mardi 24 janvier 2012

La Béa de Marseille

Le 18 novembre 2011, Béatrice écrivait :
Il me reste maintenant dans les jours à venir à apprivoiser les nouveaux mots qui jusqu'à maintenant ne faisaient pas partis de mon vocabulaire, tenter de les faire miens afin de mieux me battre encore et toujours. Ces nouveaux mots je ne refuse à aller en chercher la définition sur le net (même si au fond de moi comme souvent j'en connais plus ou moins la signification), non je ne le veux pas. Je veux les intégrer, les digérer, leur donner matière afin de mieux les affronter et pour cela il n'y a (pour moi) qu'une seule solution : les laisser monter à la surface et les regarder bien en face. 
Bien sur comme à chaque fois en pareil cas, l'attente est la plus difficile à accepter. Il me faut attendre 5 jours avant de me lancer dans cette nouvelle bataille, ce nouvel épisode... mais je tiendrai jusque là. Je ne vais pas poser mon baluchon sur le bord du chemin et les bras croisés me morfondre, me complaire dans mon "malheur"... ça jamais de la vie.
Un nouvel avis de tempête vient de se déclarer... ça n'est pas le premier grain que j'essuie... je le sais il y en aura encore surement d'autres mais jusqu'à présent j'ai su et j'ai pu tant bien que mal négocier les virages, éviter les écueils...
Non, ce n'était pas le premier en effet. Le combat fut long et résolu, Il avait commencé bien avant notre rencontre sur la toile. Les médecins l'avaient même déclarée tirée d'affaire, c'était il y a quelques années, mais la maladie…
Pascal hier, Béatrice aujourd'hui… Ils sont les héros modernes victimes d'une guerre meurtrière qui se passe sous nos yeux tout autour de nous. Un combat pour la vie, pour l'espoir, un combat contre un ennemi commun aux multiples visages qui porte un nom : le cancer. Tout comme Pascal, Béa avait voulu faire partager ses espoirs, ses doutes parfois, sa bonne humeur et sa gentillesse toujours. Elle était aussi une militante résolue de ce combat et de toutes les initiatives allant dans ce sens. Béa s'est éteinte hier le 23 janvier 2012 dans la nuit. Comme un clin d'oeil au destin, elle avait titrée son tout dernier billet du 6 janvier 2012 Avis de tempête en Méditerranée. Elle laisse au lecteur son ultime regard sur sa Grande Bleue qu'elle aimait tant, elle qui la défendait si bien quand je venais la taquiner en la ramenant avec mon Grand Bleu.   Ciao bella Béa !

12 Commentaires:

  1. Réponses
    1. Sa disparition me touche profondément. Elle était si gentille.

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  2. Sacré choc. Je ne la connaissais pas "pour de vrai". Nous avions correspondu quelquefois.
    Pascal avait salué "madame la Présidente" lors de la soirée "Fuck the crabe" aux Sables d'Olonne en mai. Tu t'en souviens sans doute... forcément.
    C'est totalement irrationnel, ça me ressemble peu, mais j'imagine qu'elle et Pascal pourront se retrouver.

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    1. Oui, forcément Joyce, comment ne pas faire le lien avec la disparition de Pascal.

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  3. Encore un atout de ces petits blogs de rien que nous sommes. marquer chaque jour, se faire entendre et aimer toujours un peu pour mourir moins seul, on veut le croire

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    1. Tu as bien raison Laure, je le pense également. Le web est un grand village. On finit par s'attacher à ceux que l'on rencontre et avec qui on partage souvent beaucoup.

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  4. un bien bel hommage a mon amie disparue
    La patrouille de France est passée au dessus de Salon de Provence pour son dernier voyage !
    C'est un signe Pascal devait l'attendre
    GiGi66

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    1. Bonsoir GIGI. Sa disparition provoque une grande tristesse. Elle était un peu plus jeune que moi, un an à peine, alors forcément on avait des souvenirs commun de l'époque de notre enfance. Je retiens d'elle sa grande gentillesse et l'affection dont elle rayonnait. Oui comme tu le dis, ce devait être un signe, probablement. Par delà de sa famille dont elle parlait si souvent, la présence des amies, de ces copines du tout premier cercle, lui aura été certainement d'un grand réconfort.

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  5. merci Marcus, je n'ai pas l'occasion de vous connaitre, mais a travers vos mots, je comprends toute l' affection que vous portiez à notre amie Béatrice. Merci pour cet article amical et si délicat
    Jede, une tamalou

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  6. Elle le valait bien et même davantage. Je ne l'oublierai pas.

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  7. un bel hommage que vous lui rendez là... elle se sera battue jusqu'au bout... mais le crabe n'a pas totalement gagné, le papillon s'est envolé... merci pour vos mots affectueux

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    1. Merci à vous ses amies pour la manière dont vous avez su l'entourer. Je me souviens que sur la toile, Béa s'émerveillait de tout, s'intéressait à tout. Elle avait gardé beaucoup de son âme d'enfant je crois. Et je pense que pour se battre aussi longtemps et avec autant de détermination, elle devait vraiment aimer la vie et bien entendu tous ceux qui constituaient son univers. Aussi je crois volontiers que le papillon s'est envolé.

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