jeudi 30 décembre 2010

Bonne année quand même

Chers lecteurs (surtout lectrices d'ailleurs),

Le blog de Marcus 1 sous WP c'était (déjà) 723 billets et 6604 commentaires bon d'accord, les miens sont avec et il faudrait sûrement en retirer un bon tiers.
Retour dans l'ombre
Le blog de Marcus 2 enregistre pour sa part
524 billets au compteur. Certains confinent au foutage de gueule, je vous l'accorde bien volontiers, car partager une vidéo ou une image glanée de-ci de-là avec trois mots -et encore- ça ne fait pas un collector, mais ça peut parfois réserver une surprise inattendue en réveillant un souvenir, une émotion. Les commentaires sur Marcus 2, ça je ne peux le dire, car je viens de découvrir que Blogger ne me le dis pas. Disons 4786 par application de la règle de trois mais sans doute moins avec la disparition en cours de route de celles avec qui je me suis fritté et que je viens d'amnistier en les réintégrant dans ma blogroll.
Sans pour autant sombrer dans la schizophrénie, l'aventure de "Marcus", -c'en est une et je pèse mes mots- a débuté en mars 2006. Elle a permis des choses souvent insoupçonnables, inimaginables même de prime abord. Aussi ça me fait et me fera toujours sourire le contresens sur la signification du mot virtuel. Un contresens souvent docte et éclairé, mais exprimé avec la condescendance de ceux qui regardent tout ça de très loin non sans quelques appréhensions. Olivier Zablocki mon mentor, m'avait d'ailleurs éclairé il y a fort longtemps à ce sujet.
Alors voilà, j'aimerais compiler tout ça, peut-être pas tout mais l'essentiel. Pour moi s'entend ! A quoi bon me direz-vous puisque c'est sur le web ? Oui mais, quand même ! Ceci étant je ne sais pas encore comment je vais m'y prendre. Une idée peut-être ?
Bon alors voilà ! Tout ça pour dire que je vais prendre du champ, vraiment. Peut-être même  que je ne reviendrai pas écrire ici, sauf le cas échéant en cas de tempête car je sais par expérience que nombre de résidents temporaires et amis de l'île de Ré en ont pris l'habitude.
Pour ne pas être tenté de sauter sur mon clavier et raconter n'importe-quoi à la première occasion, je vais dépoussiérer mon Netvibes où les toiles d'araignées se sont accumulées. J'irai ainsi tirer le rideau ici où là pour voir s'il y a toujours de la lumière.
Au moment où Je Marcus quitte la scène, je voudrais vous dire tout simplement :

Merci pour ce bout de chemin sur le web.
Merci pour cette belle aventure. Sincèrement.

Et puis en vous souhaitant une bonne année à tous, pour ne pas faillir à ma ligne éditoriale, j'ajouterais volontiers "quelque chose de stupide"… comme je vous aime.

vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël quand même !

C'est toi qui as la carte ?

Quelles qu'elles soient, je n'aime pas faire les courses avec Christina.
Non ne vous méprenez pas, ce n'est pas que je sois radin ou elle dépensière, nous ne le sommes ni l'un, ni l'autre. Et ce n'est pas davantage que sa compagnie ne me plusse plus, quoiqu'après presque trente ans de vie commune, cela puisse arriver souvent parfois.
Non ! Le problème, quand on est tous les deux, c'est qu'on ne sait jamais qui détient la carte bancaire.
En premier lieu, il nous arrive assez régulièrement de partir sans la prendre, croyant que c'est l'autre qui l'a prise, ce qui, une fois en cours de route voire parvenu devant le magasin, conduit à des mises au point cinglantes assorties de noms d'oiseaux du style : "triple buse"… et "vieux busard toi-même !"
Ceci est d'autant plus fâcheux que le chéquier nous ne le prenons jamais.
Dans l'hypothèse où nous avons pris la carte bancaire en principe, je préfère la garder sur moi. Au centre commercial, elle préfère décharger et recharger le chariot en caisse me laissant payer non sans me rappeler, avant que la caissière ne le fasse, de sortir la carte de fidélité. J'imagine que ça doit la rassurer que je sorte ma carte de fidélité à tout bout de champ.
Bref je paye, mais au lieu de la remettre dans la poche intérieure de mon blouson, il arrive parfois que je la lui tende machinalement (la carte) et tout aussi machinalement elle la met dans son sac à main.
Le temps d'arriver sur le parking, je ne pense même plus à cette action précédente que je n'ai pas mémorisée et, par acquis de conscience, je palpe mon blouson. Enfer et damnation je ne sens plus le portefeuille.
Alors tout affolé, je lui demande : "c'est toi qui as la carte ?"
En principe, neuf fois sur dix elle me répond "oui !"
Comme la confiance règne, huit fois sur neuf, je lui dis : "t'es sûre ?" Alors elle le vérifie et me la montre avec un sourire narquois.
Mais arrive la dixième fois où elle ne l'a pas mémorisée non plus et là, c'est vent de panique pour les deux. Elle plonge dans son sac à main pour vérifier, on se fait une grosse frayeur. D'autant que parfois ce n'est pas elle qui l'a dans son sac mais moi qui l'ai posée machinalement dans la voiture. Dans le vide poche par exemple, c'est pas top.
Bref, la vieillesse est un naufrage. L'expression "perdre la carte" je la trouvais plutôt imagée et drôle, mais tout bien considéré, je crois que je vais devoir revoir mon jugement.

samedi 18 décembre 2010

migrations

Rivedoux-Plage en hiver
En se promenant sur la plage, l'hiver à Rivedoux, on peut facilement observer les oiseaux. Ils sont des centaines, peut-être des milliers et se laissent approcher facilement. Ce sont pour la plupart des migrateurs. Les plus petits d'entre-eux sont les limicoles. Parmi ces limicoles, les bécasseaux sanderling ont ma préférence. Ils vont et viennent sur la laisse de mer avec une énergie incomparable. Ils courent sur le sable au rythme des flots laissant derrière eux les innombrables empreintes de leurs petites pattes. Ils piaillent, ils sont joyeux, ils sont ravissants. Cette année, il y en aura trois de plus. Venant du nord, emmenés par leurs parents, ils suivront la côte. Leur arrivée est prévue dimanche soir. C'est la première fois qu'ils viennent sur l'île. Alors ces trois-là, c'est sûr, auront droit à toute notre attention. :o)

mardi 7 décembre 2010

Une bonne chose de faite.

"Voilà !"
"Voilà quoi ?" Me dit-elle. (en me voyant déjà venir)
"Et bien voilà une bonne chose de faite."
"Mais encore…?"
"J'ai trouvé la musique pour mes funérailles… sur Deezer."[SIC]
"…???"
"Vous allez tous pleurer comme des Madeleines, même Tifenn qui n'aime pas la musique militaire… Tiens, écoute-voir !"

Sans se démonter elle écoute, puis ajoute :

"Ah oui, c'est joli ça."
"Note-le donc quelque part, sinon je n'arriverai jamais à m'en souvenir."

[Elle a raison, la vieillesse est un naufrage. Quelle lucidité !]

Je le note ici, sur le blog alors. Vous le lui rappellerez, si besoin était.
Je compte sur vous. Merci d'avance.

samedi 4 décembre 2010

Les photos souvenir

Ce n'est pas la première fois qu'une photo sur laquelle je figure et dont j'ignorais même jusqu'à l'existence, refait surface par la magie du web.

Des photos de ma petite enfance, j'ai… mais une poignée seulement.
De mon adolescence jusqu'à l'âge adulte, pratiquement aucune ! J'avais déjà cessé d'être dans le champ du viseur des autres, j'avais du mal à tenir en place, "incadrable" j'étais. Et puis je n'aimais pas être pris en photo je crois bien. J'ai attendu mes 21 ans pour m'acheter mon premier appareil photo. C'est un manque, aujourd'hui, car j'aimerais bien pouvoir montrer des photos à mes proches, à mes filles surtout. Même si la puissance évocatrice des mots ne me fait pas défaut, je ne peux que dire, écrire. Au fil du temps, j'ai pris conscience à quel point je n'avais pas ou si peu de photos de ma jeunesse.
Et puis l'internet est passé par là. Intuitivement, j'ai de suite trouvé sympa cette idée que la puissance de l'internet, en externalisant et en partageant la mémoire, était capable d'établir ou de rétablir des liens, des ponts entre les gens connus ou inconnus et, plutôt que de se cacher derrière un pseudo et de jouer un rôle, y être soi-même tout simplement. Vu sous cet angle, l'internet ne serait pas ce monstre terrifiant que d'aucuns nous laissent entrevoir. Il ne serait rien d'autre que la place d'un petit village où tout le monde peut un jour se croiser, se rencontrer par hasard ou pas. C'est dans cet esprit que je me suis très vite inscrit à copains d'avant.
Je n'avais pas une seule photo de mon service militaire en Allemagne, un an de ma vie. C'était il y a 37 ans. J'avais entre 18 et 19 ans. C'est Pierre qui a déposé cette photo sur copains d'avant, Pierre était l'un des pilotes de la 1° section de la 3° compagnie du 42 RIMECA stationné à Wittlich. Moi j'étais assis sur le toit du blindé, dans le trou d'homme du chef de char à côté de la tourelle du VTT* (Véhicule tout terrain, pas vélo… je précise…)

*Véhicule de transport de troupes (pour de vrai)

Merci à toi, Pierre.
Mais tu sais quoi ? Ça m'a semblé tellement irréel que je n'y ai pas cru sur le moment.

Edit du 05/12 : La musique militaire pour Tifenn, qui est fan. ;o)

jeudi 2 décembre 2010

l'image du jour

Rivedoux : un léger duvet neigeux recouvre la dune ce matin.
Rien d'important, température positive, le soleil va vite faire fondre tout ça et puis l'océan qui est plus chaud que l'air nous aide bien en restituant de sa chaleur. Mais à quelques lieues d'ici, sur le continent, ce n'est pas la même chose. Alors, aujourd'hui, je suis un télé-travailleur.
Mais non je ne travaille pas à la télé. Et je ne la regarde pas non plus. Roôohhh !

mercredi 1 décembre 2010

Quelle sera votre dernière vision ?

Une nouvelle application connaît un certain succès sur Facebook. Elle s'appelle "Viens te découvrir plus vieux" (ou quelque chose d'approchant - désolé… la mémoire). L'idée, c'est de se vieillir à partir d'une photo avec un logiciel de morphing. Cette technique devrait plutôt s'appeler le "morfling" tant les dégâts sont parfois édifiants. Là je pense en particulier à ma fille aînée qui a testé ce genre de logiciel. Soit dit en passant, elle aurait mieux fait de publier une photo de sa mère, ça aurait été moins traumatisant pour tout le monde.
Franchement, à quoi on ressemblera quand on sera vieux  ? Personnellement, je m'en fiche. Alors j'ai imaginé une autre application.

Je l'ai appelée : Quelle sera votre dernière vision ?
Si si, vous allez voir ! Je parle de la dernière image, pas la vôtre, gisant sur votre lit de mort, ou à l'institut médico-légal après autopsie, non, vous n'y êtes pas du tout. Je parle de celle que vous verrez au moment ultime, dans la dernière seconde, juste avant la coupure du disjoncteur général…

J'ai fait le test vous pensez bien. Voici la mienne :


J'avoue que j'aurais préféré quelque chose de moins rugueux.
Vous voulez vous aussi tester cette version Beta ? Vous êtes certain ? Même pas peur ?
OK, alors cliquez ICI