samedi 27 novembre 2010

Mes années sixties : File, file, file.

Ah la vache !… J'avais 8 ans !

Elle File, file, file… Sacré Frank !
Je ne saurais comment exprimer ce que je ressens en écoutant cette chanson mais c'est précisément le genre de chanson qui vous met la pêche et qui vous trotte dans la tête. Enfin moi je trouve. (Hé hé trop tard, elle galope déjà). Moins de deux minutes, la deuxième piste de la face A, et hop c'est plié enlevé à un train d'enfer. Le vinyle revient parait-il ? C'est bien, mais ce serait mieux si c'était l'emploi.
Quoi d'autre ? Ah oui, on la voit défiler la route avec cette chanson. C'est vrai, les gens roulaient comme des fous à cette époque sur les routes nationales. Pas beaucoup d'autoroutes, pas de radars, pas de retrait de permis. Ils s'enroulaient autour des platanes sans rail et sans ceinture de sécurité dans une indifférence quasi-générale. Heureusement, tout le monde n'avait pas un cabriolet 300 chevaux. Aujourd'hui non plus d'ailleurs. Un conseil quand même, ne l'écoutez pas au volant si vous n'avez pas de régulateur de vitesse.
Et puis quoi d'autre ? L'amour peut-être… Ah l'amour… !
Et bien moi je crois que l'amour excuse tous les excès, sauf de vitesse.

vendredi 26 novembre 2010

Les pensées de Christina

Elle m'a sorti ça en moins de 24 heures !
  • C'est toi qui éternuais comme ça, là dehors ? j'ai cru que c'était un chien qui aboyait.
  • L'ail renforce les défenses immunitaires, mais réduit le réseau social.
  • Mon rendez-vous chez l'ophtalmo est fixé au 4 février. Il faut voir loin avec les ophtalmos, mais ce n'est pas facile quand la vue qui baisse.
Je crois que je vais éditer un recueil.

mercredi 24 novembre 2010

Les chocolats de la discorde

Nièce adorée nous a rapporté des chocolats d'Allemagne, son pays natal.

Il ne sont ni Suisses ni Belges, mais enfin, les chocolats allemands sont très bon.
Il n'y en a pas moins de vingt dans la boîte, tous en forme de petites barres réparties sur deux rangs. Le classicisme et la rigueur allemande au service d'une belle présentation. Sans vouloir polémiquer, ça fait plus envie que les Ferrero Rocher qui se montent les uns sur les autres, il n'y a pas pas photo.
Christina tient la boîte. Non sans malice, elle prétend que cette boîte de chocolat est sienne parce que c'est ELLE qui garde NOTRE petit-neveu, et pas moi !
Toutefois, l'argument ne tient pas considérant que nièce adorée a dit, en NOTRE présence et devant témoins : "Tenez, c'est pour VOUS" et qu'il n'est pas dans ses habitudes de vouvoyer sa tantine ; qu'en toute hypothèse lesdits chocolats ne sauraient constituer un bien propre au sens du code civil et du régime de la communauté légale.
Cette question juridique préjudicielle ayant été balayée d'un revers de main dans une plaidoirie aussi brillante qu'expéditive, digne d'un Robert Badinter au mieux de sa forme, elle finit par caler et me tendre la boîte.

C'est là que l'affaire se corse, car j'exige toujours de connaître au préalable ce que je mange. Les chocolats sont tous identifiés par un petit liseré discret en couleur. Chaque couleur correspond évidemment à ce qu'il y a dedans. Vous voyez ? Mais voilà, pour le savoir il faut retourner la boîte. Attention ! Penser impérativement à la refermer d'abord, sinon c'est très mal engagé. C'est sans doute pour cela qu'on ne met que des Ferrero Rocher dans les ambassades, pour ne pas s'emmerder avec les chieurs qui vous demandent ce qu'il y a dedans et aussi pour que l'ambassadeur et ses invités ne reçoivent pas les chocolats sur leurs pompes au cas où, en retournant la boîte, le couvercle viendrait à s'ouvrir inopinément.
Ils ne sont pas les seuls à faire ça les fabricants. De vous à moi, je ne trouve pas très aisé de devoir retourner la boîte où de la lire à bout de bras par le dessous, ni d'associer une couleur  ésotérique assez peu contrastée à une saveur qu'il faut ainsi mémoriser au premier énoncé où à la première lecture, le tout en perdant  évidemment de vue les chocolats en question.
Ils auraient été plus inspirés de l'indiquer sur l'intérieur du couvercle, voire d'utiliser une feuille volante en papier glacé. Oui je sais, pardonnez-moi si j'ai des avis sur tout, mais c'est la parfaite illustration de que mon collègue Nicolas Sarkozy de Paris appelle l'omni-présidence.

- "Lequel veux-tu ?" me dit-elle.
- "Bah je sais pas moi."
Elle referme alors le couvercle et la retourne :
- "Bon alors, nous avons… :
  • liseré bleu : au lait, à la crème
  • marron clair : noir et blanc, café crème
  • violet : au lait, fourré praline
  • vert : au lait, amande noisette praline
  • beige : au lait, fourré noisette
  • jaune : noir, fourré massepain
  • Marron : noir, amer à la crème
  • rouge, : noir, mousse au cacao
  • violet, : lait, praliné crème."
Elle retourne la boîte, l'ouvre et me la présente à nouveau.
Là, je me dis qu'effectivement, on se ferait moins suer le burnous avec des Ferrero Rocher. Les couleurs ne sont pas très tranchées et pour tout dire, elles sont très proches les unes des autres. C'est perturbant j'ai du mal à m'y retrouver. Elle aussi.
- "Euh… C'est quoi le rouge déjà ?" (belote)
Elle referme le couvercle et retourne la boîte.
- "Noir de chez noir, mousse cacao. Tu vas aimer c'est certain."
- "Ah ! … Et le bleu ?" (rebelote)
- "(soupir) au lait, à la crème, tu vas moins apprécier c'est sûr."
- "Et le vert ?" (dix de der)
- "OOOHHHHH ! Tu vas me faire tourner encore longtemps en bourrique ?"
- "OK, OK  ! Je vais prendre un rouge. "
Elle prend un violet et moi je file à l'ordi (quand on est président, on a du boulot vous savez).

Du bureau (où je glande devant l'ordi règle des affaires de la plus haute importance, je lui lance :
- "Ils sont très bons, pas vrai ?" 
- "Très !" Me répond-elle tout en finissant de desservir la table. Mais cinq secondes plus tard elle débarque dans le bureau.
- "Ça ne va pas !"
- "Allons bon, qu'est-ce qui ne va pas ?"
- "Si on pioche dedans n'importe comment, on va prendre toujours les mêmes. Après il ne restera que les mauvais."
- "Les mauvais ? Dis tout de suite que les chocolats de notre Nièce ne sont pas bons ! " :o)
- "Non, ceux qu'on aime le moins a priori, je voulais dire. Faut que ce soit équitable !"
Equitable, comme le commerce ? Elle a des idées parfois…
Je pense en mon for intérieur que les moins bons, on pourrait les refiler aux filles mais je n'en dis mot pour ne pas mécontenter la jeunesse mêler inutilement nos filles à cette affaire et ne pas envenimer les choses. Nous mangerons ainsi nos chocolats allemands "en Suisses" comme il se doit. C'est dit ! Elle n'en auront pas un seul.

L'idée d'un arbitrage me traverse l'esprit.
- "Voilà ce que l'on pourrait faire, si tu le veux bien. Je propose que tu prennes la rangée du dessus, et moi celle du dessous."
- Oui, c'est astucieux ça !
- Très bien ! comme ça, ceux du dessus vont descendre en dessous ni vu ni connu et tu pourras me faire encore un procès en sorcellerie. ;o)
- "Pfff, Toi alors… !"
- "Je blaguais. Voici ce qu'on va faire au final. On en prend chacun un différent à chaque fois. Et on le partage vu que chaque petite petite barre a deux carreaux. On commence de suite ?
- (un ange passe)…"D'accord !"
Ouf ! on a sauvé notre couple présidentiel ! Mine de rien, je suis un sacré juriste quand même. Elle repart dans le salon, mais je la rappelle.
- "Ma chérie ?"
- "QUOI encore ?" Me dit-elle en revenant sur ses pas.
- "Rappelle-moi, c'était quoi déjà… celui au liseré rouge que nous venons de déguster ?"

La boîte n'a pas volé. Christina ne sait pas jouer au frisbee. J'ai lu comme un regret dans son regard ! :o)

mardi 23 novembre 2010

les images du jour

Le froid arrive mais tant pis.
Plutôt le froid que ce long et sinistre enchaînement des dépressions atlantiques. Un peu de soleil sur une mer calme, ce n'était vraiment pas du luxe.
Quelques photos du jour. Ça m'a fait du bien de pouvoir les prendre en passant cet après-midi pour vous les offrir. Une pensée aussi pour ceux qui vont bientôt voir la neige de près.



samedi 20 novembre 2010

Questions pour un champion

C'est Nicole qui prend la main. Attention… Question médicament !
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Employé par Armée de l'Air des États-Unis pour aider ses pilotes à dormir après une mission, je suis un médicament assimilé en Suisse à un produit stupéfiant…
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Nicole : La Passiflorine !
 
Julien LP : !!!  La Passiflorine… Un stupéfiant ? Première nouvelle. Non Nicole ce n'est pas la Passiflorine.
Nicole : J'en prends pourtant tous les soirs et ça marche très bien je vous assure.
Julien LP : Sans doute Nicole, mais vous, vous ne pilotez pas un F16 en rentrant de votre travail.

Nicole : Non, moi j'ai une R14 diesel et j'en suis bien contente.
 Julien LP : ??? (soupir) C'est bien Nicole.
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… Mes effets secondaires à toute dose peuvent inclure : amnésie antérograde, diplopie, hallucinations par tous les sens physiques d'intensité variable, illusions, vision double, somnambulisme, insomnie, cauchemar, tension, dépendance physique et psychique, comportements automatiques étranges ou inappropriés, ataxie ou coordination motrice déficiente, difficulté de maintien de l'équilibre ou de coordination des mouvements euphorisme, sensation d'ivresse…
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André : le Pastis !
Julien LP : Le Pastis, c'est intéressant… (Mouah ah ah !) Désolé, Non André, c'est pas Le pastis. (mdr)
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… Confusion, baisse de la vigilance, appétit accru, troubles digestifs, jugement et raisonnement altérés, extraversion désinhibée dans les contacts sociaux ou interpersonnels, irritabilité, modification de la conscience, agressivité, impulsivité accrue faiblesse musculaire, fatigue, éruption cutanées, prurit, urticaire superficiel ou profond, libido accrue.
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Nicole : Le Viagra !
Julien LP : Nicole, vous avez dit… le…
Nicole : Le Viagra ?
Julien LP : C'est bien vu Nicole. Non… ce n'est pas le Viagra.
André : Et puis d'abord, avec le Viagra, on n'est pas bourré.
Julien LP : Ah bon, vous en prenez André ?
André : Oh Non ! Moi je dis ça, je dis rien.
Nicole : (mezzo vocce) Il ferait mieux, plutôt que de boire du Pastis tous les soirs !
André : … Hé ! Elle a dit quoi l'aut' folle du cul ?
Julien LP : Rien André, rien ! Nicole n'a rien dit. Poursuivons.
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… A l'arrêt brutal du traitement un phénomène de sevrage peut survenir, accompagné d'anxiété importante, d'insomnie,douleurs musculaires, agitation, irritabilité, maux de tête, engourdissement, picotement des extrémités, sensibilité anormale au bruit, à la lumière ou aux contacts physiques.
Sédatif hypnotique de la classe des imidazopyridines, dérivé des benzodiazépines et classé parmi les drogues entrainant une toxicomanie. Je suis… Je suis…
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André : une belle saloperie ça c'est sûr…
Julien LP : :o)) Non désolé
André, c'est pas possible comme réponse.
André : Si…
une belle saloperie comme l'autre, là, à côté.
Nicole : DE QUOI ! Qu'est qu'il raconte l'aut'poivrot ?
André : … Oh ! le poivrot, il t'enc… !
Julien LP : :o(( Nicole, André, du calme je vous en prie, ce n'est qu'un jeu.

(P'tain c'est la dernière fois que je prends un couple dans l'émission)
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Je suis, je suis…

Marcus : Dans la merde ! j'aurais envie de dire.


La question est de savoir si je vais en sortir.

mercredi 17 novembre 2010

Tranche de vie : le thermomètre.

Là où il est question de température ambiante.

A la maison ce midi :

Christina : "Tu ne trouves pas qu'il fait froid ?"
"Bah… non, pas vraiment !"
Christina : "Evidemment toi tu viens du dehors. Et bien moi, je trouve qu'il fait froid" (sic)
"Regarde plutôt le thermomètre électronique, il affiche 21,5 °!"
Christina : "Celui-là il ne marche pas bien où alors il est mal placé, et puis je te rappelle que c'est un cadeau bonus de VPC, alors pour sa fiabilité… !"
"Ah bon, mal placé et il ne serait pas fiable en plus ? Première nouvelle ! Alors voyons le thermomètre à alcool sur le pilier… Tiens ! il indique justement 22° passés !"
Christina : "Oui… mais non, tu sais bien quand il est tombé, il s'est décollé, tu l'as mal recollé. Depuis, il est optimiste !"
(soupir) "Admettons ! Et que dis l'autre thermomètre électronique à l'autre bout du salon ?" "Tiens justement 21,5°. Une température à se faire botter le cul par l'ADEME et Nicolas Hulot.
Christina : "N''empêche !…"
Dis… on n'a rien que trois thermomètres dans la même pièce. Qu'est-ce qu'il aurait donc celui-là, comme problème, dis-nous voir ?" :o)))
Christina : "Je n'en sais rien, n'empêche… IL FAIT FROID !"
"Euh…Il reste bien un autre thermomètre…"
Christina: "Où donc ?" 
Dans l'armoire à pharmacie, Il est on ne peut plus précis et tu sauras bien où le mettre celui-là… :o)))
Christina : (soupir) !
"Après, on fera la moyenne avec les trois autres. Même que ça permettra sûrement de baisser le chauffage."
Christina : "Roooohhhh !"

Ce soir c'est moi qui trouve qu'il fait froid.
Elle a du me prendre au mot… mais seulement pour le bureau.

jeudi 11 novembre 2010

Un visage parmi tant d'autres

Dix novembre ! Balade en Charente, visite du cimetière de Jarnac. C'est un cimetière baroque comme c'est pas permis avec des tombes très monumentales. Ce ne sont plus des allées, ce sont de véritables rues. bordées de "maisons". On y trouve le caveau de la famille Mitterrand.
A quelques mètres derrière moi, dans une allée, Chris s'est arrêtée devant une sépulture. Elle m'interpelle, me montrant une croix portant une plaque en tôle émaillée représentant l'image d'un jeune soldat. "Regarde", me dit-elle, "on dirait un gosse". C'était probablement une de ces photographies carte postale comme les soldats en envoyaient aux parents par la poste aux armées.

Loin des images habituelles montrant des hommes plutôt murs et virils, portant volontiers la moustache, l'image rassurante des pères en quelque sorte, c'est bien l'image des fils que cette photographie incarne. Alors apparaît soudainement à nos yeux toute la brutalité et l'injustice d'une jeunesse fauchée par la guerre.
C'était encore un gosse en effet, un gosse photographié en tenue de campagne, décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec palme et deux étoiles (trois citations dont une à l'ordre de l'armée). Plutôt rare ! Quels exploits individuels ce garçon courageux et intrépide avait-il accomplis pour être décoré de la sorte ? Quel enfer avait-t-il déjà traversé avant de tomber finalement au Champ d'Honneur ? C'était à Verdun, au mois de mai 1917.

A lire également : 11 novembre par Calpurnia ; Mon sourire pour un 11 novembre par MissR.

mercredi 10 novembre 2010

La monomane du jeu

Vous connaissez certainement ce tableau ?


Théodore Géricault : La folle monomane du jeu.

J'ai la même à la maison je crois, ou pas loin figurez-vous, car voilà que Christina s'est prise de passion pour le Mahjong en ligne.

Good-bye Macao !

Bonjour Rivedoux, l'enfer du jeu !

あいうえおけしべやへ
をわらりぉ〳〲ゕだび !!! :o(

lundi 8 novembre 2010

Tempête du 8 novembre

C'est normal, ceux qui ont été touchés en février dernier, et parfois durement, s'inquiètent.
Le risque de submersion marine est désormais gravé dans les mémoires pour quelques dizaines d'années sûrement, ce qui n'est rien à l'échelle des vimers.
Ce soir la dépression est creuse, le coefficient est élevé (93 à 17:51). La houle ? Je ne peux dire encore car celle du large n'est peut-être pas encore arrivée, mais pour l'instant ça va. Heureusement, les vents ne sont pas bien forts. Quelques images à suivre ce soir, si la luminosité est suffisante.
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Edité à 20:00
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video
Effectivement, en fin d'après-midi, la houle annoncée -il est vrai pour cette nuit- n'est pas encore là. Mais les coefficients de marée vont aller en diminuant. La houle provoquera sans doute quelques dégâts au trait de côte. Mais on est loin de la configuration du vimer du 28 février dernier, notamment la vitesse des vents annoncés qui se situe au dessous du seuil de la tempête. *
Rivedoux : Lors de la tempête Xynthia la mer avait franchi la route
* Sur terre, on parle de tempête quand la dépression génère des rafales supérieures à 90 km/h.

Marcus Kitchen-Aidé

Le prix s'oublie, la qualité reste.


Chris et moi avons fini par céder au chant des sirènes. C'est vrai qu'il est bien pratique ce robot K-A. Bon d'accord, ce n'est pas le robot de tout le monde, il faut quand même en avoir l'usage. Et on a cet usage-là et ici on l'a vu qu'il va tourner au moins trois à quatre fois par semaine rien que pour le pain. Alors oui, ça valait le coup (coût) de franchir le pas, en particulier pour tout ce qui est pâtisserie où notre petit Magimix -qui a de bons et loyaux services à son actif- se révélait tout de même un peu court et par ailleurs un rien plus fastidieux à nettoyer après usage.

Premier test en pâtisserie : un petit pain d'épices suivant la recette de Tifenn.
Alimentaire mon cher Watson ! Le plus difficile étant précisément de suivre la recette… sur son blog. (je taquine, je taquine) ;-)

" Zut, j'ai oublié l'œuf ! "
Me suis-je exclamé juste après avoir enfourné tout le bazar à 170 degrés chaleur tournante.
Ce qu'il y a de bien, voyez-vous en cuisine, ça peut être empirique et parfois même brouillon, on a souvent de bonnes surprises.
Et ce fut le cas avec ce premier pain d'épices qui s'est avéré délicieux malgré l'oubli involontaire de cet œuf manquant.
Permettez-moi d'ajouter sans rire qu'elle a, en ce qui la concerne, oublié les oignons en essayant de refaire au pied levé mon gratin de lotte. Et pour autant, c'était là encore très réussi. Un oubli partout, match nul nous sommes quittes !

A quoi servent les recettes, je vous le demande ?

dimanche 7 novembre 2010

jeudi 4 novembre 2010

Amplitudes - le vieil homme et la mer

S'il y a un mot qui a du sens, qui est tangible, c'est bien le mot amplitude quand il se rapporte ici à l'échelle des marées. Alors que j'étais petit, je trouvais cette amplitude bien contraignante, surtout lorsque mon père m'emmenait à la pêche à pieds au phare de Chauveau et qu'il fallait parcourir les 2500 mètres aller et retour sur l'estran séparant le phare de la pointe des Conches, un estran bien plus chaotique à l'époque.
Je suis un peu embarrassé de le dire ici alors que je me sais lu par d'éminents concitoyens, de ma commune où elle est une véritable institution séculaire, mais à dire vrai la pêche à pieds m'a toujours ennuyé depuis ma plus tendre enfance. Je n'y vais donc jamais ou si j'y vais parfois, ce n'est pas pour les coquillages, mais pour observer et rencontrer mes contemporains.
C'était une marée exceptionnelle, pas la marée du siècle -celle du 10 mars 1997 avec son coefficient de 119- mais une marée à peine plus modeste du mois de mars 1993 avec un coefficient de 118 autant qu'il m'en souvienne. Habituellement, c'est la marée haute qui frappe les esprits, mais celle-ci avait fait un flop retentissant pour cause d'anticyclone et de grand beau temps.
Vous noterez au passage (et vous ne serez donc pas venu pour rien) qu'aucune étude à ce jour n'a mis en évidence l'influence de la marée sur la météo locale. La pseudo-corrélation "grandes marées" et mauvais temps est purement fortuite. Il y a du mauvais temps sans marée importante et vice et versa. La météo locale est générée par des causes ayant agi à des centaines voire des milliers de kilomètres de là. Par contre, la réciproque est fausse et l'influence de la météo locale sur la variation de hauteur d'eau est une chose parfaitement établie : dépression = surcote, anticyclone = décote. vent de terre = décote, vent de mer = surcote...etc. On l'a bien vu dramatiquement en février dernier avec Xynthia.
Comme j'étais certain que la mer allait se retirer loin, je m'étais alors rendu près du cimetière marin de la pointe de Sablanceaux pour voir les épaves. J'avais rencontré un vieil homme en pleine action. Il était en train de détroquer des huîtres "pieds de cheval" ramassées près des épaves.
Ce vieux monsieur, aujourd'hui disparu, entretenait une relation toute particulière avec l'estran, avec la mer. Il en connaissait un rayon comme on dit et même  sûrement un peu plus que cela. C'était son amplitude à lui. En discutant ce jour-là avec ce vieil homme à la laisse de basse mer, je me suis vite rendu compte qu'elle était immense.
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PS : Si vous avez loupé la marée du siècle du 10 mars 1997, il vous faudra attendre le 21 mars 2015 pour retrouver un tel coefficient ! On prend rendez-vous ?