour qu'on doit tous se croire obligé de faire la gueule de son vivant.


D'autant que, hein, tant qu'on a la santé, on ne risque pas grand chose. La preuve :


On dit souvent (trop souvent sans doute) que ce sont toujours les meilleurs qui s'en vont.
Et bien vous savez quoi ?
Des fois, c'est vrai ! Et jeune en plus et ça, oui, c'est triste.


Pour finir, je n'ai pas manqué d'aller me recueillir sur la tombe de Woody Allen, disparu prématurément il y a déjà vingt ans.
Ah vous l'ignoriez ?

dimanche 17 octobre 2010

On the road again 3 - débriefing

Lycée Champollion à Grenoble





Ainsi donc vendredi soir, je faisais une petite escapade pour rencontrer quelques vieux brigands de mon jeune temps. Chut… disais-je !


Mais bon, j'ai un blog à faire vivre pas vrai ? Alors aujourd'hui, après 750 km bien tassés, voici un bref compte-rendu de cette soirée.
Ainsi donc, autour de 19 heures, rendez-vous  était pris devant le lycée Champollion, devant la porte de la cour d'honneur précisément - parce qu'on la vaut bien cette putain de cour d'honneur - une porte qu'en d'autres temps, aucun élève ne se serait avisé de franchir, pas plus que de traverser ladite cour H (H pour Honneur) réservée au seul corps enseignant et à l'administration.
Avec les copains Bernard, Alain, Pierre et moi, on ne s'est pas dégonflé, on s'est d'abord offert une petite visite du Lycée où, désormais, on rentre comme dans un moulin. Pour le coup il m'a semblé plus petit que dans mes souvenirs. C'est classique semble-t-il.
D'emblée je remarque que la statue de Champollion n'est plus dans la galerie de la cour H. De retour à la maison, en quelques clics, je viens de résoudre l'énigme et du même coup d'apprendre que cette statue était une œuvre de Bartholdi. Ah oui… quand même ! Dire qu'il aura fallu 37 ans pour que je l'apprenne. Alors quand je repense au jour où je lui ai coincé une pomme dans la main au risque de me faire gauler et plus encore d'endommager cette œuvre, j'avoue  que l'amateur de patrimoine que je suis devenu n'en est - rétrospectivement - pas très fier.
Pour autant j'ai passé 7 ans de ma vie dans cette taule cet établissement. Et si je n'y ai pas totalement perdu mon temps, je le dois pour 99% au moins à mes camarades et j'accorde bien volontiers le 1% restant à cette vénérable institution que le monde entier nous envie, j'ai nommé l'éducation nationale.


Aussi, lorsque Bernard a exhumé la photo ci-dessus, je me suis dit qu'il fallait absolument essayer d'en revoir quelques uns, parmi les plus emblématiques :

Bernard, Pierre, Alain, et moi
Alain et Bernard
Nous sommes allés prendre un repas dans un resto voisin. Extraits choisis :
Alain : "Richard, tu te rappelles quand tu voulais faire un casse ?"
Richard : "Oui… mais finalement, après réflexion, j'ai préféré rentrer dans la police."
Bernardo : "La retraite, je la prendrai sûrement sur une plage mexicaine."
Richard : "La retraite faut la prendre jeune et en bonne santé. Pour régler le problème de la pénibilité et pour que la retraite soit équitable, on devrait tous prendre sa retraite de 20 à 40 ans et bosser ensuite jusqu'au bout."
Alain : "Tout-à-fait d'accord. D'ailleurs, je ne suis pas pressé de la prendre, ma retraite."
Pierre : "Et sinon… le cul, ça va ?" [sic]
…/… S'ensuit une bonne heure de discussion passionnée …/… 
Merci à toi Pierre d'avoir si bien su ramener le débat à l'essentiel et de nous amener à cette conclusion évidente : "Finalement, on est encore pas mal !"


Pierre et moi
On a ensuite demandé à une jeune et sympathique serveuse de désigner celui qu'elle trouvait le plus mignon. ;o)

And the winner is ?
Evidemment, chères lectrices, vous n'êtes pas obligées de partager son avis. J'ajoute que j'ai les mails de mes petits camarades. Si vous souhaitez les contacter, adressez un mail à la rédaction qui fera suivre (discrétion assurée).

vendredi 15 octobre 2010

On the road again 3

Une petite escapade pour rencontrer quelques vieux brigands de mon jeune temps. Chut… !


mercredi 13 octobre 2010

On the road again 2

Les chemins de la mémoire… familiale.

lundi 11 octobre 2010

On the road again

En France, depuis 1860…



vendredi 8 octobre 2010

Se jouer du temps

J'ai lu quelque part :
"Se jouer du temps, celui qui rend encore plus belles celles qui ont dépassé la quarantaine…"


A la lumière de mon expérience quotidienne, passé la cinquantaine, je trouve que c'est vrai aussi. 
Enfin, c'est juste mon avis.

mercredi 6 octobre 2010

Mode nuit 4 - Les vieux du quai

D'abord se lever ! Se réveiller ?… Pas la peine.
M'étirer comme un chat…
Sauter dans mon jean, enfiler mon pull marine…
Tirer doucement la porte. Elle s'est rendormie, déjà.
Prendre mon vieux Lumix, aller à la côte, c'est à quelques pas…


Tout est calme dehors.
C'est l'heure des silences appuyés disait Michel Jonasz dans c'est la nuit.
C'était bien vu ! Déjà à l'époque, sa chanson me tournait dans la tête. Je ne suis pas étonné de ce qui m'arrive.


La nuit ! Au fond, je ne peux lui en vouloir si elle est devenue ma fidèle compagne.
C'est comme ça, c'est tout !
Parfois il m'arrive de penser que c'est un privilège.

L'attendre… Il va venir c'est sûr…


Et très vite, embraser le ciel.


Georges est là, lui aussi.
Tous les matins il sort faire son tour sur le quai.
Il habite une rue perpendiculaire au quai. Vous voyez ?
Une de ces rues qui ouvrent sur la mer avec la baie et le continent à l'horizon.
C'est drôle, les mouettes le reconnaissent quand il sort de chez lui.
Dès qu'il traverse la route, sa casquette vissée sur la tête et ses mains dans le dos, même s'il ne leur donne rien à manger comme ce matin-là, elles lui font la fête.
Est-ce la reconnaissance, la force de l'habitude, allez savoir ?
Mais j'en suis sûr, elles le reconnaissent, c'est évident.


Parfois Georges et moi on fait la causette.
Là, je l'ai juste vu passer. Mine de rien, il est encore alerte pour un homme de son âge.
J'aime bien faire la causette avec "les vieux du quai". Ce sont des gens très importants pour moi.
Ils sont nés ici. Ils ont été paysans, marins, ostréiculteurs…
Ils en connaissent un rayon sur l'île, le village, l'estran, la mer, la vie d'ici, la vie d'avant.
Ils se souviennent et racontent les marsouins qui venaient chasser les bancs de meuils (mulets) sur la plage et que l'on pouvait voir passer tout près de la jetée ; les premiers touristes (comme mon grand-père et sa famille qui venaient en vacances ici avant-guerre).


Un jour, l'un d'entre eux a fait le rapprochement avec moi. Il m'a donné cette photo prise par mon grand-père à l'été 1938. Quand on vient vivre sur l'île de Ré, c'est souvent le prolongement d'une histoire d'enfance, de souvenirs de plage, de famille et de vacances.

Des touristes j'en ai vu beaucoup !
Des marsouins, sauf morts échoués sur la plage, je n'en ai jamais vu.
Mais des anciens comme Georges, j'en ai déjà vu partir quelques uns depuis un quart de siècle que je fais escale ici.
Peut-être qu'à force de traîner sur le quai, les mouettes finiront bien par me reconnaître aussi. Peut-être qu'un jour, je serai un vieux du quai moi aussi ?
Je pourrais sans doute faire illusion devant quelques touristes, mais au fond de moi, je sais déjà que je ne serai jamais légitime à le prétendre.

Mais pour l'heure, il fait frais et je rentre faire le thé.
C'est un mélange anglais de qualité supérieure. Quand la bouilloire aura porté l'eau à la température de 85 °, je la verserai sur le thé. Cinq minutes plus tard j'enfoncerai le piston de la théière.
Quand tout sera prêt, que le pain sera grillé, que tout sera installé sur la table, alors seulement j'irai doucement la réveiller.

mardi 5 octobre 2010

Le blog qui vous réchauffe

Qui essaye au moins…


Et avec Couperin… (et Christina au clavecin) ce qui n'est pas rien !

lundi 4 octobre 2010

La sentinelle

"Une perturbation gagnera progressivement l'ensemble du pays par la Bretagne…"
Combien de fois l'ai-je entendue celle-là ? Des milliers sans doute.

Mais je ne crois pas tout ce que dit la télé ou la radio.
En Bretagne, ta jolie Bretagne tout à ton image, j'ai trouvé bien plus que des paysages magnifiques sous une météo ponctuellement incertaine.
Je voulais te dire que, même s'il pleut parfois sur ton jardin et c'est tant mieux sinon il ne serait pas si beau, j'ai toujours trouvé chez toi ce grand soleil de l'amitié qui réchauffe le cœur.
Merci de me comprendre si bien. Merci de veiller aussi sur moi quand c'est nécessaire et que j'en ai besoin.
Oui… des fois, ça arrive !
 

dimanche 3 octobre 2010

Formation des policiers et gendarmes : ils sont devenus fous !

Vous savez quoi, les écoles de police et de gendarmerie vont bientôt fermer. Dorénavant, les candidats ayant satisfait aux concours sur épreuves seront directement affectés dans les services actifs.

L'objectif est de faire l'économie d'une formation couteuse puisque ces apprentis policiers et gendarmes ne sont pas au boulot pendant qu'ils sont à l'école. Toutefois, rassure le ministre de l'intérieur, ça n'affectera en rien le bon fonctionnement du service public ni le professionnalisme de ces jeunes personnels qui bénéficieront en outre de deux mesures phares :
D'abord, ils participeront à un séminaire de deux heures pendant lesquels il leur sera prodigué quelques conseils utiles pour se tirer des situations délicates.
A l'issue de ce séminaire :
  1. Les jeunes fonctionnaires stagiaires de police ou de gendarmerie recevront une mallette pédagogique contenant un DVD avec lequel ils apprendront notamment comment se servir d'une arme de poing et du code de procédure pénale, dont l'article 22 à été réécrit comme suit à leur attention : Art 22 : Démerde-toi comme tu le peux !
  2. Un uniforme leur sera remis, ainsi qu'une arme de service (pistolet automatique cal. 9mm, chargeur à grande capacité et 50 cartouches), une carte tricolore, la plaque qui va avec et la qualification d'agent ou d'officier de police judiciaire suivant leur grade.
Ensuite, installés dans leur première affectation, ils seront suivis pendant un an par un tuteur. (un ancien chevronné, mais désigné d'office car les syndicats estiment que la réforme qui a prévue de supprimer les écoles de formation des personnels est absurde et qu'il n'appartient pas au personnel en place de suppléer l'incurie de l'Etat).
Franchement, je ne suis pas rassuré. Mais où va-t-on, là ?

 Il ne manquerait plus qu'ils fassent pareil pour les profs tiens ! 

(Depuis l'entrée en vigueur de la réforme portant suppression de la formation initiale après réussite au CAPES, le nombre des professeurs stagiaires présentant leur démission dans les premières semaines suivant leur première rentrée scolaire serait en très forte augmentation. Le Ministre de l'éducation nationale refuserait d'en communiquer les chiffres.)

Dimanche c'est cinéma



(Un film tourné à la base sous-marine de La Pallice à La Rochelle)